Des Fleurs pour Tokyo
Note moyenne
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32 critiques spectateurs

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traversay1

4 524 abonnés 5 439 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2026
À 28 ans et seulement un court-métrage à son actif, Yuiga Danzuka débarque dans la cour des longs avec Des fleurs pour Tokyo, une œuvre dense, lancinante et étonnante. Il y est question au moins deux fois de "dialogue de sourds" dans les conversations et la chute d'une ampoule en plein restaurant provoque une situation surnaturelle. La majeure partie du film se situe dis ans après des faits dont nous n'apprendrons la teneur qu'au fil du récit. Celui-ci, plutôt minimaliste, conjugue l'évolution architecturale de la capitale du Japon avec l'évocation d'une cellule familiale brisée, soumise aux difficultés de communication et à la culpabilité. Le film suit avec une certaine fluidité trois trajectoires séparées et parfois réunies, indécises et en grande partie solitaires, tout du moins dans la brûlure d'un passé partagé. Il faut s'attacher à Des fleurs pour Tokyo dans ses zigzags narratifs, son rythme souvent contemplatif et ses digressions urbaines. Le jeu en vaut la chandelle, même si l'émotion aurait pu être davantage présente. Mais ce n'est pas un véritable mélodrame que vise le réalisateur, plutôt la mélancolie des manquements et de l'égoïsme, dans un cheminement de vie erratique. Yuiga Danzuka a dédié son premier long métrage à sa mère et à Tokyo. Le double hommage est bien palpable à l'écran, pudeur et délicatesse comprises.
Lcampa
Lcampa

3 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2026
Beau film sur l'âme des japonais. La grande majorité des japonais avancent sur des rails sans jamais en sortir
sans trop questionner le sens de la vie. Vie mécanique imposée par la Société .D'où ce film glacial sans grande émotion. Un architecte qui veut réussir sa carrière coûte que coûte ...sa fille qui veut épouser son ami sans trop savoir pourquoi .. son fils qui ne sait pas ...qui ne pense pas ...qui ne dit rien...
On dit que les japonais sont libres de la naissance à l'âge de 2 ans. Après c'est l'endoctrinement magistral total du Japon et de ses codes. C'est pour cette raison que beaucoup de jeunes fuient. Il y en a beaucoup qui vivent à Paris.
Au Japon "Il faut que" = "C'est comme ça et pas autrement". Tous les personnages du film illustrent ça à leur manière.
Sauf la mère et c'est là que la réalisation devient bavarde bavarde trop bavarde. Vers la fin on a l'impression que c'est la fin mais non l'histoire continue et encore et encore.
Une fin bien lourde à mes yeux mais ce film lent vaut le détour.
Yves G.

1 875 abonnés 4 105 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 août 2026
Un architecte-paysagiste donne la priorité à son travail sur sa famille. Il devient célèbre, signe l'un des espaces les plus célèbres de Tokyo dans le quartier de Shibuya. Mais ses enfants, son fils employé chez un fleuriste, sa fille sur le point de se marier, ne lui pardonnent pas son abandon.

Décidément l'actualité cinématographique japonaise est riche. Il ne se passe quasiment pas de semaine sans qu'un film japonais sorte sur les écrans français : "Sous le ciel de Kyoto", "L'Illusion de Yakushima", "Le Dernier Vrai Samouraï", "Mon grand frère et moi", "La Fille du konbini"... et j'ai eu la chance de voir en avant-première plusieurs films japonais dont la sortie est annoncée pour les semaines qui viennent : "Soudain", "Quelques jours à Nagi", "De toutes les nuits les amants"... Même si ces films sont différents les uns des autres, ils n'en produisent pas moins la même petite musique répétitive en évoquant souvent les mêmes thèmes : la famille, le passage à l'âge adulte, la difficulté de trouver sa place dans le monde...

"Des Fleurs pour Tokyo" s'inscrit dans ce paysage. Il commence par une longue introduction. Elle se situe dix ans et demi (pourquoi diable ce "demi" ?) avant le début de l'histoire résumée au début de ma critique. Dans cette longue scène introductive, Ren et Emi sont encore enfants, leurs parents sont encore mariés et cette famille encore unie est en route pour les vacances qu'elle va passer dans une belle maison au bord de la mer. Mais un appel téléphonique oblige le père, Hajime, à rentrer d'urgence à Tokyo où son travail l'appelle, au grand dam de son épouse dépressive qui ne supporte plus ses absences.

La suite de l'histoire se déroule donc dix ans "et demi" plus tard. Ren et Emi sont devenus adultes. Après la mort de leur mère, dont on comprendra qu'elle s'est suicidée, ils ont rompu tout contact avec leur père qui s'est un temps exilé à l'étranger avant de revenir au Japon. Le hasard d'une livraison d'orchidées réunira Ren et son père.

Présenté à la Quinzaine des cinéastes de Cannes l'an dernier, "Des Fleurs pour Tokyo" est le premier film d'une étonnante maturité d'un réalisateur âgé de vingt-quatre ans à peine, qui dédie son film à sa mère et à sa ville. C'est un film grave et triste qui louche parfois du côté du documentaire avec ses longs plans fixes du quartier ultramoderne de Shibuya au centre de Tokyo. Mais c'est un film trop long au scénario trop statique dans lequel les personnages, coincés dans leur incommunicabilité, n'évoluent pas. Son pas de côté dans le fantastique ne remédie pas à ces faiblesses.
Baba
Baba

3 abonnés 14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 août 2026
Je suis certainement passé à côté du film et pourtant j'ai beaucoup aimé le début. Après c'est lent, lent vraiment très lent et je me suis franchement ennuyée.
Peut-être je retournerai le voir car je suis sensible aux avis des spectateurs (cependant certains avis sontc tellement longs qu'on arrête à la moitié).
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 606 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 août 2026
Ai vu « Des fleurs pour Tokyo » premier film du réalisateur japonais Yuiga Danzuka qui a été projeté au Festival de Cannes dans la Sélection « Quinzaine des Cinéastes » en 2025. Il y a des films qui nous résistent et qui demandent probablement Le moment propice pour se laisser apprécier. Indéniablement pour moi la rencontre avec « Des fleurs de Tokyo » ne s’est pas opérée dans de bonnes conditions. Il m’a fallu beaucoup de temps pour entrer dans le film en trois longues parties. Des silences non habités et artificiels, des personnages qui ne se regardent jamais quand ils dialoguent, des acteurs qui tournent le dos à la caméra où qui sont cachés au trois-quart derrière une porte… J’ai bien conscience que tout cela sont des choix de mise en scène, mais ils sont bien trop systématiques et radicaux pour constituer une oeuvre palpitante. Les personnages principaux sont enfermés dans un mutisme hermétique. Les minutes deviennent des heures. On suppose que le sujet est très autobiographique puisque Yuiga Danzuka dédie son film à sa mère disparue et à sa ville, Tokyo. Hajime (Ken’ichi Endo) est un grand architecte, qui a sacrifié sa famille à son travail. Ren (Kodai Kurozaki) son fils mal aimé, est livreur d’orchidées à travers la capitale. Un jour Ren, livre des fleurs pour le vernissage d’une exposition de son père. Les deux hommes se retrouvent. De magnifiques plans sur la ville minérale toute en angles droits, qui contrastent avec les compositions florales tarabiscotées que confectionnent Ren. Une musique horripilante et répétitive, des plans maniérés, une narration minimaliste, aucune émotion… le film est rude sans aucun doute. On ne comprend pas les motivations des personnages et chaque nouvelle scène qui pourrait donner un nouvel espoir de réveil, est une déception à cause d’une narration qui se borne à faire du sur-place. Faire un film sur l’incommunicabilité ne demande pas forcément d’être incompréhensible.
Gromaxx
Gromaxx

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 août 2026
Quel ennui ! On sait que le cinéma japonais peut-être contemplatif mais là, c'est contemplatif est creux. On a le droit à des plans étranges qui annoncent la couleur : il ne se passera rien, le film étirera longuement la moindre scène et il ne faudra pas espérer y voir une quelconque signification. Ainsi voit on dans une scène de couple, le mari qui prépare le thé. Mais non, on ne le voit, à peine son dos. Le plan montre un mur nu et on ne fait que deviner l'homme... Et le plus beau dans ce flm qui n'a décidément pas grand chose à dire, c'est qu'on nous explique certains détails comme dans un film américain, des fois que l'on ne comprendrait pas. Ainsi l'histoire de l'ampoule est bien soulignée. En effet, comme c'est le seul événement du film, ce serait vraiment dommage qu'on passe à côté...
Yves L.
Yves L.

3 abonnés 54 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2026
Parmi les beaux films qui nous arrivent du Japon celui ci sera un des plus sobres, dans une retenue de sentiments, mais aussi de lumière, de dialogues,.. difficile de franchir la léthargie qui ambiance le début du film (père « absent » mère dépressive, éclairage plombant..). et du sentimentt d’ennui général sur la longueur
Christian RZ
Christian RZ

95 abonnés 313 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 août 2026
Si la lenteur est un style , alors ce film en est bourré ! Démonstration est faite qu’à Tokyo comme ailleurs, une famille décomposée ne se recompose pas même avec les fantômes des morts, et les regrets n’y font rien. Ces fleurs pour Tokyo sont peut-être un hommage à la ville et pourtant elles en donnent une image un peu sinistre, de déshumanisation et de solitude dans sa multitude
Jmarcz13004
Jmarcz13004

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 août 2026
1h55 de non-dits, de regards dans le vide, de plans fixes sur Shibuya en chantier. C'est beau, c'est pudique, c'est "bouleversant de non-dits" pour les critiques. Pour moi c'était juste lent. Très lent.
Et je me suis ennuyé
Paris10
Paris10

96 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2026
Le plus beau film japonais de cette année 2026 ! Intelligent, profond, sensible, sur la couleur des sentiments d'une famille, dans la géographie du Tokyo d'aujourd'hui. A voir absolument !
norman06

432 abonnés 1 843 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2026
Pour peu que l'on accepte de se laisser bercer par la lenteur contemplative de ce drame familial, on pourra apprécier un récit en nuances et contrastes. Il est également permis d'éprouver un ennui poli face un bel exercice de style qui ignore l'aspect émotionnel. Au final, un plaisir esthétique plus que narratif.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

121 abonnés 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2026
Des Fleurs pour Tokyo révèle le talent prometteur d'Yuiga Danzuka à travers un drame intimiste d'une grande délicatesse. Dans la tradition du cinéma japonais contemplatif, le film explore avec pudeur les liens familiaux, les silences et les blessures du passé, en faisant de Tokyo le décor d'une lente réconciliation.

Ren gagne modestement sa vie en livrant des orchidées dans les rues animées de Shibuya. Son père, Hajime, architecte, consacre son existence à imaginer des maisons destinées aux autres sans jamais avoir su construire un véritable foyer pour sa propre famille. Le hasard d'une livraison les réunit après des années de distance. Cette rencontre inattendue ravive les souvenirs, les regrets et les non-dits qui les séparent depuis si longtemps.

Le scénario séduit par sa sobriété et son sens de l'observation. Plutôt que de multiplier les confrontations, Yuiga Danzuka privilégie les regards, les gestes du quotidien et les silences. Chaque scène laisse émerger une émotion sincère, tandis que les fleurs deviennent une métaphore délicate des liens humains : fragiles, éphémères, mais capables de renaître lorsqu'on leur accorde du temps et de l'attention.

Kodai Kurosaki incarne Ren avec une grande retenue, exprimant toute la complexité d'un fils partagé entre la colère et le désir de renouer avec son père. Ken'ichi Endô livre une interprétation profondément émouvante d'un homme confronté au poids de ses erreurs, tandis que Haruka Igawa apporte une présence apaisante qui accompagne subtilement l'évolution des personnages.

La mise en scène se distingue par une élégance discrète. Les rues de Tokyo, les intérieurs épurés et les compositions florales sont filmés avec une grande précision, créant un dialogue constant entre l'agitation de la ville et l'intimité des personnages. La photographie lumineuse et le rythme contemplatif renforcent la dimension poétique d'un récit où chaque détail semble porteur de sens.

Au-delà de la relation entre un père et son fils, Des Fleurs pour Tokyo interroge la transmission, le pardon et la difficulté d'exprimer ses sentiments. Le film rappelle avec une infinie douceur que certaines blessures ne disparaissent jamais totalement, mais qu'il n'est jamais trop tard pour tenter de les apaiser.

D'une grande finesse, Des Fleurs pour Tokyo s'impose comme un drame profondément humain où la simplicité du récit révèle une émotion universelle. Une œuvre délicate et lumineuse qui confirme l'émergence d'une nouvelle voix du cinéma japonais.
Lherbet
Lherbet

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2026
Un film doux qui pose un regard sur une famille fragile perdue dans une ville trop grande : Tokyo.
Yuiga Danzuka sublime les silences.
APerfectWorld
APerfectWorld

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2026
Peut-on reconstruire ce qui n'est plus ?
Une famille détruite par les torts du père. Un quartier grouillant, qui avance si vite, et ne ressemble plus aux souvenirs d'antan. La belle idée du réalisateur, manifestement dans une histoire très personnelle, est de mettre ces deux éléments sur le même plan.
Un film plein d'idées, de tendresse et de singularités, parfois insaisissables, mais c'est aussi la marque des jeunes cinéastes prometteurs.
Gainsbarough
Gainsbarough

4 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2026
Si vous aimez le Japon, ce film est pour vous. Des Fleurs pour Tokyo dégage une délicatesse rare, entre contemplation et émotion retenue, portée par une mise en scène d’une grande maturité. On sent une vraie sensibilité, dans la lignée des plus beaux films de Kore-eda ou de Hamaguchi : le temps qui s’étire, les silences qui parlent, une tendresse pour les personnages qui ne verse jamais dans le pathos. Une œuvre lumineuse qui annonce, sans conteste, la naissance d’un cinéaste à suivre de très près. La belle surprise de l’été !
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