Des Fleurs pour Tokyo
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islander29

1 044 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2026
Des fleurs pour Tokyo 6 Août

spoiler: Film subtil et délicat sur la perte d’un proche ‘(une maman)
. Pas mal de psychologie, une émotion feutrée très nippone, la photo est réussie, les cadrages sont parfaits, peu de musique. Ah si tout le monde pouvait être aussi tolérant, penser ainsi. C’est important les fleurs, disons le.
Une histoire de famille en suspend. Je conseille vraiment.
Direct-actu.fr

402 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2026
Des silences foudroyants, des personnes seules et des villes presque désertes. On s'engage et se marie car on fait ainsi, mais ça ne mène pas à quelque chose d'éternel. Les personnages du film semblent hanter des lieux où les êtres passent en voiture et ils ne font que traverser ces lieux sans jamais poser le pied.

Le réalisateur filme la perspective de manière très précise, avec des lignes de fuite parfaites à deux points, à trois points. Sublimant ainsi le métier du père, architecte.

Il y a un art du vide, de l'équilibre et de la maîtrise des silences. Rien n'est jamais fait au hasard et même la peine semble ne jamais trop déborder des cadres imposés par les codes sociaux japonais passés au surligneur par le réalisateur.

Un père absent qui laissera uniquement des réalisations architecturales à ses enfants. Le film se ferme sur la contemplation d'une réalisation du père par le fils. Ces deux hommes qui ne se parleront pas, qui n'échangeront aucun mot. Alors que la soeur du protagoniste demande des explications. Elle ne supporte pas les silences, elle n'aime pas les tensions et situations de conflits. Cependant, le fils acceptera de reconnaitre les regrets du père seulement après avoir vu une preuve tangible : ses larmes et un homme éfondré.

Cette approche donne au film une puissance émotionnelle peu commune. Rien n'est souligné, rien n'est démonstratif. Chaque déplacement, chaque arrêt, chaque regard semble prolonger un dialogue qui n'a jamais pu avoir lieu. Les personnages évoluent dans une ville immense qui paraît continuer d'exister sans eux, comme si leur souffrance n'avait aucun poids face au mouvement permanent de Tokyo.

L'architecture occupe alors une fonction symbolique fascinante. Le père sait organiser l'espace public, imaginer des lieux destinés à accueillir les autres, mais demeure incapable de bâtir un foyer où ses propres enfants pourraient trouver leur place. Cette contradiction irrigue discrètement tout le récit et donne une profondeur supplémentaire aux bâtiments qui jalonnent le parcours de Ren.

Le pardon, enfin, refuse toute facilité. Il ne naît ni d'un long discours, ni d'une réconciliation spectaculaire. Il apparaît lorsque les émotions cessent enfin d'être dissimulées derrière les conventions sociales. Les larmes deviennent alors plus éloquentes que les mots, offrant au film une conclusion d'une grande sobriété. Des Fleurs pour Tokyo s'impose ainsi comme une œuvre contemplative, exigeante et profondément humaine, où les silences racontent souvent bien davantage que les dialogues.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

121 abonnés 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2026
Des Fleurs pour Tokyo révèle le talent prometteur d'Yuiga Danzuka à travers un drame intimiste d'une grande délicatesse. Dans la tradition du cinéma japonais contemplatif, le film explore avec pudeur les liens familiaux, les silences et les blessures du passé, en faisant de Tokyo le décor d'une lente réconciliation.

Ren gagne modestement sa vie en livrant des orchidées dans les rues animées de Shibuya. Son père, Hajime, architecte, consacre son existence à imaginer des maisons destinées aux autres sans jamais avoir su construire un véritable foyer pour sa propre famille. Le hasard d'une livraison les réunit après des années de distance. Cette rencontre inattendue ravive les souvenirs, les regrets et les non-dits qui les séparent depuis si longtemps.

Le scénario séduit par sa sobriété et son sens de l'observation. Plutôt que de multiplier les confrontations, Yuiga Danzuka privilégie les regards, les gestes du quotidien et les silences. Chaque scène laisse émerger une émotion sincère, tandis que les fleurs deviennent une métaphore délicate des liens humains : fragiles, éphémères, mais capables de renaître lorsqu'on leur accorde du temps et de l'attention.

Kodai Kurosaki incarne Ren avec une grande retenue, exprimant toute la complexité d'un fils partagé entre la colère et le désir de renouer avec son père. Ken'ichi Endô livre une interprétation profondément émouvante d'un homme confronté au poids de ses erreurs, tandis que Haruka Igawa apporte une présence apaisante qui accompagne subtilement l'évolution des personnages.

La mise en scène se distingue par une élégance discrète. Les rues de Tokyo, les intérieurs épurés et les compositions florales sont filmés avec une grande précision, créant un dialogue constant entre l'agitation de la ville et l'intimité des personnages. La photographie lumineuse et le rythme contemplatif renforcent la dimension poétique d'un récit où chaque détail semble porteur de sens.

Au-delà de la relation entre un père et son fils, Des Fleurs pour Tokyo interroge la transmission, le pardon et la difficulté d'exprimer ses sentiments. Le film rappelle avec une infinie douceur que certaines blessures ne disparaissent jamais totalement, mais qu'il n'est jamais trop tard pour tenter de les apaiser.

D'une grande finesse, Des Fleurs pour Tokyo s'impose comme un drame profondément humain où la simplicité du récit révèle une émotion universelle. Une œuvre délicate et lumineuse qui confirme l'émergence d'une nouvelle voix du cinéma japonais.
Eleni
Eleni

20 abonnés 163 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2026
Long, lent, avec une incursion onirique pas bien adaptée, "Des fleurs pour Tokyo" peut facilement conduire à l'ennui. Pourtant l'histoire est intéressante, tout comme le filmage de la ville. La réalisation est soignée et l'interprétation réussie, pour un film finalement froid.
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2026
En plein Tokyo, Ren livre des fleurs. Un jour, le client n’est autre que son père qu’il n’a pas vu depuis plusieurs années. Un traumatisme refait surface et plonge le jeune homme et sa soeur dans des souvenirs qu’ils ne veulent pas forcément voir ressurgir. D’un point de vue d’image, le film est beau. L’histoire manque peut être d’un peu de rythme pour marquer davantage les esprits.
Valerie Camy
Valerie Camy

4 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2026
Beau film dramatique… la lumière, les décors, la ville elle-même dans sa capacité à absorber des gens littéralement, qui ne sont plus que l’ombre d’eux mêmes … un film illustrant comment une profession passion dont l’ambition est de créer des lieux de réunion, de réconciliation, peut détruire une famille… un scénario montrant l’impossible réparation après le deuil avec l’invention poétique du film permettant de retrouver les conditions de retrouvaille avec l’être perdu …un film contemplatif et beau
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2026
Je ne sais pas si j’aurais du mettre 2 ou 5 étoiles… je me suis ennuyé du début à la fin. Cette histoire tellement japonaise dans laquelle les membres de la famille ne communiquent pas avec nos codes. On se parle mal, on ne se parle pas en fait. Le père travaille beaucoup, la mère est déprimée, les enfants se retrouvent seuls et 10 ans et demi plus tard recroisent leur père… il faut adhérer aux partis pris du réalisateur, faute de quoi le film nous échappe. C’était mon cas.
CINETCHIKA
CINETCHIKA

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 août 2026
Je me suis profondément ennuyée. J'ai trouvé l'ensemble gris, triste, insipide, lent, long et rébarbatif. J'ai attendu un décor, un vêtement, des fleurs, quelque chose qui donne un peu de couleur, de peps et/ou de douceur, rien.
Fred le cinéphile
Fred le cinéphile

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2026
Un petit bijou de subtilité et de nostalgie, découvert un peu par hasard car on m’a dit que ce jeune réalisateur japonais se posait en digne héritier de kore-eda, hamaguchi et kiyoshi Kurosawa. Les non-dits d’une famille japonaise traités avec une grande finesse. La naissance d’un futur grand du cinéma asiatique et mondial. Je recommande vivement.
Yves L.
Yves L.

3 abonnés 54 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2026
Parmi les beaux films qui nous arrivent du Japon celui ci sera un des plus sobres, dans une retenue de sentiments, mais aussi de lumière, de dialogues,.. difficile de franchir la léthargie qui ambiance le début du film (père « absent » mère dépressive, éclairage plombant..). et du sentimentt d’ennui général sur la longueur
zinbor
zinbor

4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 août 2026
Un architecte renommé abandonne ses enfants et son épouse pour son métier
Vingt ans après le fils le rencontre car il est livreur d’orchidées…
Sujet brûlant et sensible me direz-vous
Hélas on subit des plans fixes esthétiquement indéniables, des dialogues creux et surtout un manque total d’émotion chez les acteurs
C’est peut-être voulu mais c’est INFINIMENT plombant
Bon courage à tous
Riquetparis15
Riquetparis15

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 août 2026
Abominablement long, prétentieux dans la mise en scène jusqu'au générique, acteurs cabotins et drame familial survolé sans qu'à aucun moment l'empathie soit possible.
Gromaxx
Gromaxx

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 août 2026
Quel ennui ! On sait que le cinéma japonais peut-être contemplatif mais là, c'est contemplatif est creux. On a le droit à des plans étranges qui annoncent la couleur : il ne se passera rien, le film étirera longuement la moindre scène et il ne faudra pas espérer y voir une quelconque signification. Ainsi voit on dans une scène de couple, le mari qui prépare le thé. Mais non, on ne le voit, à peine son dos. Le plan montre un mur nu et on ne fait que deviner l'homme... Et le plus beau dans ce flm qui n'a décidément pas grand chose à dire, c'est qu'on nous explique certains détails comme dans un film américain, des fois que l'on ne comprendrait pas. Ainsi l'histoire de l'ampoule est bien soulignée. En effet, comme c'est le seul événement du film, ce serait vraiment dommage qu'on passe à côté...
traversay1

4 524 abonnés 5 439 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2026
À 28 ans et seulement un court-métrage à son actif, Yuiga Danzuka débarque dans la cour des longs avec Des fleurs pour Tokyo, une œuvre dense, lancinante et étonnante. Il y est question au moins deux fois de "dialogue de sourds" dans les conversations et la chute d'une ampoule en plein restaurant provoque une situation surnaturelle. La majeure partie du film se situe dis ans après des faits dont nous n'apprendrons la teneur qu'au fil du récit. Celui-ci, plutôt minimaliste, conjugue l'évolution architecturale de la capitale du Japon avec l'évocation d'une cellule familiale brisée, soumise aux difficultés de communication et à la culpabilité. Le film suit avec une certaine fluidité trois trajectoires séparées et parfois réunies, indécises et en grande partie solitaires, tout du moins dans la brûlure d'un passé partagé. Il faut s'attacher à Des fleurs pour Tokyo dans ses zigzags narratifs, son rythme souvent contemplatif et ses digressions urbaines. Le jeu en vaut la chandelle, même si l'émotion aurait pu être davantage présente. Mais ce n'est pas un véritable mélodrame que vise le réalisateur, plutôt la mélancolie des manquements et de l'égoïsme, dans un cheminement de vie erratique. Yuiga Danzuka a dédié son premier long métrage à sa mère et à Tokyo. Le double hommage est bien palpable à l'écran, pudeur et délicatesse comprises.
Yves G.

1 875 abonnés 4 105 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 août 2026
Un architecte-paysagiste donne la priorité à son travail sur sa famille. Il devient célèbre, signe l'un des espaces les plus célèbres de Tokyo dans le quartier de Shibuya. Mais ses enfants, son fils employé chez un fleuriste, sa fille sur le point de se marier, ne lui pardonnent pas son abandon.

Décidément l'actualité cinématographique japonaise est riche. Il ne se passe quasiment pas de semaine sans qu'un film japonais sorte sur les écrans français : "Sous le ciel de Kyoto", "L'Illusion de Yakushima", "Le Dernier Vrai Samouraï", "Mon grand frère et moi", "La Fille du konbini"... et j'ai eu la chance de voir en avant-première plusieurs films japonais dont la sortie est annoncée pour les semaines qui viennent : "Soudain", "Quelques jours à Nagi", "De toutes les nuits les amants"... Même si ces films sont différents les uns des autres, ils n'en produisent pas moins la même petite musique répétitive en évoquant souvent les mêmes thèmes : la famille, le passage à l'âge adulte, la difficulté de trouver sa place dans le monde...

"Des Fleurs pour Tokyo" s'inscrit dans ce paysage. Il commence par une longue introduction. Elle se situe dix ans et demi (pourquoi diable ce "demi" ?) avant le début de l'histoire résumée au début de ma critique. Dans cette longue scène introductive, Ren et Emi sont encore enfants, leurs parents sont encore mariés et cette famille encore unie est en route pour les vacances qu'elle va passer dans une belle maison au bord de la mer. Mais un appel téléphonique oblige le père, Hajime, à rentrer d'urgence à Tokyo où son travail l'appelle, au grand dam de son épouse dépressive qui ne supporte plus ses absences.

La suite de l'histoire se déroule donc dix ans "et demi" plus tard. Ren et Emi sont devenus adultes. Après la mort de leur mère, dont on comprendra qu'elle s'est suicidée, ils ont rompu tout contact avec leur père qui s'est un temps exilé à l'étranger avant de revenir au Japon. Le hasard d'une livraison d'orchidées réunira Ren et son père.

Présenté à la Quinzaine des cinéastes de Cannes l'an dernier, "Des Fleurs pour Tokyo" est le premier film d'une étonnante maturité d'un réalisateur âgé de vingt-quatre ans à peine, qui dédie son film à sa mère et à sa ville. C'est un film grave et triste qui louche parfois du côté du documentaire avec ses longs plans fixes du quartier ultramoderne de Shibuya au centre de Tokyo. Mais c'est un film trop long au scénario trop statique dans lequel les personnages, coincés dans leur incommunicabilité, n'évoluent pas. Son pas de côté dans le fantastique ne remédie pas à ces faiblesses.
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