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Prisca Moine
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4,5
Publiée le 1 juillet 2026
Très bon film vu avec mon ado. Captivant et émouvant ; un des meilleurs animé que j'ai vu me concernant ; j'ai préféré "Le dernier souffle d'un Yakuza" à ceux du studio Ghibli
Un bien joli film ma foi, qui fait réfléchir aux priorités de la vie, je retiens la très belle phrase du Yakuza « si tu penses que tu gagnes, tu gagnes « Pourquoi ne pas y croire au fond et pratiquer. Pour en revenir au film, tout est intéressant, les graphismes sont agréables, le scénario est parfait, et l’on ne sent pas le temps défiler…. Bref un petit bonheur à consommer, même si je me suis retrouvé tout seul dans la salle à la séance de 22H. Qu’importe mieux vaut être vaut que mal accompagné. Bref du bon cinéma pour se changer les idées un lundi soir….Si vous avez dans votre entourage, des personnes avec des maladies de cœur ( nom trop compliqué), ce film doit vous interpeller deux fois plus. Je conseille.
Pérégrination douce-amère dans la relation non consommée entre un yakuza et une jeune maman isolée dans le Japon des années 80. Bien que le dispositif soit classique, le pouvoir évocateur, le traitement et quelques belles idées sur la forme font de cette proposition un moment méditatif intéressant, et finalement transposable à nos propres actes manqués.
Globalement de beaux dessins et une animation soignée le tout dans un contexte subversif par rapport à la ligne commune au Japon, mais aussi assez ennuyant par instant.
Dans l'animation japonaise contemporaine, certaines œuvres prennent volontairement leurs distances avec les affrontements spectaculaires et les récits de pouvoir pour observer quelque chose de plus discret. Le dernier souffle d'un Yakuza appartient à cette famille de films qui regardent les êtres humains à travers leurs failles, leurs souvenirs et leurs regrets. Derrière son titre évoquant immédiatement les clans, les codes et l'imaginaire de la mafia japonaise, le récit choisit progressivement un autre chemin.
L'univers yakuza a longtemps été représenté comme un espace dominé par l'autorité, la fidélité absolue et le sacrifice. Le cinéma japonais lui-même a souvent nourri cette mythologie. Ici, le regard semble plus ambigu. Les règles sont présentes, les hiérarchies existent et les promesses ont un poids réel, mais le film s'intéresse davantage à ce qui se produit lorsque ces structures entrent en collision avec quelque chose de plus fragile, plus intime et plus difficile à contrôler.
L'œuvre fonctionne alors presque comme une exploration intérieure. Les souvenirs ne surgissent pas simplement comme des retours vers le passé. Ils ressemblent davantage à des pièces dispersées qu'il faudrait réunir lentement pour comprendre un parcours de vie. Chaque image semble porter une émotion différente, parfois douce, parfois douloureuse, sans jamais chercher une démonstration spectaculaire. Cette approche donne au récit une tonalité particulière, plus proche d'une mélancolie calme que d'un drame criminel traditionnel.
Ce qui attire également l'attention, c'est la manière dont le film aborde la question de l'amour. Il ne s'agit pas ici d'un sentiment idéalisé ou construit autour d'un romantisme appuyé. Les liens humains prennent forme à travers des détails simples, une présence, une habitude quotidienne, une attention discrète. Dans un monde structuré par les rapports de force et les obligations collectives, ces gestes deviennent presque des formes de résistance silencieuse.
Peu à peu, Le dernier souffle d'un Yakuza semble déplacer son véritable sujet. La question n'est plus uniquement de savoir ce qu'un homme doit à un clan ou à une promesse. Le récit paraît plutôt demander ce qui reste réellement lorsqu'une existence est regardée avec du recul. Derrière la figure du yakuza apparaît alors une interrogation plus universelle, celle du sens laissé derrière soi. C'est précisément dans cette simplicité que le film semble trouver sa poésie la plus discrète et sa profondeur émotionnelle la plus durable.
Un bon film d’animation, plutôt à destination des adultes, que j’ai pu voir lors du Festival d’animation d’Annecy. Certains passages étaient vraiment beau.
Vu au festival d’Annecy. La fin de vie en prison d’un ancien yakuza qui se confie sur sa vie et ses regrets à une fleur. Une tres belle idée remplie de flashbacks pour petit à petit mieux comprendre cet homme et comment il en est arrivé là.