"Premier long-métrage mexicain en stop-motion, Je Suis Frankelda a été révélé au festival d’Annecy avant de poursuivre sa route à travers le monde, semant au passage ses merveilles visuelles et son imaginaire hanté. Le film des frères Ambriz impressionne par sa densité narrative et sa richesse esthétique, tout en livrant un discours poétique sur la créativité, conçue ici comme un acte de libération et même de résistance."
"Je Suis Frankelda célèbre le pouvoir de la fiction et de la création, où l’horreur sert à la fois de moteur narratif et de langage intime pour une jeune autrice à l’imagination débordante. Dans le Mexique du XIXe siècle, Francisca Imelda, frappée par le deuil et l’isolement, trouve refuge dans l’écriture. Heureusement pour elle, chaque page blanche est une occasion de redonner un sens à sa vie. Son grimoire devient un portail vers des mondes effrayants mais libérateurs. Comme une descendante obscure de Mary Shelley, Francisca s’échappe de la réalité par la fiction, donnant vie à Frankelda, son double spectral. À mesure que ses récits prennent forme, c’est tout un monde parallèle, Topus Terrenus, qui s’anime, peuplé de monstres, de merveilles et d’ombres intérieures. Mais cet univers fragile est constamment menacé. Épaulée par le prince Herneval, Francisca doit inventer sans relâche, sans contrainte ni censure, pour maintenir ce lieu en vie."
"Le film est peut-être un peu trop long pour ce qu’il cherche à raconter, mais il est aussi trop beau pour qu’on lui en tienne rigueur. Je Suis Frankelda est de ces œuvres rares, débordantes d’amour pour leur médium, qui prennent le spectateur par la main pour mieux l’emmener ailleurs. On y retournera, c’est certain. Pour rêver, cauchemarder, et s’émerveiller."
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Quel magnifique moment passé devant cette merveille avec Madame… 瑱
Une œuvre qui te rappelle pourquoi tu aimes autant le cinéma et l’animation. Grand amateur de stop-motion, je me suis tout simplement régalé du début à la fin !
L’univers m’a beaucoup fait penser à Dark Crystal par moments, avec quelques inspirations qui rappellent aussi L’Étrange Noël de Monsieur Jack. Tout ce qui touche à la direction artistique est d’une beauté folle. Les décors, les couleurs, les créatures, les personnages… avec ce côté très artisanal et rétro, le travail est dingue et ça a un charme fou. C’est magnifique ! ✨
Énorme coup de cœur aussi pour les musiques, clairement l’un des gros points forts du film. Les 4 chansons sont superbes, avec ce mélange de mélancolie, de poésie et de noirceur, et ce côté très théâtral qui marche à la perfection. Un plaisir pour les oreilles… ça faisait longtemps que je n’avais pas eu envie d’en entendre encore plus dans un film !
L’histoire m’a captivé du début à la fin. À la fois classique et originale, j’ai adoré. Au-delà de ça, c’est surtout son ambiance qui m’a marqué. C’est le genre de film qui t’embarque complètement dans son univers, qui te fait oublier tout ce qu’il y a autour pendant un moment. Et quand il se termine, il laisse derrière lui cette petite sensation étrange, celle de quitter un endroit dans lequel on se sentait étonnamment bien.
Une excellente découverte et un immense coup de cœur pour un véritable chef-d’œuvre visuel et auditif.
Merci au studio mexicain CinemaFantasma de continuer à faire vivre cet art qu’est le stop-motion et à Netflix de permettre de découvrir ce genre d’œuvres différentes et passionnées !
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Petit point à savoir : le film n’est pas disponible en français, la version originale étant en espagnol. De mon côté, je l’ai regardé en anglais sous-titré et j’ai trouvé le doublage excellent, y compris pendant les passages musicaux.
Vu lors de l'étrange festival du forum des halles. Un chef-d'oeuvre ! N'a rien a envier au autres oeuvres de stop-motions. C'est beau, détaillés, les décors, textures et lumières sont dingue. La musique aussi. Magnifique !
"Frankelda, c'est moi" diffusé sur Netflix est un film en stop motion mexicain qui fut décevant pour moi. Les frères Ambriz ont créé un film mêlant fantastique et musical, dont j'ai apprécié l'univers noir et psychologique axé sur les angoisses du protagoniste. En revanche, j'ai trouvé les effets visuels pauvres et le scénario parfois alambiqué. Mon enthousiasme fut également limité par une narration jugée trop intellectuelle, ce qui est dommage.