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Vu à Cannes. L’intrigue de Sanguine se déroule dans un hôpital aux murs rouge sang. Ce choix esthétique installe une atmosphère fantasmagorique et pose dès les premières images un cadre visuel marquant.
Au cœur de cet hôpital, une jeune interne (Mara Taquin) affronte une cheffe de service odieuse, obsédée par la productivité jusqu’à l'absurde (Karin Viard). Son personnage,devient le miroir grossissant des dérives managériales contemporaines. Avec un charisme glacial, l’actrice incarne une figure à la fois grotesque et terrifiante.
Le film bascule dans l’horreur pure lorsque le virus se manifeste : des flux de sang incontrôlables, une peau qui se couvre d’une croûte monstrueuse… Sanguine reprend avec talent les thèmes chers à Cronenberg, maître du body horror. Mais ce qui surprend, c’est que les survivants du virus en ressortent plus intelligents et plus violents. Une idée aussi dérangeante que géniale, qui transforme la malédiction en une forme de révolution silencieuse.
Sanguine est un film de genre extraordinaire, car il refuse de se laisser enfermer dans une seule case. Horreur, satire sociale, critique du capitalisme de la performance… Il alterne entre tension psychologique et explosions de violence visuelle, sans jamais perdre de vue son propos : et si la vraie maladie, c’était le système lui-même ?
Sanguine incarne ce que le cinéma de genre peut produire de meilleur : une œuvre ambitieuse, dérangeante et profondément originale. Entre son esthétique envoûtante, son interprétation magistrale et son scénario malin, il s’impose comme c'est un film très réjouissant. A juste titre, le public a chaleureusement ovationné l’équipe après la projection du film à la séance de minuit du festival de Cannes.
Au cœur de cet hôpital, une jeune interne (Mara Taquin) affronte une cheffe de service odieuse, obsédée par la productivité jusqu’à l'absurde (Karin Viard). Son personnage,devient le miroir grossissant des dérives managériales contemporaines. Avec un charisme glacial, l’actrice incarne une figure à la fois grotesque et terrifiante.
Le film bascule dans l’horreur pure lorsque le virus se manifeste : des flux de sang incontrôlables, une peau qui se couvre d’une croûte monstrueuse… Sanguine reprend avec talent les thèmes chers à Cronenberg, maître du body horror. Mais ce qui surprend, c’est que les survivants du virus en ressortent plus intelligents et plus violents. Une idée aussi dérangeante que géniale, qui transforme la malédiction en une forme de révolution silencieuse.
Sanguine est un film de genre extraordinaire, car il refuse de se laisser enfermer dans une seule case. Horreur, satire sociale, critique du capitalisme de la performance… Il alterne entre tension psychologique et explosions de violence visuelle, sans jamais perdre de vue son propos : et si la vraie maladie, c’était le système lui-même ?
Sanguine incarne ce que le cinéma de genre peut produire de meilleur : une œuvre ambitieuse, dérangeante et profondément originale. Entre son esthétique envoûtante, son interprétation magistrale et son scénario malin, il s’impose comme c'est un film très réjouissant. A juste titre, le public a chaleureusement ovationné l’équipe après la projection du film à la séance de minuit du festival de Cannes.
Film vu dans le cadre du festival de Cannes
Je suis mitigée car le film est bon mais j'ai l'impression d'avoir vu une redit de The Substance
Ceci n'est que mon avis
Je suis mitigée car le film est bon mais j'ai l'impression d'avoir vu une redit de The Substance
Ceci n'est que mon avis
Présenté en Séance de Minuit à Cannes, Sanguine, le premier long-métrage de Marion Le Corroller, s’aventure dans le body horror social avec une énergie certaine, avant de perdre pied, comme son héroïne, face aux exigences du genre.
Depuis quelques années, le body horror féminin français s’est imposé comme l’une des propositions les plus stimulantes du cinéma de genre mondial, portée par Julia Ducournau (Grave, Titane) et Coralie Fargeat (The Substance). Autant dire que Marion Le Corroller arrive avec une pression non négligeable sur les épaules pour son premier long-métrage, Sanguine, dont la scène d’ouverture, un montage pop, nerveux, stylisé à l’énergie débordante, semble vouloir se mesurer frontalement à ses aînées. C’est là que le film est le plus lui-même, et paradoxalement le moins original : un décalque enthousiasmant ou un hommage trop direct, avant que la réalisatrice ne perde cet atout en route dès qu’elle plonge dans le vif de son sujet.
Le travail en mutation
Le concept est pourtant solide. Sanguine interroge l’épuisement professionnel à travers le prisme d’une rare maladie du sang, poussant à l’extrême biologique les effets d’un monde du travail chronométré, mis en concurrence, dépossédé d’humanité. Mara Taquin, dans le rôle de Margot, interne aux urgences contrainte de se contenir face aux injonctions condescendantes de sa cheffe de service, une Karin Viard acérée, qui n’a pas besoin de beaucoup de place pour exister, incarne avec justesse cette génération sommée d’être aux normes, dans les temps, aussi interchangeable qu’un burger minute. C’est là que le film touche à quelque chose de réel : ce body horror qui fait bouillonner le sang jusqu’à l’implosion des vaisseaux sanguins, cette fureur qui explose quand les émotions n’ont plus leur place, n’est pas sans force. Sauf que le propos s’effondre quand la réalisatrice choisit de mettre sur le même plan une tradeuse, un caissier de fast food, un journaliste et l’interne hospitalière. Comparer ces réalités sans les distinguer, c’est adopter une vision abstraite et finalement assez désincarnée de la souffrance au travail, précisément là où Ducournau et Fargeat situaient leurs corps avec une précision sociale implacable.
Le résultat est donc un film qui ne sait pas toujours comment filmer ce qu’il veut dire. Le body horror fait cheap, car on sent les prothèses et le maquillage qui ne floutent pas entièrement la frontière avec la fiction. En outre, les comédiens ne jouent pas au même niveau, se débrouillant avec des dialogues qui foncent dans une absurdité qui dépasse le cliché sans jamais vraiment l’assumer. On devrait s’amuser comme dans une machine bien huilée, mais c’est le contraire qui se produit. Le climax, tourné à la snorricam, caméra vissée à la tête de Mara Taquin pour figurer l’emprise du système sur le corps, arrive conceptuellement juste mais formellement à vide. Le rapport intime et précis au corps du personnage n’a pas été construit en amont pour que l’effet fasse mouche. C’est un outil de style qui débarque malheureusement sans fondation.
Sanguine ressemble finalement à son héroïne : elle essaie de tenir les normes imposées par ses aînées sans avoir encore trouvé sa propre mutation. Il y a tout de même un regard ici, celui d’une caméra qui s’amuse et d’une réalisatrice qui se cherche, à travers un peu trop de propositions inabouties qui s’accumulent si bien qu’on passe à côté de cette œuvre imparfaite. On suivra Marion Le Corroller avec plaisir, en espérant qu’elle sauve sa peau au prochain essai.
Depuis quelques années, le body horror féminin français s’est imposé comme l’une des propositions les plus stimulantes du cinéma de genre mondial, portée par Julia Ducournau (Grave, Titane) et Coralie Fargeat (The Substance). Autant dire que Marion Le Corroller arrive avec une pression non négligeable sur les épaules pour son premier long-métrage, Sanguine, dont la scène d’ouverture, un montage pop, nerveux, stylisé à l’énergie débordante, semble vouloir se mesurer frontalement à ses aînées. C’est là que le film est le plus lui-même, et paradoxalement le moins original : un décalque enthousiasmant ou un hommage trop direct, avant que la réalisatrice ne perde cet atout en route dès qu’elle plonge dans le vif de son sujet.
Le travail en mutation
Le concept est pourtant solide. Sanguine interroge l’épuisement professionnel à travers le prisme d’une rare maladie du sang, poussant à l’extrême biologique les effets d’un monde du travail chronométré, mis en concurrence, dépossédé d’humanité. Mara Taquin, dans le rôle de Margot, interne aux urgences contrainte de se contenir face aux injonctions condescendantes de sa cheffe de service, une Karin Viard acérée, qui n’a pas besoin de beaucoup de place pour exister, incarne avec justesse cette génération sommée d’être aux normes, dans les temps, aussi interchangeable qu’un burger minute. C’est là que le film touche à quelque chose de réel : ce body horror qui fait bouillonner le sang jusqu’à l’implosion des vaisseaux sanguins, cette fureur qui explose quand les émotions n’ont plus leur place, n’est pas sans force. Sauf que le propos s’effondre quand la réalisatrice choisit de mettre sur le même plan une tradeuse, un caissier de fast food, un journaliste et l’interne hospitalière. Comparer ces réalités sans les distinguer, c’est adopter une vision abstraite et finalement assez désincarnée de la souffrance au travail, précisément là où Ducournau et Fargeat situaient leurs corps avec une précision sociale implacable.
Le résultat est donc un film qui ne sait pas toujours comment filmer ce qu’il veut dire. Le body horror fait cheap, car on sent les prothèses et le maquillage qui ne floutent pas entièrement la frontière avec la fiction. En outre, les comédiens ne jouent pas au même niveau, se débrouillant avec des dialogues qui foncent dans une absurdité qui dépasse le cliché sans jamais vraiment l’assumer. On devrait s’amuser comme dans une machine bien huilée, mais c’est le contraire qui se produit. Le climax, tourné à la snorricam, caméra vissée à la tête de Mara Taquin pour figurer l’emprise du système sur le corps, arrive conceptuellement juste mais formellement à vide. Le rapport intime et précis au corps du personnage n’a pas été construit en amont pour que l’effet fasse mouche. C’est un outil de style qui débarque malheureusement sans fondation.
Sanguine ressemble finalement à son héroïne : elle essaie de tenir les normes imposées par ses aînées sans avoir encore trouvé sa propre mutation. Il y a tout de même un regard ici, celui d’une caméra qui s’amuse et d’une réalisatrice qui se cherche, à travers un peu trop de propositions inabouties qui s’accumulent si bien qu’on passe à côté de cette œuvre imparfaite. On suivra Marion Le Corroller avec plaisir, en espérant qu’elle sauve sa peau au prochain essai.
Vu à Cannes, j'ai tout simplement adoré ! Courez y. Tout le long du film on est happé par cette intrigue qui ne se résout qu'à la fin. Pourquoi Margot saigne-t-elle sans raison ? Pourquoi d'autres jeunes de son âge subissent les mêmes saignements ? J'ai adoré découvrir la raison et vivre cette interrogation pendant ces presque 2 heures que je n'ai pas vu passé. Les plans sont à la fois d'une beauté rare et totalement horrifiques. Les acteurs jouent magnifiquement bien. Le film est parfaitement rythmé. Il nous questionne sur notre société par le gore et je dois dire que c'est terriblement impactant et jouissif.
J'ai vraiment passé un excellent moment. Hate de le redécouvrir quand il sortira en salle.
J'ai vraiment passé un excellent moment. Hate de le redécouvrir quand il sortira en salle.
Vu au festival de Cannes.
Body horreur pas assez malaisant et au style un peu pompeux. Superbe actrice principale qui tient bien son propos. Un peu décevant.
Body horreur pas assez malaisant et au style un peu pompeux. Superbe actrice principale qui tient bien son propos. Un peu décevant.
C’est exceptionnel c’est ce que j’espère voir au cinéma, des choses qui sortent de l’ordinaire ! C’est presque une séance d’expérience dans une idée poussé beaucoup trop loin par la réalisatrice mais j’aime ça ! Parce que c’est entièrement assumé, et extrêmement bien filmé, les grand angles, les caméras accrochées un peu partout avec du snorricam et d’autre plans de kiffeur de cinéma la ! Pour le coup le genre de film body horreur que j’aurai aimé voir quand j’étais adolescent et que je chercher des films d’horreur à regarder en soirée avec mes potes, on aurait tous fini trauma ça aurait été géniale mdr Puis les actrices jouent trop trop bien, ça rajoute encore plus de rythme au montage qui est effréné. Petite mention à la musique qui est vraiment interessante par moment + un bon petit budget sang qui fait plaiz Nice !
Puis j’ai pu voir Regelegorila c’était géniale !!!
Mon gourou
[Séance de minuit avec équipe du film au festival de Cannes 2026]
Puis j’ai pu voir Regelegorila c’était géniale !!!
Mon gourou
[Séance de minuit avec équipe du film au festival de Cannes 2026]
Body horror timoré et récit (trop) scolaire n'empêchent pas Sanguine d'être une honnête série B, mettant en lumière une jeunesse en burn-out bien personnifiée par Mara Taquin. Et puis en tant que médecin forcément petit affect sur son propos : le récit suit une interne dans le service des urgences d'un hosto, tandis qu'une mystérieuse maladie hémolytique touche certaines personnes. D'abord via des saignements par tous les pores, les signes laissent présager une transformation des hôtes du virus...
En terme de visions horrifiques on reste sur du classique, qui sert son fond thématique, au service d'une mise en scène carrée (c'est le 1er film de Marion Le Corroller). Classique, mais amusant
En terme de visions horrifiques on reste sur du classique, qui sert son fond thématique, au service d'une mise en scène carrée (c'est le 1er film de Marion Le Corroller). Classique, mais amusant
Vu à Cannes en séance de minuit. Extrêmement déçu, énième copie gore à la française genre Substance ou Grave, mais cette fois-ci, contrairement à ses prédécesseurs, c'est totalement raté. Direction d'acteurs, scénario et surtout effets spéciaux et maquillages -pourtant signés par un récent oscarisé- dignes d'une série Z des années 80. Stop. Non merci.
Le film Sanguine est une très belle surprise. Pour un premier long métrage, le résultat est particulièrement maîtrisé, avec une vraie identité visuelle et une atmosphère marquante. Les prothèses et les effets physiques sont impressionnants et participent énormément à l’immersion du film.
Il faut aussi saluer la performance de l’actrice principale, remarquable du début à la fin, qui porte le film avec beaucoup d’intensité et d’émotion. Un premier film ambitieux et réussi qui montre déjà un vrai talent derrière la caméra.
Il faut aussi saluer la performance de l’actrice principale, remarquable du début à la fin, qui porte le film avec beaucoup d’intensité et d’émotion. Un premier film ambitieux et réussi qui montre déjà un vrai talent derrière la caméra.
Margot débute son internat aux urgences, où elle peine à s’adapter. Très vite, elle fait face à des patients de son âge aux symptômes inexpliqués. La récurrence de ces cas exceptionnels l’interroge, d’autant qu’elle observe, sur son propre corps, des manifestations de plus en plus inquiétantes…
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