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Margot commence son internat aux urgences et très vite, elle fait face à des patients aux symptômes inexpliqués. La récurrence de ces cas l'interroge, d’autant plus qu’elle observe la même chose sur son propre corps…
Pour son premier long-métrage, la réalisatrice Marion Le Corroller adapte son court-métrage Dieu n'est plus médecin (2021) et nous entraîne de plein fouet dans le rush d’un service d’urgence où les jeunes recrues se font littéralement broyer par la cadence infernale.
Comment dépeindre par le prisme de l’horreur, le monde du travail, la surcharge et les employés malmenés ? C’est là qu’entre en jeu le boddy horror. Après l’excellent The Substance (2024) de Coralie Fargeat, le cinéma français (et qui plus est, à nouveau une réalisatrice) persiste et signe, en mettant en scène (à nouveau) une femme en proie à des transformations physique spoiler: (plaques de boutons, rougeurs, décollement cutané purulent, …)
. Bref, les amateurs du genre seront comblés, on en a pour notre argent, un conseil, allez-y à jeun (à la séance de 09h, avec mon p’tit dej’ sous le bras, j’aurai dû m’abstenir).
Pour le reste, on regrettera que le scénario puisse se reposer sur autant de facilités et des acteurs pas toujours très convaincants ou du même niveau (hormis Mara Taquin qui porte littéralement le film sur ses épaules). Mais on se rattrapera côté mise en scène où l’on sent que la réalisatrice à cherché à s’amuser en filmant sous toutes ses coutures son huis clos hospitalier (grand angle, plongés et contre-plongées, perspectives déformées et utilisation du snorricam).
Il y a d’excellentes idées dans Sanguine (2026) mais qui, mises bout à bout, ne parviennent pas foncièrement à convaincre. C’est frustrant, mais pour un premier film, il faut saluer l’effort d’avoir pu mettre en boîte un tel film, surtout dans le paysage cinématographique français.
⦿ https://facebook[POINT]com/CinephileNostalGeek ⦿ https://x[POINT]com/B_Renger ⦿
Pour son premier long-métrage, la réalisatrice Marion Le Corroller adapte son court-métrage Dieu n'est plus médecin (2021) et nous entraîne de plein fouet dans le rush d’un service d’urgence où les jeunes recrues se font littéralement broyer par la cadence infernale.
Comment dépeindre par le prisme de l’horreur, le monde du travail, la surcharge et les employés malmenés ? C’est là qu’entre en jeu le boddy horror. Après l’excellent The Substance (2024) de Coralie Fargeat, le cinéma français (et qui plus est, à nouveau une réalisatrice) persiste et signe, en mettant en scène (à nouveau) une femme en proie à des transformations physique spoiler: (plaques de boutons, rougeurs, décollement cutané purulent, …)
. Bref, les amateurs du genre seront comblés, on en a pour notre argent, un conseil, allez-y à jeun (à la séance de 09h, avec mon p’tit dej’ sous le bras, j’aurai dû m’abstenir).
Pour le reste, on regrettera que le scénario puisse se reposer sur autant de facilités et des acteurs pas toujours très convaincants ou du même niveau (hormis Mara Taquin qui porte littéralement le film sur ses épaules). Mais on se rattrapera côté mise en scène où l’on sent que la réalisatrice à cherché à s’amuser en filmant sous toutes ses coutures son huis clos hospitalier (grand angle, plongés et contre-plongées, perspectives déformées et utilisation du snorricam).
Il y a d’excellentes idées dans Sanguine (2026) mais qui, mises bout à bout, ne parviennent pas foncièrement à convaincre. C’est frustrant, mais pour un premier film, il faut saluer l’effort d’avoir pu mettre en boîte un tel film, surtout dans le paysage cinématographique français.
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Après le visionnage de la fameuse scène d'intro qui a servi de bande annonce au film, je dois avouer que j'étais très impatient de découvrir ce qui était décrit comme la nouvelle pépite d'horreur français dans la lignée de Grave ou The Substance. Mais voilà, n'est pas Coralie Fargeat qui veut et s'il est clair que la réalisatrice Marion Le Coroller puise son inspiration dans ces films (comment lui en vouloir?), Sanguine ne leur arrive pourtant pas à la cheville. Pour ma part, le film est une véritable catastrophe. Un regroupement de tout ce qu'il ne faut pas faire sur plusieurs niveaux. Commençons par le jeu d'acteur qui nous empêche instantanément de rentrer dans l'histoire. Mise à part une Karin Viard qui tente tant bien que mal de garder la tête hors de l'eau, le reste est un naufrage. La mise en scène lourde et suffocante ne vient pas aider mais selon moi, ce dont souffre véritablement Sanguine est son écriture mal maitrisée. Cette lacune est telle que Sanguine finit par passer à côté de son propos qui était pourtant très intéressant. Une ribambelle de personnages secondaires qui ne font jamais avancer le récit tendent parfois la main à un scénario qui ne la saisit jamais et continue de s'empêtrer dans un hors piste qu'il n'aurait jamais du prendre, jusqu'à un climax raté, autant dans sa mise en scène que dans son écriture. Je me demande encore pourquoi ton film s'appelle littéralement Sanguine et
spoiler:
finit pourtant avec une scène d'immolation
. Il y a encore tant d'autres choses qui selon moi, ne vont pas du tout mais je risquerais de trop m'enfoncer dans les détails.
Au final, le film qui a dégoûté la croisette en 2026 ne sera pour ma part qu'un ratage complet aux couleurs vives. Très dommage.
. Il y a encore tant d'autres choses qui selon moi, ne vont pas du tout mais je risquerais de trop m'enfoncer dans les détails.
Au final, le film qui a dégoûté la croisette en 2026 ne sera pour ma part qu'un ratage complet aux couleurs vives. Très dommage.
Le film Sanguine est une très belle surprise. Pour un premier long métrage, le résultat est particulièrement maîtrisé, avec une vraie identité visuelle et une atmosphère marquante. Les prothèses et les effets physiques sont impressionnants et participent énormément à l’immersion du film.
Il faut aussi saluer la performance de l’actrice principale, remarquable du début à la fin, qui porte le film avec beaucoup d’intensité et d’émotion. Un premier film ambitieux et réussi qui montre déjà un vrai talent derrière la caméra.
Il faut aussi saluer la performance de l’actrice principale, remarquable du début à la fin, qui porte le film avec beaucoup d’intensité et d’émotion. Un premier film ambitieux et réussi qui montre déjà un vrai talent derrière la caméra.
Niveau film body horror, les français sont excellents même nettement meilleurs que les américains.
Ce fut une très bonne surprise, mélange de body horror et de la critique sur la société la performance, pression du chiffre sur les jeunes actifs. En suivant Mara Taquin une interne à ́l'hôpital, qui était très convaincante.
On voit que la réalisatrice c’est inspirer de "The Substance", pour les scènes horror body.
Ce fut une très bonne surprise, mélange de body horror et de la critique sur la société la performance, pression du chiffre sur les jeunes actifs. En suivant Mara Taquin une interne à ́l'hôpital, qui était très convaincante.
On voit que la réalisatrice c’est inspirer de "The Substance", pour les scènes horror body.
L'hématidrose comme métaphore du burn-out, maquillage impeccable (Persin, oscarisé pour The Substance), une énergie de premier film sincère. Mais la surabondance du body horror contemporain finit par désensibiliser : ça ne choque plus autant qu'espéré.
Je trouve que le sujet dénoncé dans le film est pertinent mais la chute finale m’a deçu. Et surtout les dialogues des acteurs ne font pas naturels. Potentiel gâché.
J’ai découvert ce film en compétition au festival du film francophone d’Angouleme, à la fois moderne et esthétique, c’est un film d’horreur français comme on aimerait en voir plus !
Vu à Cannes. L’intrigue de Sanguine se déroule dans un hôpital aux murs rouge sang. Ce choix esthétique installe une atmosphère fantasmagorique et pose dès les premières images un cadre visuel marquant.
Au cœur de cet hôpital, une jeune interne (Mara Taquin) affronte une cheffe de service odieuse, obsédée par la productivité jusqu’à l'absurde (Karin Viard). Son personnage,devient le miroir grossissant des dérives managériales contemporaines. Avec un charisme glacial, l’actrice incarne une figure à la fois grotesque et terrifiante.
Le film bascule dans l’horreur pure lorsque le virus se manifeste : des flux de sang incontrôlables, une peau qui se couvre d’une croûte monstrueuse… Sanguine reprend avec talent les thèmes chers à Cronenberg, maître du body horror. Mais ce qui surprend, c’est que les survivants du virus en ressortent plus intelligents et plus violents. Une idée aussi dérangeante que géniale, qui transforme la malédiction en une forme de révolution silencieuse.
Sanguine est un film de genre extraordinaire, car il refuse de se laisser enfermer dans une seule case. Horreur, satire sociale, critique du capitalisme de la performance… Il alterne entre tension psychologique et explosions de violence visuelle, sans jamais perdre de vue son propos : et si la vraie maladie, c’était le système lui-même ?
Sanguine incarne ce que le cinéma de genre peut produire de meilleur : une œuvre ambitieuse, dérangeante et profondément originale. Entre son esthétique envoûtante, son interprétation magistrale et son scénario malin, il s’impose comme c'est un film très réjouissant. A juste titre, le public a chaleureusement ovationné l’équipe après la projection du film à la séance de minuit du festival de Cannes.
Au cœur de cet hôpital, une jeune interne (Mara Taquin) affronte une cheffe de service odieuse, obsédée par la productivité jusqu’à l'absurde (Karin Viard). Son personnage,devient le miroir grossissant des dérives managériales contemporaines. Avec un charisme glacial, l’actrice incarne une figure à la fois grotesque et terrifiante.
Le film bascule dans l’horreur pure lorsque le virus se manifeste : des flux de sang incontrôlables, une peau qui se couvre d’une croûte monstrueuse… Sanguine reprend avec talent les thèmes chers à Cronenberg, maître du body horror. Mais ce qui surprend, c’est que les survivants du virus en ressortent plus intelligents et plus violents. Une idée aussi dérangeante que géniale, qui transforme la malédiction en une forme de révolution silencieuse.
Sanguine est un film de genre extraordinaire, car il refuse de se laisser enfermer dans une seule case. Horreur, satire sociale, critique du capitalisme de la performance… Il alterne entre tension psychologique et explosions de violence visuelle, sans jamais perdre de vue son propos : et si la vraie maladie, c’était le système lui-même ?
Sanguine incarne ce que le cinéma de genre peut produire de meilleur : une œuvre ambitieuse, dérangeante et profondément originale. Entre son esthétique envoûtante, son interprétation magistrale et son scénario malin, il s’impose comme c'est un film très réjouissant. A juste titre, le public a chaleureusement ovationné l’équipe après la projection du film à la séance de minuit du festival de Cannes.
Coralie Fargeat n’a pas porté plainte pour plagiat ?
C’est dommage, car il y avait de vraies bonnes idées de mise en scène sous ce manque flagrant d’originalité…
C’est dommage, car il y avait de vraies bonnes idées de mise en scène sous ce manque flagrant d’originalité…
J’ai beaucoup aimé ce film, qui va bien au-delà du simple cinéma d’horreur. Derrière ses scènes sanglantes et ses transformations corporelles parfois dérangeantes, Sanguine délivre un message puissant et terriblement actuel sur notre rapport au travail.
Le film montre à quel point le monde professionnel peut transformer un individu, aussi bien physiquement que psychologiquement. La pression constante, les exigences de productivité, le stress, l’épuisement et parfois même les humiliations peuvent progressivement nous faire perdre une partie de nous-mêmes.
Et c’est justement là que je trouve le film intelligent : ces changements intérieurs sont représentés par une véritable transformation de la peau. Une métaphore aussi horrifique que pertinente pour illustrer les conséquences d’un environnement professionnel toxique.
Le film dénonce également une société dans laquelle la performance semble parfois passer avant l’humain, au point de pousser certains individus jusqu’à leurs limites.
J’ai particulièrement apprécié cette manière d’utiliser le body horror pour aborder un véritable problème de société. C’est gore, dérangeant, parfois excessif, mais le propos est fort et donne matière à réfléchir.
Un très bon film d’horreur français, qui prouve qu’on peut faire du cinéma de genre tout en délivrant un véritable message social. Une excellente surprise !
Le film montre à quel point le monde professionnel peut transformer un individu, aussi bien physiquement que psychologiquement. La pression constante, les exigences de productivité, le stress, l’épuisement et parfois même les humiliations peuvent progressivement nous faire perdre une partie de nous-mêmes.
Et c’est justement là que je trouve le film intelligent : ces changements intérieurs sont représentés par une véritable transformation de la peau. Une métaphore aussi horrifique que pertinente pour illustrer les conséquences d’un environnement professionnel toxique.
Le film dénonce également une société dans laquelle la performance semble parfois passer avant l’humain, au point de pousser certains individus jusqu’à leurs limites.
J’ai particulièrement apprécié cette manière d’utiliser le body horror pour aborder un véritable problème de société. C’est gore, dérangeant, parfois excessif, mais le propos est fort et donne matière à réfléchir.
Un très bon film d’horreur français, qui prouve qu’on peut faire du cinéma de genre tout en délivrant un véritable message social. Une excellente surprise !
Découvert à Cannes en séance de minuit. Une belle promesse de cinéma au carrefour de Ducourneau et Fargeat qui tient plus d’une idée de court métrage que d’un long. Une demi heure s’écoule et les attentes s’écroulent. Un film en bégaiement qui n’arrive pas à dépasser sa proposition de pitch. Pourtant les effets fonctionnent, les corps nous parlent mais la promesses n’est pas tenue.
Très bel ovni cinématographique ! Viscéral, expérimental, intense, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire ce film magnifiquement singulier !
vu au fif85 2027 dans le même genre que grave; la réalisation est efficace. on ne voit pas le temps passé
Des films français de genre, il y en a peu, réalisés par des femmes encore moins. Sanguine en fait partie, et c'est déjà en soi une sacrée réussite. Tous les ingrédients d'un bon film de genre sont réunis. Du sang bien sûr, du suspense, une énigme, et des scènes bien dégueulasses qui vous donnent le frisson voire le dégoût. Sanguine ne nous épargne rien et suit son chemin narratif sans faire dans la dentelle. C'est bien, c'est que j'attends de ce genre de films, ouvrir la plaie et tourner le scalpel. Le scénario a la délicatesse d'ajouter du sens à cette histoire qui dépeint les affres du monde du travail où des jeunes à peine sortis de leurs études sont poussés au burnout, au sens figuré comme au sens propre ou sale c'est comme on veut. Seule solution pour survivre, s'adapter, évoluer, muter. Une mutation à laquelle on assiste un peu effaré, à travers le personnage de Margot incarné et désincarné par Mara Taquin qui lui donne épaisseur humaine, chair et âme
spoiler:
pour mieux s'en séparer comme d'une gangue inutile à la fin.
Sanguine, c'est une expérience à vivre comme on dit. On pourrait voir spoiler: dans ce virus qui ronge les corps des jeunes
une certaine métaphore du monde du travail libéralo-carcéral auquel on ne survit qu'au prix d'une mutation profonde, totale. Mais au-delà, ne voyons-nous pas aujourd'hui dans les rues, une jeunesse en mutation elle-aussi ? Une jeunesse qui veut prendre les rênes de sa vie, de son avenir. Une jeunesse qui ne veut plus fonctionner selon des ordres, des codes, des règles depuis bien longtemps obsolètes car inhumaines. Derrière l'apparente simplicité du scénario se cache une réflexion profonde sur notre histoire contemporaine, et c'est ce que j'aime dans ce film qui va droit au but mais nous oblige à penser en prenant de grands coups dans la tronche et en saignant du front ou du nez.
Sanguine, c'est une expérience à vivre comme on dit. On pourrait voir spoiler: dans ce virus qui ronge les corps des jeunes
une certaine métaphore du monde du travail libéralo-carcéral auquel on ne survit qu'au prix d'une mutation profonde, totale. Mais au-delà, ne voyons-nous pas aujourd'hui dans les rues, une jeunesse en mutation elle-aussi ? Une jeunesse qui veut prendre les rênes de sa vie, de son avenir. Une jeunesse qui ne veut plus fonctionner selon des ordres, des codes, des règles depuis bien longtemps obsolètes car inhumaines. Derrière l'apparente simplicité du scénario se cache une réflexion profonde sur notre histoire contemporaine, et c'est ce que j'aime dans ce film qui va droit au but mais nous oblige à penser en prenant de grands coups dans la tronche et en saignant du front ou du nez.
Avec Sanguine, Marion Le Corroller signe un film audacieux et percutant, qui mêle habilement horreur corporelle et critique sociale. En transformant la souffrance au travail et le mal-être d’une génération en une expérience viscérale, le film frappe fort et ne laisse pas indifférent. Une œuvre originale, intelligente et courageuse, qui utilise le genre horrifique pour raconter quelque chose de profondément humain. Une très belle réussite, aussi dérangeante que pertinente !
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