Sanguine
Note moyenne
3,1
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55 critiques spectateurs

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Marielesueur13
Marielesueur13

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2,5
Publiée le 1 novembre 2026
L’impression d’avoir vu un mélange entre « The Substance » couplé à l’intention scénaristique d’un Dupieux. Ni sur de l’horreur ni sur du totale ghore la réalisatrice utilise ces biais pour évoquer des problèmes plus entiers comme le monde du travail et la thématique de la santé mental chez les jeunes. Gros point noir en mon sens : l’impression d’une fin bâclée comme dépassée par l’envie de sur-impressionner avec des effets visuel (très bonne surprise pour un film franco-belge par contre) ainsi qu’une errance du spectateur devant l’écran, on aurait mériter quelques indices de plus et/ou des réponses à nos questions. En sortant le positif est que ça ouvre le débat mais malheureusement nos réponses ne se trouvent finalement nul part alors pattes artistique ou faux pas, cela reste libre d’interprétation.

Mention spéciale au makeup artist et aux acteurs qui redonne une consistance à ce film.
Mathieu Drache
Mathieu Drache

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4,5
Publiée le 1 novembre 2026
J’ai beaucoup aimé ce film, qui va bien au-delà du simple cinéma d’horreur. Derrière ses scènes sanglantes et ses transformations corporelles parfois dérangeantes, Sanguine délivre un message puissant et terriblement actuel sur notre rapport au travail.

Le film montre à quel point le monde professionnel peut transformer un individu, aussi bien physiquement que psychologiquement. La pression constante, les exigences de productivité, le stress, l’épuisement et parfois même les humiliations peuvent progressivement nous faire perdre une partie de nous-mêmes.

Et c’est justement là que je trouve le film intelligent : ces changements intérieurs sont représentés par une véritable transformation de la peau. Une métaphore aussi horrifique que pertinente pour illustrer les conséquences d’un environnement professionnel toxique.

Le film dénonce également une société dans laquelle la performance semble parfois passer avant l’humain, au point de pousser certains individus jusqu’à leurs limites.

J’ai particulièrement apprécié cette manière d’utiliser le body horror pour aborder un véritable problème de société. C’est gore, dérangeant, parfois excessif, mais le propos est fort et donne matière à réfléchir.

Un très bon film d’horreur français, qui prouve qu’on peut faire du cinéma de genre tout en délivrant un véritable message social. Une excellente surprise !
traversay1

4 552 abonnés 5 503 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2026
Julia Ducournau n'est plus seule au pays de l'horreur corporelle à la française. Après Coralie Fargeat, c'est au tour de Marion Le Coroller de la rejoindre avec son Sanguine. C'est difficile de passer après ses deux consœurs, dans un registre voisin, mais la primo-réalisatrice a de la moelle et pas mal d'idées pour ne pas livrer une resucée dépourvue de substance. Son film est éprouvant, c'est bien le moins, pas insupportable, cependant, avec son héroïne qui évolue dans le petit monde des urgences, où il lui faut résister à davantage qu'une supérieure intransigeante, à son corps défendant. Sanguine fait sens, a beaucoup de caractère, mais se révèle avant tout d'une efficacité redoutable, non sans distiller quelques touches d'humour noir bienvenues. Et sinon, on y parle de quoi ? De thèmes bien dans l'air du temps comme les mutations génétiques, la destruction de l'environnement, l'irruption de nouveaux virus, etc. Marion Le Coroller, qui a subi un burn-out à la fin de ses études de finances et se réinvente au cinéma, en profite pour parler de l'inadaptation au monde du travail et aux aspirations d'une jeunesse qui n'accepte plus les vieux diktats sociaux. À ce titre, le cinéma de genre, quitte à être radical, est idéal pour faire passer des messages. D'autant plus avec une interprète aussi douée que Marie Taquin, impressionnante, et plus que bien accompagnée par Karin Viard et Kim Higelin, notamment.
Alice025

1 914 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2026
Une très belle surprise horrifique dans la même veine que « Grave » ou encore « The Substance ». La réalisation est originale et maîtrisée, filmée de façon brute et instaurant un climat angoissant. Les manifestations physiques sont très bien faites et sont en corrélation avec cet environnement professionnel oppressant et étouffant. Mara Taquin incarne avec brio cette jeune interne qui va rapidement perdre pied face à la pression du rendement. Une satire sociale cauchemardesque française vraiment réussie.
Mon blog : cinephile critique
Naughty Doc

1 056 abonnés 550 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2026
Body horror timoré et récit (trop) scolaire n'empêchent pas Sanguine d'être une honnête série B, mettant en lumière une jeunesse en burn-out bien personnifiée par Mara Taquin. Et puis en tant que médecin forcément petit affect sur son propos : le récit suit une interne dans le service des urgences d'un hosto, tandis qu'une mystérieuse maladie hémolytique touche certaines personnes. D'abord via des saignements par tous les pores, les signes laissent présager une transformation des hôtes du virus...
En terme de visions horrifiques on reste sur du classique, qui sert son fond thématique, au service d'une mise en scène carrée (c'est le 1er film de Marion Le Corroller). Classique, mais amusant
Ufuk K

629 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2026
"Sanguine" timidement noté par la presse, présenté cette année au festival de Cannes est un drame horrifique convenable dans l'ensemble. Pour son premier long-métrage, Marion Le Corroller signe une œuvre hybride, à la croisée du body horror, du drame et du thriller psychologique. Si le film explore avec pertinence la souffrance au travail, les dérives du capitalisme et la déshumanisation de la jeunesse, portés par un casting solide composé de Mara Taquin et Karine Viard, il peine toutefois à pleinement convaincre et souffre de quelques longueurs.
Cinememories

607 abonnés 1 694 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2026
Présenté en Séance de Minuit à Cannes, Sanguine, le premier long-métrage de Marion Le Corroller, s’aventure dans le body horror social avec une énergie certaine, avant de perdre pied, comme son héroïne, face aux exigences du genre.

Depuis quelques années, le body horror féminin français s’est imposé comme l’une des propositions les plus stimulantes du cinéma de genre mondial, portée par Julia Ducournau (Grave, Titane) et Coralie Fargeat (The Substance). Autant dire que Marion Le Corroller arrive avec une pression non négligeable sur les épaules pour son premier long-métrage, Sanguine, dont la scène d’ouverture, un montage pop, nerveux, stylisé à l’énergie débordante, semble vouloir se mesurer frontalement à ses aînées. C’est là que le film est le plus lui-même, et paradoxalement le moins original : un décalque enthousiasmant ou un hommage trop direct, avant que la réalisatrice ne perde cet atout en route dès qu’elle plonge dans le vif de son sujet.

Le travail en mutation

Le concept est pourtant solide. Sanguine interroge l’épuisement professionnel à travers le prisme d’une rare maladie du sang, poussant à l’extrême biologique les effets d’un monde du travail chronométré, mis en concurrence, dépossédé d’humanité. Mara Taquin, dans le rôle de Margot, interne aux urgences contrainte de se contenir face aux injonctions condescendantes de sa cheffe de service, une Karin Viard acérée, qui n’a pas besoin de beaucoup de place pour exister, incarne avec justesse cette génération sommée d’être aux normes, dans les temps, aussi interchangeable qu’un burger minute. C’est là que le film touche à quelque chose de réel : ce body horror qui fait bouillonner le sang jusqu’à l’implosion des vaisseaux sanguins, cette fureur qui explose quand les émotions n’ont plus leur place, n’est pas sans force. Sauf que le propos s’effondre quand la réalisatrice choisit de mettre sur le même plan une tradeuse, un caissier de fast food, un journaliste et l’interne hospitalière. Comparer ces réalités sans les distinguer, c’est adopter une vision abstraite et finalement assez désincarnée de la souffrance au travail, précisément là où Ducournau et Fargeat situaient leurs corps avec une précision sociale implacable.

Le résultat est donc un film qui ne sait pas toujours comment filmer ce qu’il veut dire. Le body horror fait cheap, car on sent les prothèses et le maquillage qui ne floutent pas entièrement la frontière avec la fiction. En outre, les comédiens ne jouent pas au même niveau, se débrouillant avec des dialogues qui foncent dans une absurdité qui dépasse le cliché sans jamais vraiment l’assumer. On devrait s’amuser comme dans une machine bien huilée, mais c’est le contraire qui se produit. Le climax, tourné à la snorricam, caméra vissée à la tête de Mara Taquin pour figurer l’emprise du système sur le corps, arrive conceptuellement juste mais formellement à vide. Le rapport intime et précis au corps du personnage n’a pas été construit en amont pour que l’effet fasse mouche. C’est un outil de style qui débarque malheureusement sans fondation.

Sanguine ressemble finalement à son héroïne : elle essaie de tenir les normes imposées par ses aînées sans avoir encore trouvé sa propre mutation. Il y a tout de même un regard ici, celui d’une caméra qui s’amuse et d’une réalisatrice qui se cherche, à travers un peu trop de propositions inabouties qui s’accumulent si bien qu’on passe à côté de cette œuvre imparfaite. On suivra Marion Le Corroller avec plaisir, en espérant qu’elle sauve sa peau au prochain essai.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

239 abonnés 1 563 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2026
Margot débute son internat dans un service d’urgence sous l’eau, comme il le sont tous dans le service public. Elle y apprend la compétition et la réalité de son métier alors que d’étranges apparitions cutanées marbrent son corps.
Le body horror semble être une affaire de femmes dans le cinéma francophone, après Ducournau et Fargeat voici Marion Le Corroller. Qui signe un film pouvant retourner les tripes du dermatologue le plus aguerri.
Mais qui propose surtout une œuvre métaphorique dévastatrice sur le monde du travail actuel.
Qu’on le voit au premier ou au second degré le dégoût est le même.
Fabien D
Fabien D

222 abonnés 1 303 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2026
Sanguine nous prouve que le body horror féminin est en train de devenir un sous-genre à part entière de l'horreur dans le sillon des films de Ducourneau et de Fargeat. Malheureusement si le film ne démérite pas dans ses scènes gores et crasseuses à base de mutations corporelles, il est paresseusement écrit et mis en scène de manière parfois vulgaire et tape à l'œil. Le film coche toutes les cases d'un féminisme aseptisée, spoiler: personnages lesbiens et héroïne forte et cérébrale,
et sa critique sociale est lourde et maladroite. Le jeu d' acteurs maintient cependant l'intérêt, Karin Viard est excellente en cheffe de service tyrannique, et certains passages du film sont assez marquants spoiler: notamment la scène de la mue.
Cependant cela ne suffit pas à transformer l'essai. Sanguine est assez ratée même si on peut reconnaître les intentions.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2026
Aussi référencé que parfois un peu trop convenu, on est tout de meme complètement pris dans l'univers de LE COROLLER qui montre sa passion pour le genre et le bis avec assez de justesse pour nous prendre aux tripes jusqu'au bout de sa proposition
Cadreum
Cadreum

91 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2026
Toutes les offres d'emploi réclament du sang neuf mais aucune ne précise que le prélèvement sera automatique. Marion Le Corroller a donné le sien à la finance pendant cinq ans, jusqu'au burn-out. Son premier long métrage étire Dieu n'est plus médecin, le court où une interne suait déjà du sang, aux dimensions d'une séance de minuit cannoise. Le pedigree est livré avec le produit : maquillages, montage et design sonore sortent de l'atelier de The Substance, la musique, du compositeur de Revenge. La promesse tient dans une expression prise au pied de la lettre, suer sang et eau pour son employeur, et dans le titre international, Species, qui convoque Darwin : un corps jeune s'adapte à son milieu de travail, fût-ce en mutant. L'ouverture au Bloody Burger pose le sujet en une claque haletante, calée sur le vacarme des cuisines et du manager : pop criard, violence de cartoon dure et joyeuse, puis glissade du zèle à l'effroi.

Ses premières images, une matière rouge qui envahit lentement un fond blanc, contiennent toute l'idée. Les décors d'Anne-Sophie Delseries, toile de Borremans en aplats façon Mauvais Sang ou Cronenberg, sont une étuve malsaine. Des couloirs vert-de-gris convergent vers un hall au sol rouge sang, le rouge noie les murs, gagne les objets et quand la peau de Margot (Mara Taquin) saigne sans plaie puis se boursoufle de chéloïdes, le mal qui ronge cette jeunesse prend la couleur des murs. S'adapter, ici, c'est se camoufler ! Dans la chambre d'internat, cadrée en plongée comme une boîte d'élevage ou un vivarium, Louis (Sami Outalbali, tout en douceur) force la fenêtre verrouillée contre les suicides : l'hôpital a provisionné la mort de ses internes et la gère avec un loquet. Plus encore, le matelas taché de sang inscrit Margot dans une série. Le tableau mural qui classe les internes au débit, Pauline en tête (Kim Higelin, insolente et arriviste), sert d'horloge au récit et Margot y grimpe à mesure qu'elle mute. Le film superpose ainsi deux courbes que l'institution tient pour distinctes, celle du rendement et celle de la maladie. Il rend lisible en un seul graphique que, dans ce régime, aller mieux au travail et aller plus mal sont un seul et même mouvement.

Outre le travail, il y a les nuits à l'abri des regards, Margot brûle ses lésions à l'acide en plans serrés que la caméra ne quitte pas. Le médecin devient son propre patient, et l'entretien de la force de travail est transféré au travailleur, à son temps privé, à sa propre chair, et le soin devient indiscernable de la mutilation. Effacer les signes de l'épuisement détruit littéralement le tissu, et ces trous sont les cicatrices de l'employabilité. La parenté pertinente n'est pas Fargeat mais Dans ma peau de Marina de Van à la différence que xhaque cratère laissé par l'acide est le prix d'une place au classement. Les effets, exceptionnels, servent l'actrice. Mara Taquin, capitalist queen ou New Femme Extremity, humanise une mise en scène extrême : son jeu nuancé rend sa dérive plus grotesque et interdit à ces séances de tourner à l'unique exhibition.

Arrimée aux corps, audacieuse, la caméra (parrainé par les tics de Lanthimos) épouse les états de l'héroïne, signe des plans fixes superbes, tord le réel ; l'excès devient méthode dès qu'elle regarde l'institution depuis l'intérieur d'un corps. Quand la patiente enceinte (Sonia Faïdi) retire la gaine qui dissimulait sa grossesse, l'objectif se loge dans le col de l'utérus et regarde vers le dehors. L'inversion du regard obstétrical fait de la génération suivante une spectatrice dont la première image est le monde qui l'attend : la mutation devient héréditaire, l'espèce naît déjà parée.

Au climax, la snorricam vissée à la tête de Taquin, rodée dans les couloirs, fige son visage au centre du cadre pendant que le monde se convulse derrière elle, sous un martèlement électro qui accuse son effondrement. Le corps est porté par l'appareil, et la violence, vue depuis ce visage épinglé, ne peut plus passer pour une revanche. Le même arsenal se retourne dans la séquence du mode dieu, où Margot distribue des diagnostics instantanés puis opère à mains nues dans une cage thoracique, prothèses délirantes et bruitage spongieux à l'appui. La vue subjective nous loge dans les yeux de la travailleuse optimisée, le fisheye fait de l'espace un tunnel tendu vers la tâche. La même pulsation cale le pouls de la salle sur la cadence du rendement, et l'incrédulité de Karin Viard, vipère redoutable, tient lieu de récompense.

Le récit, lui, s'éparpille : il multiplie les explications et les liaisons "amoureuses", et ses dialogues, absurdes sans l'assumer, laissent les comédiens jouer à des niveaux inégaux. Margot passe ses nuits à chercher l'origine du mal, le spectateur le film entier à attendre une révélation. Problème : en traitant la souffrance comme une énigme dont il faudrait trouver la clé, Sanguine rend obscur ce que son décor avait rendu évident. Le quota de vingt-cinq patients par jour et le tableau mural montraient les causes en pleine lumière. L'intrigue la cache derrière un secret et un complot, et la chute, qui évoque une arme biologique, prête une intention à une violence qui tenait tout entière dans l'organisation du travail. Or, dès qu'il y a un coupable, le système est absous. Qui plus est, faire de la cheffe la grande ordonnatrice du mal, c'est donner un visage à un management qui n'en a pas.

Les deux parenthèses qui encadrent Sanguine, le massacre au fast-food et l'épilogue, tiennent à distance la noirceur de son cœur hospitalier. Cet épilogue renverse l'entretien d'embauche sans toucher au dispositif : recruteur et candidat restent en place, seul le sens de la demande s'inverse, parce que l'épidémie a rendu la main-d'œuvre rare. La seule puissance de cette satire que le film nous concède lui vient de la biologie ou de l'hécatombe, jamais de l'action collective. Il a si bien intégré la loi du marché qu'il ne conçoit la revanche de la jeunesse que sous la forme d'une pénurie, quitte à ce qu'elle meure en nombre. De la part d'un enseignant : non.
Arnaud KaDo
Arnaud KaDo

81 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2026
Un film atypique dérangeant bien réalisé. C'est un peu gore toutefois. On voit pas assez Karin Viard a mon sens. Mais sur le principe c'est une expérience a vivre au cinéma!
Lil Sprite
Lil Sprite

71 abonnés 801 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2026
Sanguine s’inscrit dans la droite lignée de The Substance ou d’Alpha. Le film arbore une mise en scène nerveuse et inspirée, et pousse suffisamment loin le curseur du gore pour se montrer véritablement impactant. Le récit ravivera le souvenir des heures sombres du Covid et du surmenage au travail.
The CritizMan
The CritizMan

70 abonnés 376 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 octobre 2026
Alors… Sanguine, j’ai trouvé ça… pas mauvais, mais moyen. Et quand je dis moyen, c’est vraiment moyen sans être mauvais. Je me retrouve un peu le cul entre deux chaises : il y a des choses que j’ai appréciées, mais je ressors du film sans être totalement convaincu.

Commençons par les effets gores. Ici, on est sur des effets pratiques, du maquillage et du concret, et franchement, c’est plutôt réussi ! C’est même très cool à voir. Mais on sent aussi les limites du budget à la française. Ça manque parfois d’ambition et de moyens pour véritablement nous retourner l’estomac. Il y avait matière à aller beaucoup plus loin.

Autre petit problème : le film laisse certaines questions sans réponse. Des interrogations qu’on se pose pendant le visionnage et auxquelles on aurait aimé avoir des réponses. Ça donne parfois une impression d’inachevé.

Et puis, difficile de ne pas penser à The Substance. Sanguine a clairement des airs de cousin français du film de Coralie Fargeat. Ce n’est pas forcément un défaut, attention ! Mais forcément, on se retrouve parfois à penser : « Ah ouais… ça, je l’ai déjà vu ailleurs. » Et c’est dommage, parce que le film aurait gagné à davantage affirmer sa propre identité.

Au final, Sanguine n’est pas un mauvais film. Il a des qualités, de bonnes idées et des effets pratiques vraiment sympathiques. Mais il ne va pas suffisamment loin pour me convaincre totalement. Je reste sur ma faim.
Domvill
Domvill

44 abonnés 272 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 septembre 2026
Irracontable... et surtout irregardable ! vomitif et trash, mi épouvante mi polar, il se déroule dans le service des urgences de l’hôpital, menée par la main de fer d’une Karine Wiard toujours aussi grande gueule et autoritaire. Elle gère une flopée d’internes, les évalue dans un esprit de pure compétition. Le film commence avec l’arrivée d’une nouvelle stagiaire, Margot, qu’elle accueille dans son service. La jeune doctoresse remarque des symptômes bizarres sur les patients puis sur elle-même …Rien n’est épargné au spectateur : les opérations, les incisions au scalpel dans les chairs sanguinolentes, les boutons, les sutures, les croutes purulentes que l’on arrache…Répulsif, ce film est à éviter à tout prix, il n’a pas la force ni la mise en scène d’une « substance » que j’avais beaucoup appréciée en son temps.
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