Né en Pologne en 1894, Maximilien Kolbe était un prêtre franciscain polonais, fondateur de l'association de fidèles la Mission de l'Immaculée, et du monastère de Niepokalanów. Missionnaire au Japon, il fonde aussi une communauté à Nagasaki. Déporté à Auschwitz, il se porte volontaire en 1941 pour mourir à la place d’un autre prisonnier condamné. Après avoir survécu à trois semaines sans nourriture et sans eau, il est exécuté le 14 août 1941 d’une injection d’une dose létale de phénol. Le pape Jean-Paul II le canonise en 1982.
Le réalisateur américain Anthony D’Ambrosio revient sur ce qui l'a attiré dans l'histoire de Maximilien Kolbe, un saint polonais : "l’histoire de la nation Polonaise m’a vraiment marqué. La Pologne a traversé de longues périodes d’oppression, et sa tradition artistique reflète une sensibilité singulière : celle de faire naître l’espoir au cœur même d’une souffrance inéluctable. La culture polonaise possède une incroyable gravité et cette forme d’espoir tenace qui m’a toujours attiré [...]. En tant qu’Américain, j’ai découvert l’histoire et la personnalité de Kolbe avec un regard extérieur. Cela m’a permis d’avoir un point de vue différent sur son caractère si spécial. On est souvent tellement plongé dans sa propre culture qu’il devient difficile d’en percevoir ce qui la rend unique".
Anthony D’Ambrosio a trouvé dans l'histoire tragique de Maximilien Kolbe une façon de surmonter la maladie chronique dont il souffrait : "Une maladie non diagnostiquée a détruit ma vie. Je ne pouvais plus dormir, [...] j’arrivais à peine à garder mon emploi, et il n’y avait ni remède ni issue en vue. Au milieu de cette obscurité, j’ai perdu la foi et je voulais mourir. Mais l’histoire de Kolbe m’a profondément marqué. Alors que je méditais sur la manière dont Kolbe avait su créer une fraternité dans cet endroit sombre, une lumière a jailli".