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Fracas
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3,0
Publiée le 9 octobre 2026
De bonnes actrices, mais un scénario juste gentil. Un film qui n’est pas exceptionnel et qui ne m’a pas marqué ni apporté quelque chose… À voir si vous avez un abonnement…
J'ai eu la chance de voir ce film que je vous recommande l'interprétation de isabelle Huppert est magnifique et extraordinaire celle de Sandrine kiberlain aussi Si vous voulez passer un très très bon moment allez voir ce film ,voilà le cinéma que l'on aime ,scénario original très bien servi par tous les acteurs ne vous trompez pas de film et allez tous voir ni vue,ni connue c'est un film qui émeut et qui fait réfléchir sans être ennuyeux
Ce film d'abord drôle et caustique m'a surtout bouleversé. Isabelle mérite largement une nouvelle nomination aux Cesars tellement elle impressionne dans ce film. Crédible en figurante qui n'aurait jamais connu son heure de gloire, elle est tour à tour insupportable, marrante, attendrissante et in fine hyper émouvante ! Tous les seconds rôles sont tops et le scénario est très malin. Très belle direction artistique aussi.
Un film d'un charme envoûtant, qui rappelle les grandes comédies Hollywoodienne ! Des comédiennes magnifiques, des dialogues tordants. C'est vraiment la comédie de cette fin d'année et la vraie suite de 10% !!!
J'ai beaucoup aimé mieux comprendre l'univers du cinéma. Le film permet de voir l'arrière boutique des figurants et des comédiens moins en vue. Efficacement, il n'y a pas de place pour tout le monde. On rit et on est ému par ce film dont le casting mélange liste A et liste B. Je recommande.
Excellent moment que ce film qui parle d' une figurante frustrée de ne pas pouvoir avoir de vrais rôles. Isabelle Huppert est géniale dans ce rôle qui , je l'avoue, pour avoir fait de la figuration, est assez proche du réel. On se délecte du narcissisme de certaines actrices. Beau casting. A ne pas rater
excellent duos d’actrices dirigées avec brios pour des rôles à contre emplois Histoire fluide et maîtrisée qui ne relâche jamais notre attention Seconds rôles excellents À voir
Corinne Maclou (Isabelle Huppert) a toujours rêvé d'être une actrice. Mais, elle a eu beau tout oser, mettre le pied dans la porte, distribuer son CV à tour de bras, elle n'a jamais réussi à faire autre chose que de la figuration. Sa rencontre sur un tournage avec Sandrine Kiberlain (dans son propre rôle) lui ouvre néanmoins des horizons inespérés.
Le dernier film de Marc Fitoussi ("Les Cyclades", "Les Apparences", "Maman a tort"...) repose sur deux arguments mordants. Le premier est de faire jouer à l'une des stars les plus douées du cinéma français et les plus snobs qui soit le rôle d'une figurante sans talent, qui se heurte à un plafond de verre chaque fois qu'elle veut mettre un pied dans un monde qui se refuse à elle. Le second est, en miroir, de faire jouer à une tripotée d'acteurs connus leur propre rôle : Sandrine Kiberlain, Ana Girardot, Emmanuelle Bercot, Diane Kruger....
Quand on sait l'horripilation que m'inspire Isabelle Huppert, on mesure le degré de masochisme que j'ai atteint en m'imposant d'aller voir ce film. Un masochisme d'autant plus injustifié que je trouve qu'elle s'y montre totalement inapte au contremploi, n'étant pas capable de faire autre chose que ce qu'elle fait encore et toujours : interpréter une brindille que le vent pourrait briser, joyeusement perchée, excentrique à ravir, animée brutalement de violentes colères.
C'est en revanche Sandrine Kiberlain qui m'a bluffé dans un rôle sacrément casse-gueule où elle accepte de se remettre en question. La scène avec son agent qui lui dit ses quatre vérités alors qu'elle rêve de jouer chez les frères Dardenne dans un registre qui ne sera jamais le sien est particulièrement cruelle pour elle.
Le film de Marc Fitoussi a une autre qualité : le regard bienveillant qu'il porte sur le petit monde des figurants et ses aspirations paradoxales. Pour les uns, c'est la porte d'entrée vers le métier d'acteur. Pour les autres, souvent les mêmes que les premiers de quelques années plus vieux, c'est le moyen plus ou moins pénible de gagner sa vie en "faisant ses heures" pour décrocher le statut d'intermittent du spectacle.
Mais le problème de "Ni vue ni connue" est sa mise en scène sans sève, sans rythme, ses dialogues trop écrits qui sonnent souvent faux et son tempo atone. Le film dure près de deux heures. Il aurait été autrement plus efficace amputé d'un bon quart - par exemple des scènes inutiles avec Ana Girardot.
Figurante depuis des années et habituée des plateaux de tournage, une femme d'un certain âge (Corinne Maclou jouée par Isabelle Huppert) rêve toujours de décrocher des rôles plus importants. Suite à sa rencontre avec Sandrine Kiberlain, elle va enfin se retrouver plongée dans le vrai monde de ceux qui ont réussi à percer, saura t-elle en profiter ? Cette comédie, en forme d'auto-fiction bourrée de célébrités dans leur propre peau, nous transporte dans l'envers du décor du septième art, et c'est plutôt plaisant tant le rythme est bon et les situations assez croustillantes. Un film frais et gouleyant qui s'amuse avec malice à observer le cinéma de l'intérieur, c'est original ! Une belle découverte : légère et atypique ! Site CINEMADOURG . free . fr
"Ni vue, ni connue " assez bien noté par la critique est une comédie à la française sympathique. Le réalisateur Marc Fitoussi dépeint avec justesse la dureté du milieu cinématographique, les rapports de force entre actrices et le mépris subi par les figurants. Le succès du film repose sur ses moments d'humour et sur un casting féminin brillant, porté par une Sandrine Kiberlain convaincante et une Isabelle Huppert magistrale.
Un rôle à contre-emploi pour Isabelle Huppert – l’une des actrices françaises les plus reconnues et les mieux rémunérées -. Puisque dans le présent scénario elle est simple figurante toujours à la recherche d’un rôle où elle aura autre chose à faire que passer devant la caméra ou prononcer à peine trois phrases. Le hasard des tournages (un peu forcé et calculé quand même) l’amène à côtoyer entre-autres Sandrine Kiberlain ainsi que d’autres actrices (et acteurs un peu) de renom qui sont ici chacun dans leur propre rôle. A dessein un peu collante, elle se positionne, elle attire l’attention, n’ignorant rien de l’entre soi, du bouche à oreille et des recommandations de proche en proche pour décrocher enfin un rôle. C’est une immersion dans le milieu du cinéma, sur des plateaux de tournage. Le spectateur cinéphile sait déjà plus ou moins tout ça ou s’en doute. Peut-être une découverte pour un public plus large ? Somme toute le sujet est un peu montré mais peu développé. De l’attendu sans réels rebonds.
Avec ce film, Marc Fitoussi observe les hiérarchies du cinéma, ses invisibles et ceux qui, même reconnus, restent dépendants du regard des autres. Corinne Maclou (Isabelle Huppert), figurante qui espère toujours décrocher un véritable rôle, permet d'entrer dans cet univers depuis sa périphérie. Sa rencontre avec Sandrine Kiberlain déplace pourtant rapidement le regard : derrière la frontière évidente séparant ceux que l'on voit de ceux que l'on ne voit pas apparaît une hiérarchie beaucoup plus complexe.
Ni vue, ni connue rend un bel hommage à ces figurants, ces invisibles qui rendent vraisemblables les scènes de cinéma. Mais derrière ce premier sujet, on découvre ce sentiment étrange au sein des personnes au sommet, même les rois du monde ont des classes. On rêve de la vie de certains-es personnalités, mais ici, on comprend qu'iels peinent à tenir un rythme de travail. On dit souvent que les artistes vivent dans un secteur où ils sont tributaires du désir des autres. Même si le film esquisse un peu la course aux followers lors d'une courte séquence, on oublie que désormais beaucoup de producteurs misent dessus dans leur choix, quel que soit le secteur. Quelqu'un possédant déjà une communauté pourra plus aisément déclencher des partenariats avec des marques.
Au-delà de l'appréhension marketing et de l'évolution du secteur, Marc Fitoussi dévoile la solitude des personnalités devant jongler entre les personnes intéressées et ceux qui sont au-dessus d'elles, qui jouent de leur pouvoir. Il y a un plafond de verre entre les inconnus et les personnalités, mais il en existe un autre entre les personnalités et les stars. Une personnalité est reconnue dans son milieu ou par une partie du public. La star franchit un seuil : son nom devient une valeur en soi, avec un pouvoir d'attraction et un statut qui dépassent son métier. Elle entre dans la culture populaire et devient identifiable bien au-delà de son public initial. La force du film est d'arriver à illustrer cette hiérarchie, ce malaise et cette sensation. Une personne détenant du pouvoir finit toujours par faire ressentir aux autres la chance qu'ils ont d'être avec elle, tout en éprouvant paradoxalement le besoin de conserver des inconnus dans sa vie afin de rester connectée au monde. Cette asymétrie nourrit une dépendance réciproque assez cruelle : l'invisible cherche celui qui peut le faire exister professionnellement, tandis que la personne reconnue cherche parfois auprès de lui une relation débarrassée, au moins en apparence, de son statut.
Très intéressant film de Marc Fitoussi où il est cocasse de retrouver la grande Isabelle Huppert interpréter le rôle d'une comédienne en échec , fallait oser et ça fonctionne ! En outre le scénario donne un aperçu caustique et comique du quotidien des célébrités (narcissisme, jalousies, hypocrisie et j'en passe et des meilleurs ) . Courageux aussi à Sandrine Kiberlain , mais aussi entre autres à Anne Marivin , Diane Kruger , Emmanuelle Bercot , Ana Girardot et Vincent Dedienne de jouer avec leur propre image (et la caricature de leur image) .
Ni vue, ni connue s’intéresse à ceux que le cinéma place volontairement à l’arrière-plan. Marc Fitoussi choisit une figurante, cette présence indispensable que le spectateur ne doit précisément jamais remarquer, pour raconter avec humour et une certaine cruauté le désir de reconnaissance, la fascination pour les stars et les hiérarchies parfois absurdes d’un milieu où quelques mètres sur un plateau peuvent séparer l’anonymat de la célébrité.
Corinne Maclou est figurante. Elle attend derrière les acteurs, traverse les plans, s’assoit à une table de restaurant ou marche dans une rue lorsque la mise en scène le demande. Mais Corinne ne veut pas rester éternellement ce visage flou derrière les vedettes.
Elle veut être actrice.
Chaque tournage devient donc une nouvelle possibilité. Peut-être qu’un réalisateur remarquera enfin son visage. Peut-être qu’une phrase lui sera confiée. Peut-être que quelqu’un comprendra qu’elle pourrait faire davantage que remplir l’arrière-plan.
Puis elle rencontre Sandrine Kiberlain.
L’actrice joue ici avec sa propre image et cette mise en abyme devient rapidement le principal plaisir du film. Une relation se crée entre la star et la figurante. Pour Corinne, cette proximité représente évidemment bien davantage qu’une nouvelle amitié : elle pourrait être la porte qu’elle attend depuis des années.
Mais que signifie réellement être proche d’une actrice célèbre lorsqu’on espère soi-même entrer dans la lumière ?
Marc Fitoussi construit sa comédie autour de cette ambiguïté. Corinne apprécie-t-elle Sandrine pour celle qu’elle est ou pour ce qu’elle pourrait lui apporter ? Et de son côté, la star considère-t-elle vraiment Corinne comme une égale ou apprécie-t-elle simplement cette relation tant qu’elle ne remet pas en question la frontière invisible qui les sépare ?
Isabelle Huppert trouve dans Corinne un personnage particulièrement savoureux. Son sérieux naturel renforce le comique d’une femme capable d’interpréter le moindre signe comme le début possible de sa grande carrière. Mais derrière l’obstination parfois ridicule apparaît progressivement quelque chose de beaucoup plus touchant : la peur d’avoir attendu toute une vie une reconnaissance qui n’arrivera peut-être jamais.
Le choix d’Isabelle Huppert possède évidemment une dimension ironique supplémentaire. Faire incarner une figurante désespérément invisible par l’une des actrices françaises les plus immédiatement reconnaissables crée un décalage dont le film peut constamment s’amuser.
Face à elle, Sandrine Kiberlain accepte elle aussi le jeu de l’autofiction et de l’autodérision. Elle incarne une version d’elle-même suffisamment crédible pour entretenir le trouble, mais suffisamment construite pour que le film ne se transforme jamais en simple coulisse documentaire.
Le duo fonctionne justement parce que chacune possède quelque chose que l’autre regarde avec curiosité. Corinne envie évidemment la carrière, la reconnaissance et la liberté apparente de Sandrine. Mais la célébrité possède également ses contraintes, ses habitudes et cette étrange impossibilité de savoir si certaines relations existent pour soi ou pour son nom.
Anne Marivin complète efficacement cet univers où chacun semble parfaitement connaître sa place dans la chaîne alimentaire du cinéma.
Marc Fitoussi observe ce petit monde avec une ironie tendre mais jamais totalement innocente. Les tournages deviennent des micro-sociétés où tout le monde se côtoie sans réellement appartenir au même monde : stars, seconds rôles, techniciens, assistants et figurants partagent le plateau, mais pas nécessairement les mêmes portes d’entrée.
Le titre résume parfaitement la situation de Corinne. Elle est constamment visible à l’écran, mais personne ne la voit vraiment.
C’est là que la comédie devient progressivement plus mélancolique. Derrière les situations absurdes et les petits arrangements du milieu se dessine le portrait d’une femme confrontée au temps qui passe. Jusqu’à quand peut-on continuer à attendre « le rôle » qui changera tout ?
Le film aurait parfois gagné à pousser davantage sa cruauté envers l’industrie qu’il décrit. Marc Fitoussi conserve une tendresse évidente pour ses personnages et certaines situations restent plus confortables qu’elles auraient pu l’être. Mais cette douceur correspond aussi à son cinéma, davantage intéressé par les contradictions humaines que par la satire féroce.
Drôle, élégante et discrètement mélancolique, Ni vue, ni connue trouve dans son formidable jeu de miroir entre Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain une manière réjouissante d’observer le cinéma depuis ses marges. Marc Fitoussi s’amuse de la célébrité, des hiérarchies et de cette frontière parfois cruelle entre ceux que la caméra regarde et ceux qui servent simplement à remplir le cadre. Derrière la comédie apparaît surtout une question universelle : combien de temps peut-on continuer à croire que notre tour finira par arriver ? Et confier ce rôle d’éternelle invisible à Isabelle Huppert constitue déjà, en soi, un délicieux paradoxe de cinéma.