Ni vue, ni connue
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70 critiques spectateurs

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joelle g
joelle g

106 abonnés 955 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 octobre 2026
Une comédie acide qui dévoile un peu les coulisses du monde du cinéma en mettant en lumière les figurants…..ces anonymes que nous ne voyons jamais ….
des dialogues percutants….mais parfois quelques longueurs.
Un beau duo de comédiennes …Isabelle Huppert l’actrice en quête d’un vrai rôle qui « colle » Sandrine Kiberlain la star …
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 664 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2026
120 secondes

Marc Fitoussi, avant d’être un des heureux réalisateurs de la série Dix pour cent, avait déjà parcouru un long chemin en faisant tourner les grands noms féminins du cinéma français, comme Karin Viard, Sandrine Kiberlain, Emilie Dequenne, Laure Calamy et surtout Isabelle Huppert, qu’il rêvait de retrouver après Copacabana et La Ritournelle. Voilà qui est fait avec ces 115 minutes de comédie douce amère. Corinne Maclou est figurante. Elle enchaîne les tournages avec l’espoir d’être remarquée et de décrocher enfin un vrai rôle. Lorsque son chemin croise celui de Sandrine Kiberlain et qu’une relation commence à se nouer entre les deux, Corinne espère concrétiser son rêve. Mais la célèbre actrice va-t-elle vraiment l’aider à se faire une place au sein de la grande famille du cinéma ? Un concept assez nouveau pour parler, - c’est une des marottes de notre cinéaste -, des invisibles du cinéma, les figurants, les costumières, les assistants, les techniciens… Une jolie comédie mélancolique avec le sourire aux lèvres, de celui qui ne nous aura pas quittés durant tout le film. Plus que recommandable.
Ledit concept consiste à faire endosser le rôle de l’inconnue à une nos plus grandes stars, l’extraordinaire Isabelle Huppert, qui joue les nunuches avec une belle assiduité au milieu des actrices et acteurs reconnus, Sandrine Kiberlain, Anne Marivin, Diane Krüger, Ana Girardot, Emmanuelle Bercot, sans oublier les participations masculines de Vincent Dedienne et Thomas Joly. Mais où ça devient très fort – « l’esprit 10 % » est sûrement passé par là – tous jouent leur propre rôle. et tous et toutes n’oublient pas au passage de nous montrer leur sens de l’autodérision. Fitoussi observe ce petit monde avec une ironie tendre mais jamais totalement innocente, C’est là que la comédie devient progressivement plus mélancolique, avec cette question cruciale en suspend : « Jusqu’à quand peut-on continuer à attendre « le rôle » qui changera tout ? » Sans cesse, drôle, élégante et discrètement mélancolique, cette comédie n’oublie jamais ce qu’il faut de tendresse pour éviter la satire cruelle. Et confier ce rôle d’éternelle invisible à Isabelle Huppert constitue déjà, en soi, un délicieux paradoxe de cinéma. Jusqu’aux 2 minutes dont je parlais plus haut, - oui 2 minutes seulement ! -, pendant lesquelles l’immense Madame Huppert laisse éclater son incroyable talent dans une tirade que vous n’êtes pas prêts d’oublier. Là, on touche au sublime. Et c’est pour ces instants uniques qu’on aime le Cinéma et… Isabelle Huppert.
Christian RZ
Christian RZ

97 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2026
C’est une comédie qui n’est pas une comédie, car bien peu de spectateurs rient devant cet étalage finalement assez touchant des humiliations que peuvent subir les "prolétaires du cinéma", représentés par une très convaincante Isabelle Huppert en figurante entêtée
Omg151
Omg151

85 abonnés 81 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 octobre 2026
Ni réussi, ni complètement raté, le film est très moyen malgré une situation de départ amusante. Faute de rythme et de mise en scène, on a l'impression de voir un épisode de 10% allongé sur presque deux heures. Beaucoup de scènes trop bavardes et inutiles où tous les enjeux sont bien répétés pour qu'on suive bien l'histoire en cas de légère sieste...Huppert sauve les meubles tant elle est mise en valeur par rapport à la pauvre Kiberlain qui lui sert la soupe. Les petits rôles sont sympa, mais le tout est tellement vieillot et paresseux, accompagné d'une musique horrible.
Cadreum
Cadreum

79 abonnés 836 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2026
Les comédiennes qui ne percent pas, Marc Fitoussi les filme depuis plus de vingt ans. Son court métrage Illustre Inconnue en suivait déjà une, réduite au doublage de dessins animés japonais, et La Vie d'artiste confiait le personnage à Sandrine Kiberlain en 2007. Près de vingt ans plus tard, les chaises ont tourné : la comédienne qui ne perce pas, c'est Isabelle Huppert, et Kiberlain joue la star, sous son propre nom. Le cinéma de Fitoussi a lui aussi monté d'un étage. Ni vue, ni connue a clôturé Locarno, inauguré le FIFF de Namur et tenu son gala à Toronto au lendemain d'un hommage à la carrière de Huppert.

Cette généalogie a donné naissance à Corinne Maclou, figurante chevronnée, intermittente qui court après ses heures et distribue son CV sur les plateaux en jurant qu'il "y en a sous le capot". Elle est le seul personnage inventé d'un monde où Kiberlain, Diane Kruger, Emmanuelle Bercot ou Anne Marivin jouent sous leur nom, et c'est Huppert qui l'incarne. Cette autodérision des vedettes fournit un chouette ressort comique, de Kruger qui bascule dans l'allemand dès que le mot français lui manque aux piques sur le long cou de Kiberlain. Sous son propre nom, celle-ci campe une star qui peine à nouer des relations sincères. L'écart entre une Huppert maladroite et naïve et une Kiberlain en diva froide et déconnectée fait le sel du film. Reste à savoir ce que vaut une telle lucidité.

Sur le tournage dont Kiberlain est la vedette, Corinne, réduite à une silhouette devant une photocopieuse, soupèse l'intention intérieure avec laquelle manipuler des dossiers, avant d'apprendre que la scène se fera sans elle. Le gag repose sur l'écart entre trois opérations : Corinne creuse une intériorité, la scène la réduit à un arrière-plan, et la composition la supprime. C'est l'excès d'investissement qui amuse ; la grammaire de mise en scène ne sert que de ponctuation. L'auteur d'un documentaire sur les figurants dit pourtant combattre ce jugement : "on les lâche sans consigne sur le plateau, puis on les trouve faux". Son film choisit de rire de la seule qui se donne une consigne.

Il y a aussi cette scène où Corinne assiste à l'élection immédiate d'une débutante venue sur un coup de tête, saluée comme une interprète naturelle et aussitôt promue à une réplique. La séquence est tenue depuis la position de Corinne, témoin et ce point de vue suffit : le spectateur voit avec elle un tirage au sort se donner l'allure d'un jugement. Le naturel qui consacre la novice disqualifie d'avance tout ce que Corinne a appris. Fitoussi dit avoir tourné un film sur la persévérance ; cette scène établit que l'obstination n'ouvre aucune porte et que la sélection récompense au hasard.

Tout aussi cruel, son père (sans certitude — ma mémoire me fait défaut) lui demande si on la verra, si on l'entendra parler, le film formule la hiérarchie : être dans l'image, puis accéder à la bande-son. D'ailleurs, le film montre bien les figurants maltraités, mal payés, mal nourris, dernier maillon de la chaîne : café tiède du thermos pour eux, expresso et croissants pur beurre à la cantine des vedettes. Muette dans ses figurations, Corinne n'existe sur les plateaux que par l'intrusion, CV tendu, protestation, incursion à la cantine, et la parole des autres lui revient en rebuffades : démarche intrusive, oppressante, inutile ; invitation à se demander pourquoi, à son âge, elle en est toujours au même point. Ces répliques fonctionnent comme des chutes derrière lesquelles le rire se range, et ce que Corinne réclame devient un tic de casse-pieds.

Puis vient le jour où Corinne a glissé à Kiberlain son CV et la captation d'une pièce qu'elle a jouée. C'est par une collègue, sur un autre tournage, qu'elle apprend que la star en tient désormais l'affiche. Le vol reste hors champ, sans scène ni coupable(comme il se pratique dans le métier) et Kiberlain s'en justifie par son seul rang. La vengeance de Corinne, un sac de tomates à la reprise de "sa" pièce, se solde par une embauche comme coach de la star. Chaque crise se règle par un contrat qui la rapproche de Sandrine tout en la faisant s'éloigner de l'écran, et la cruauté loge dans cet escalier pendant qu'on rit de gags aimables. Le film amortit pourtant ce qu'il montre. Les petits malheurs de la star, une couverture raflée par Diane Kruger, un agent qui la trouve trop Saint-Germain-des-Prés, pèsent autant que l'exclusion de Corinne. À ces instants, la comédie me parle moins. Seule la danse sur "Confidence pour confidence" gagne ma sympathie en mettant les deux femmes à égalité, le temps d'un tube sur le narcissisme réciproque.

Le dernier acte se déroule à Ouarzazate, péripétie qui relance le récit plus qu'elle n'affûte le regard sur le milieu. La recommandation promise auprès d'Emmanuelle Bercot a fait long feu, et Corinne suit Sandrine sur le tournage comme habilleuse. Plus à l'aise dans le drame, Huppert y joue parfaitement l'effacement : on reconnaît largement la star sous le rôle. Tout le paradoxe est là. La vedette a le droit de jouer n'importe qui, même une figurante ; la figurante, elle, ne jouera jamais la vedette. Je me mets presque à regretter que les stars ne soient pas jouées par d'illustres inconnues.

En d'autres mots, Ni vue, ni connue pique sans blesser, fait rire, tape souvent juste, puis s'essouffle : intrigue prévisible, mise en scène sans grande idée, dialogues redondants. Pour raconter les invisibles, il lui fallait le visage le plus connu du cinéma français. Les prochaines Corinne n'auront même pas droit au flou. Leurs doubles numériques ont déjà été au cœur de la grève d'Hollywood en 2023, et une foule se génère désormais sans un seul figurant sur le plateau. Demain, on ne les coupera plus au montage : on ne les convoquera plus du tout. Le film rit d'une invisible ; l'industrie prépare sa disparition.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

77 abonnés 647 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2026
Sur le papier, le synopsis semblait amusant.
Transformer Isabelle Huppert en figurante de cinéma, à la recherche d'un premier rôle susceptible de la faire sortir enfin de l'anonymat, et Sandrine Kiberlain en vedette égocentrique et évaporée promettait une comedie enlevée.
Mais la mayonnaise ne prend pas.
Malgré des dialogues ciselés et un casting intéressant, le scénario poussif tourne en rond et le tout devient un pétard mouillé deceptif.
The CritizMan
The CritizMan

68 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2026
Drôle et touchant, le film repose sur le duo attachant formé par Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain. Une comédie portée par deux actrices complices, entre humour et émotion.

La force du film réside avant tout dans ses personnages et dans les situations qu’ils traversent. L’humour permet de désamorcer certaines tensions, tandis que les moments plus sensibles apportent une véritable profondeur à l’histoire. L’ensemble trouve ainsi un équilibre appréciable entre légèreté et émotion.

Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain donnent au récit une énergie particulière. Leur présence et leur complémentarité contribuent largement au plaisir que l’on prend à suivre cette histoire. Sans prétendre bouleverser le genre de la comédie, le film offre un moment de cinéma sympathique, humain et suffisamment sincère pour laisser une impression positive.
Isaly13
Isaly13

56 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2026
Vu en AVP, connaissant particulièrement bien ce milieu, j’ai trouvé le film extrêmement juste sur la hiérarchie dans ce métier, le mépris, l’hypocrisie et les coups bas. Pas très glorieux pour les actrices et acteurs de renom, mais bienveillant envers tous ceux qui rament, acteurs ou techniciens. C’est vraiment très réussi malgré quelques petites baisses de rythme, forcément, dans une comédie de près de 2 heures. 
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2026
Le film est plaisant et le sujet des prolètaires du cinéma est bien traité de manière à la fois humoristique et caustique. Par contre je me demande si il n'y a que moi que ça gène de voir Isabelle Huppert, 73 ans, jouer le rôle d'une femme d'une quarantaine d'années. Les procédès techniques utilisés aujourd'hui permettent de modifier l'apparence des acteurs et je trouve ça inquiétant. A quand un clône d'Isabelle Huppert ? On pourra toujours la voir à 80 ans jouer un rôle d'adolescente !
Auré
Auré

33 abonnés 128 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2026
j'ai trouvé le film rafraîchissant. Ce face-à-face entre Sandrine Kiberlain dans son propre rôle, et Isabelle Huppert en actrice non reconnue contrainte à multiplier les figurations est vraiment sympa à suivre
PASCAL C
PASCAL C

31 abonnés 316 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2026
Malin mais un peu lent malgré de très bonnes actrices, la scène finale rattrape le tout et là...tu comprends ce que c'est d'être une actrice et de faire une carrière comme la sienne (de qui parle t-il ? se demande le lecteur).
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 94 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2026
vu en avp au FFA 2026. Il n'y a qu'Huppert qui pouvait etre crédible dans ce rôle d'inconnue au milieu de ce toutes ces personnalités du cinéma qui jouent leur propre rôle. Un film agreable qui n'hésite pas à condamner les coulisses de ce milieu. peut-être pas assez corrosif par moment, ce qu'il l'aurait rendu plus impactant.. Une bonne petite comédie qui sait aussi émouvoir par moment
mcdeux
mcdeux

25 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2026
Vu en avant première, j'ai trouvé ce film très réussi, il nous décrit d'une manière critique ce milieu du cinéma si âpre et cruel où tous les coups sont permis pour se faire une place...
Terrible !
Un milieu où une poignée de privilégiés écrasent sans pitié leurs courtisans.
Jean-Luc Macé
Jean-Luc Macé

18 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2026
Vu en avant-première ciné cool au klub Metz :
Belle critique du monde du cinéma par le prisme des figurants !
Rencontre improbable entre une actrice reconnue et une figurante.
C'est très bien joué par ce duo. Merci pour ce beau moment de cinéma !
Arnaud
Arnaud

17 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2026
La réalité brute des intermittents du spectacle y est super bien représentée. La fin se révèle moins difficile que la réalité mais l’ensemble reste très révélateur du quotidien des gens qui galèrent mais le le constraste avec le peu pour qui ça marche y est très bien représenté également. Ce monde est pourri et rempli d’hypocrites.
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