Avec un titre pareil, que vais-je bien pouvoir écrire ? Allez, je me lance.
Sensibilité, tendresse, pudeur/impudeur
Le temps s'arrête, j'ai pu d'heure, je me livre ... son père est le personnage du film, et par instants retrouvés il en perd son âge.
Contraste, musicalité (en musique, même alité), singulier/universel, et bien sûr ci-né-ma.
Son père et lui, ils l’ont fait. Accompli. Avec la vie, son père lui a transmis quelque chose du cinéma, et lui, il lui a en quelque sorte fait renouer avec ces fils du cinéma à la fin de la sienne, de vie, en remettant entre eux une caméra. Le téléscopage est fécond, entre le "grand cinéma" qui traverse tout le film en évoquant la carrière - incroyablement riche, quel voyage pour le cinéphile - du paternel, et le "film de famille" dont DIS PAS DE BÊTISES est à l'évidence un représentant assumé, avec son écriture singulière, celle de Vincent Glenn qu'on reconnaît de film en film. Il y a un enthousiasme communicatif à affirmer de la sorte : le film de famille, c'est du cinéma. Et aussi, plus subtilement, plus profondément, et dans un aspect qui, je suis prêt à la parier, en touchera plus d’un (et les références à Truffaut notamment sont là pour l'appuyer) : le cinéma, c'est une famille pour ceux qui cherchent la leur. Merci à Glenn père & fils de le donner à voir et à entendre, avec autant de franchise que de délicatesse, avec ce nouveau film.