363 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
70 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
21 critiques
3
29 critiques
2
7 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nomay Alias
1 abonné
18 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 12 juillet 2026
Dès les premières images de Si tu m'écoutes, le spectateur est pris au piège d'un contraste émotionnel d'une puissance rare…le film s'ouvre en nous injectant une véritable dose d'euphorie. On y découvre le lien fusionnel, presque magique, entre Jill et sa grande sœur Isabelle. C'est une plongée immédiate dans une légèreté lumineuse, une complicité si pure et vibrante qu'elle nous colle instantanément le sourire aux lèvres…on rit avec elles, on respire avec elles. Mais c'est précisément là que réside le génie et la cruauté de l'introduction : dès le départ, on sent la tragédie. Sous ce bonheur éclatant, une note sourde résonne en arrière-plan. Cette euphorie n'est pas gratuite ; elle est là pour nous montrer la valeur de ce qui s'apprête à être brisé, le film nous donne cette dose de joie intense pour mieux nous faire mesurer l'abîme qui va suivre. La sentence tombe, confirmant notre terrible pressentiment : Isabelle est décédée des suites de sa maladie…l'euphorie des premiers instants laisse place à une réalité brutale et d'un vide abyssal. C’est à ce moment précis que le film bascule dans une intimité bouleversante. Pour ne pas sombrer, pour ne pas accepter l'absence totale, Jill s'accroche à un rituel : appelé le numéro d'Isabelle et parler à sa boîte vocale…chaque message commencé par ce cri du cœur, "Si tu m'écoutes...", devient une bouée de sauvetage. Elle lui raconte tout : sa douleur, le silence de l'appartement, mais aussi son envie de se réinventer. Quelques mois passent, et Jill continue de composer ce numéro devenu sacré. Mais un jour, le rituel se brise : ce n'est plus la boîte vocale d'Isabelle qui résonne, quelqu'un décroche…le choc est brutal : le numéro a été attribué. Ce fil invisible qui la rattachait à sa sœur vient d'être coupé par la réalité du monde extérieur. Pourtant, la réaction de cet inconnu est d'une humanité rare…il ne parle pas, il écoute. Il comprend immédiatement la détresse de Jill et le poids de ses mots. En lui offrant ce silence attentif et cette présence bienveillante à l'autre bout du fil, il lui permet de dire ce qu'elle a sur le cœur et d'exprimer à quel point sa sœur lui manque. Ce moment suspendu prouve que parfois, une simple écoute anonyme et sans jugement est le plus beau des remèdes contre la solitude du deuil. La reconstruction de Jill n'est pas un long fleuve tranquille, et le film s'autorise quelques embardées plus légères, quitte à flirter avec les codes attendus du genre. On pense notamment à la scène du speed dating, où Jill finit par péter un câble. C’est le moment où le trop-plein d'émotions et le deuil impossible explosent face à la superficialité de l'exercice. Une scène divertissante, même si le jeu pousse parfois le curseur un peu trop loin dans la caricature. Le film cède aussi à une certaine facilité scénaristique avec l'incontournable histoire de coucherie avec la concurrence : un rapprochement charnel avec un autre apprenti de la formation. Si la tension entre rivaux dans l'ambiance électrique d'une brigade de pâtisserie est un classique, cette intrigue amoureuse apporte un côté un peu surjoué et attendu, contrastant avec la subtilité et la profondeur des scènes de deuil. L'histoire prend une tournure captivante lorsque l'homme du téléphone décide de franchir la frontière de l'anonymat. Intrigué ou touché par la détresse de Jill, il choisit d'entrer en contact avec elle dans le monde réel. Mais il y a un piège : il avance masqué, sans lui dire qu'il est le fameux mec du bout du fil. C’est là qu'une magnifique relation commence à se profiler. Cet homme s'immisce dans la vie de Jill avec douceur, en choisissant de devenir d'abord un ami. Cette approche permet à Jill de baisser sa garde. À ses côtés, elle trouve un espace de sécurité, une épaule sur laquelle se reposer et un complice pour partager son quotidien. C'est une romance qui prend son temps, s'ancrant d'abord dans une amitié sincère avant de glisser, petit à petit, vers quelque chose de plus profond. Le spectateur se prend au jeu de cette complicité naissante, tout en redoutant le moment inévitable où le secret éclatera. spoiler:
L:archétype de la comédie romantique Netflix : un produit parfaitement calibré, mais totalement dépourvu d'originalité. Dès les premières minutes, on devine où l'histoire va nous emmener, et le scénario déroule son programme sans jamais prendre le moindre risque. Tout est formaté, des personnages aux rebondissements, jusqu'à la conclusion, qui arrive exactement comme on l'attendait. Le film se regarde sans déplaisir, mais il ne suscite jamais la moindre surprise ni la moindre émotion durable. Au final, c'est une romcom interchangeable parmi tant d'autres, aussi vite vue qu'oubliée.
Une très belle surprise ! Une histoire moderne, touchante, portée par des personnages attachants et une belle dose d’émotion. Le film aborde des sujets sensibles avec justesse, tout en restant accessible. J’ai passé un excellent moment et je le recommande sans hésiter.
Sortie dans le torrent de films à l’eau de rose - interchangeables à l’infini – produits par Netflix, c’est vraiment sa réception et ses retours très positifs qui nous ont dirigé vers elle. Sinon, las d’un genre trop codifié et surtout tiré vers le bas par le streaming, on n’aurait probablement pas jeté un œil à ce « Voicemails for Isabelle ». Et on aurait eu tort, tant cette comédie sentimentale est réussie et fait partie des petites exceptions miraculeuses d’un genre balisé et de plus en plus souvent destiné à ses seuls afficionados. C’est bien simple, il y a des ingrédients indispensables pour faire sortir une œuvre de ce type du panier sans fond de ce type de productions formatées jusqu’à l’écœurement. D’abord, il faut une prémisse originale qui marque l’esprit. Ensuite, il est obligatoire que le duo star fonctionne, qu’il y ait une alchimie probante à l’écran. Enfin – et c’est peut-être le plus important – il faut une bonne dose de magie, de cette dose de miracle qui fait le sel de tout long-métrage romantique réussi. Et bien ce film les détient en grande majorité.
Dès les premières images on sent que cela va fonctionner. La partie enfance de l’héroïne est amusante, tendre et belle. Il y a un côté espiègle qui, en quelques scènes, montre la relation très forte entre le personnage principal et sa sœur atteinte d’un cancer. Et « Voicemails for Isabelle » de se moquer malicieusement des films romantiques et tragiques du style « Nos étoiles contraires ». Il n’empêche, le début est bouleversant, sublime même, parce qu’on croit à leurs liens indéfectibles. La suite rejoint davantage les rails de la pure comédie romantique et son postulat lorgne fortement sur « Vous avez un message » avec Tom Hanks et Meg Ryan, auquel le film rend un hommage tout aussi malicieux, en version contemporaine. Zoey Deutch, vue dans le chef-d’œuvre « Anniversary » ou « Nouvelle vague », est le rayon de soleil du long-métrage. Tout lui va et elle nous fait passer toutes les émotions possibles et inimaginables. En face, malgré tout le bien que l’on pense de lui (la comédie romantique gay « I love Simon »), Nick Robinson fait un peu pâle figure, il est mignon mais il manque de chien, il apparaît trop lisse et manquant d’expressions.
« Voicemails for Isabelle » peut se targuer d’avoir vraiment ce qu’il faut pour nous charmer. On a le cadre idyllique (et idéalisé bien sûr) de San Francisco ainsi que des seconds rôles amusants ou encore un humour parfois inusité dans ce genre de productions. Il y a une alternance de moments drôles et d’autres plus touchants. Dans tous les cas, on vit l’histoire de ces deux tourtereaux réunis par une messagerie vocale avec passion. Alors on pardonnera aisément une bande originale pop très kitsch alors que le film commençait avec un choix musical bouleversant au début : « « To Build A Home » de The Cinematic Orchestra. Et on fera l’autruche également sur quelques passages un peu niais qui remettent parfois le film dans les clichés du genre qu’on a plus envie de voir. À ce titre le final pousse un peu le bouchon trop loin, en durée comme dans ce qu’il nous montre. Dommage, car le film loupe le culte (pour le genre) de peu.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Une histoire touchante, qui parviendra à vous arracher quelques larmes a vitesse grand V. Si la fraternité et les émotions qui en découlent vous touchent en plein coeur, l'histoire d'amour le fait un peu moins. Pourtant la comédie et le drame se marient très bien dans ce film efficace et bien interprété, avec des personnages très attachants.
Le concept est original et fonctionne bien. Les personnages, à la fois loufoques et attachants, apportent beaucoup de charme au film et rendent l’histoire agréable à suivre. En revanche, malgré son côté émouvant, je n’ai pas versé ma petite larme comme je m’y attendais. Cela ne m’a toutefois pas empêché de passer un bon moment. Un film sympathique, touchant par instants, que j’ai apprécié dans l’ensemble.
Un film touchant puis accompagné de bien trop de clichés par la suite ce qui rend le scénario lourd sur la fin. La sincérité du début se perd minutes après minutes.
Si tu m'écoutes est le syndrome parfait de la rom-com "cliché-overdose". En mélangeant du mélo larmoyant, des clichés vus cent fois et une touche d’Emily in Paris pour le côté kitch et surfait, ce film est un catalogue ambulant de facilités scénaristiques. Du deuil réutilisé en chantage à l'émotion jusqu'à la sous intrigue en pâtisserie, tout est lourd et attendu. Une œuvre paresseuse qui ne suscite que l'agacement.
Vu sur Netflix. Sans surprise mais mignon, ça se regarde tout seul et comme il faut 100 caractères minimum pour expliquer comment j’ai pu voir un film qui est sur Netflix depuis déjà un certain temps je fais du remplissage