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Delphine B.
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5,0
Publiée le 2 octobre 2025
Un récit direct qui nous dévoile la triste réalité des jeunes enrôlés et condamnés par le système des stups. C’est à visage découvert que les protagonistes ont accepté de se livrer, jusque dans les espaces les plus retranchés du Palais de Justice. Rare ! Des séquences saisissantes qui révèlent la limite des moyens dont dispose la Justice d’aujourd’hui pour panser en dernier recours les défaillances d’un système de plus en plus violent et inégalitaire. Allez-y !
Un film poignant, touchant qui nous plonge dans la dur réalité du trafic de stupéfiants à Marseille. Toute mes félicitations aux réalisateurs, ce film est un travail remarquable d’une qualité rare.
Le cinéma du réel prend tout son sens grâce à cette immersion spectaculaire, ce huis clos magistral qui nous mène des geôles à la confrontation en comparution immédiate devant le juge. Une galerie de portraits saisissante, de ces ouvriers du stup en prise avec une société qui les malmène. A voir absolument, et à montrer aux ados.
Dans la veine des œuvres documentaires de Raymond Depardon, STUPS nous propose une plongée au cœur des comparutions immédiates des affaires de "stups" du tribunal de Marseille. Sans jamais jouer la carte du sensationnalisme ou du burlesque " à la striptease ", l'ensemble tient grâce au ciment de l'humain qui transparait dans la manière de juger et d'accompagner les mineurs souvent multi récidivistes.
Le juge Vincent Clergerie est également à l'écoute des différentes affaires qu'il est amené à juger en 20 minutes en moyenne.
Au final, un documentaire équilibré, sans voix off et où le hors champ est aussi important que les gros plans et qui démontre s'il n'était nécessaire le grand gâchis social de cette jeunesse exploitée par les gros bonnet du trafic de stupéfiant
Vu en avant-première, une fenêtre poignante et juste sur la façon dont le monde judiciaire fait face au trafic de stups parfois comme elle le peut tant certains destins ne parviennent pas à sortir du cercle vicieux des violences sociales.
Stups d’Alice Odiot et Jean-Robert Viallet est un documentaire qui frappe par sa frontalité et son intensité. En filmant les geôles et les comparutions immédiates du Tribunal de Marseille, les réalisateurs révèlent un théâtre social où se confrontent deux solitudes : celle du juge débordé par le flux des affaires, et celle du prévenu, prisonnier d’une misère sociale et économique. Le film déconstruit le mythe du « gros dealer » pour montrer les petites mains du trafic, exploitées comme des esclaves modernes : guetteurs, nourrices, jeunes déjà marqués par la prison. Si la mise en scène capte la comédie involontaire des prévenus tentant de convaincre, elle met surtout en lumière une réalité implacable : la justice punitive échoue à réinsérer et entretient une spirale sans fin. Stups agit comme un électrochoc, un miroir brut de nos contradictions collectives, rappelant que juger ne suffit pas si l’on ne donne pas d’avenir à une jeunesse abandonnée.