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Ce retour vers le passé en compagnie d’Isabelle et de Viviane est fait sous la forme d’un road-movie avec de belles images mettant en valeur certains paysages grandioses des Etats-Unis, accompagnées des réflexions de Al Moon sur un certain nombre de sujets : la violence, la passion pour les armes qu’on retrouve chez de très nombreux américains, le fait que « quand tu commences à tuer, c’est facile de recommencer », le rapprochement qu’on peut faire entre les vietcongs et les amérindiens, le révélateur que peuvent être les actions entreprises en zone de guerre sur la vraie nature d’un homme dans la mesure où toute guerre rabaisse les valeurs morales qui ont cours dans la vie civile. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Remonter le courant
Les Recommencements suit Al Moon, vétéran du Vietnam, dans un voyage à travers les États-Unis pour explorer son passé et retrouver les hommes de son bataillon. Rien n’y est écrit à l’avance : le film s’est construit au fil du voyage, au gré des rencontres et des retrouvailles, sans que personne ne sache ce qui allait se passer. Il laisse découvrir, ressentir et interpréter par soi-même, sans imposer une grille de lecture. Et ce choix n’a rien d’anodin : c’est exactement ce que fait Al Moon lui-même, qui montre ce qu’il souhaite, entre pudeur et besoin de dire. Le spectateur découvre ainsi ce qu’il choisit de partager, ni plus ni moins, et à quel moment, c’est sans doute ce qui fait toute la force du film.
Visuellement, le film est très beau. Les images sont souvent brutes, parfois dures, mais toujours au plus proche du vécu. spoiler: La fin est particulièrement marquante : elle met en parallèle le parcours du vétéran et celui des saumons qui remontent vers leur lieu de naissance, portant sur eux toutes les traces de leur vie.
Tout au long du récit, les cycles de l'humain et ceux de la nature s'entremêlent.
On sent le grand respect des réalisatrices pour l'homme qu'elles filment. Le projet a mis six ans à voir le jour, et la voix off a été entièrement co-construite avec lui. spoiler: Avec finalement assez peu de mots, le film aborde ce que la guerre laisse derrière elle : les souvenirs qui ressurgissent, le doute, la méfiance, la quête d'identité, le besoin de retrouver ceux qui ont vécu la même chose. Il pose aussi cette question vertigineuse : comment rester « quelqu'un de bien » après avoir connu la violence et la déshumanisation ?
Le film respecte enfin une part d'opacité. Tout n'est pas dévoilé, et c'est très bien ainsi.
Le rythme est parfois un peu lent, ce qui pourra dérouter les spectateurs peu habitués au cinéma d’auteur (dont je fais partie). Mais cette lenteur épouse, là encore, le parcours long qui se déroule sous nos yeux, et si l’on accepte de se laisser porter, le film suscite une vraie réflexion. Il n’est pas joyeux, et n’a pas vocation à l’être, mais il n’est jamais morbide.
Si vous avez l'occasion de le voir lors d'une projection suivie d'un échange avec les réalisatrices, n'hésitez pas. La parole des deux réalisatrices, entre poésie et philosophie, prolonge magnifiquement le film.
Les Recommencements suit Al Moon, vétéran du Vietnam, dans un voyage à travers les États-Unis pour explorer son passé et retrouver les hommes de son bataillon. Rien n’y est écrit à l’avance : le film s’est construit au fil du voyage, au gré des rencontres et des retrouvailles, sans que personne ne sache ce qui allait se passer. Il laisse découvrir, ressentir et interpréter par soi-même, sans imposer une grille de lecture. Et ce choix n’a rien d’anodin : c’est exactement ce que fait Al Moon lui-même, qui montre ce qu’il souhaite, entre pudeur et besoin de dire. Le spectateur découvre ainsi ce qu’il choisit de partager, ni plus ni moins, et à quel moment, c’est sans doute ce qui fait toute la force du film.
Visuellement, le film est très beau. Les images sont souvent brutes, parfois dures, mais toujours au plus proche du vécu. spoiler: La fin est particulièrement marquante : elle met en parallèle le parcours du vétéran et celui des saumons qui remontent vers leur lieu de naissance, portant sur eux toutes les traces de leur vie.
Tout au long du récit, les cycles de l'humain et ceux de la nature s'entremêlent.
On sent le grand respect des réalisatrices pour l'homme qu'elles filment. Le projet a mis six ans à voir le jour, et la voix off a été entièrement co-construite avec lui. spoiler: Avec finalement assez peu de mots, le film aborde ce que la guerre laisse derrière elle : les souvenirs qui ressurgissent, le doute, la méfiance, la quête d'identité, le besoin de retrouver ceux qui ont vécu la même chose. Il pose aussi cette question vertigineuse : comment rester « quelqu'un de bien » après avoir connu la violence et la déshumanisation ?
Le film respecte enfin une part d'opacité. Tout n'est pas dévoilé, et c'est très bien ainsi.
Le rythme est parfois un peu lent, ce qui pourra dérouter les spectateurs peu habitués au cinéma d’auteur (dont je fais partie). Mais cette lenteur épouse, là encore, le parcours long qui se déroule sous nos yeux, et si l’on accepte de se laisser porter, le film suscite une vraie réflexion. Il n’est pas joyeux, et n’a pas vocation à l’être, mais il n’est jamais morbide.
Si vous avez l'occasion de le voir lors d'une projection suivie d'un échange avec les réalisatrices, n'hésitez pas. La parole des deux réalisatrices, entre poésie et philosophie, prolonge magnifiquement le film.
Magnifique enquête menée dans le temps long d'une confiance patiemment conquise. Le portrait de ce vétéran du Vietnam qui se dessine progressivement dans l'ombre est terriblement touchant.
Un film inouï qui nous invite à réapprendre à voir et à entendre. Une expérience profonde, où la beauté des paysages désolés nous plonge dans la tragédie du monde. Le plus beau documentaire de cette année.
J'ai eu la chance d'assister à une avant-première. Ce fut le meilleur moment de ma semaine ! Un film prenant et immersif qui démontre que la représentation des autochtones peut être empreinte d'empathie, loin des nombreux clichés longtemps véhiculés par un cinéma de propagande américain mais aussi européen voué à dénaturer la réalité historique et à présenter les individus de façon erronée. Projet spontané et peu prémédité, Les Recommencements s'avère d'une grande finesse par l'équilibre entre les silences et les prises de parole, mais aussi entre l'ombre et la lumière. On ne peut qu'être reconnaissant à Al Moon de nous prendre tous, nous spectateurs, pour compagnons de route d'ouest en est dans ce chef-d'œuvre à découvrir absolument !
Je suis sensible au processus de création : un engagement au long cours sur un documentaire de terrain, aire d'autoroute ou amérindien ancien du Vietnam.., dans une écoute totale sans projet personnel et faisant confiance au déroulement d'un récit qu'elles subliment en laissant voyager le spectateur. Cette quête au long cours est fascinante.
Al est un vétéran du Vietnam.
Après des années d'errance, il revient sur la terre de ses ancêtres, au bord du grand fleuve Klamath Californie
Son voyage m'a touché en plein cœur.
Al remonte le courant comme les saumons sauvages ; il rentre chez lui pour renouer à ces origines.
La caméra ne triche jamais ; elle monte dans sa barque et tangue au ras de l'eau.
Le film prend son temps ; il refuse le formatage artificiel des reportages.
Le montage laisse le temps à la nature ; on écoute le vent dans les grands arbres, le clapotis de l'eau et le souffle d'Al.
Les cinéastes ont campé des mois avec lui sous la tente ; elles chassent tous les clichés exotiques.
Une œuvre magnifique, vraie et bouleversante. Courez le voir !
Après des années d'errance, il revient sur la terre de ses ancêtres, au bord du grand fleuve Klamath Californie
Son voyage m'a touché en plein cœur.
Al remonte le courant comme les saumons sauvages ; il rentre chez lui pour renouer à ces origines.
La caméra ne triche jamais ; elle monte dans sa barque et tangue au ras de l'eau.
Le film prend son temps ; il refuse le formatage artificiel des reportages.
Le montage laisse le temps à la nature ; on écoute le vent dans les grands arbres, le clapotis de l'eau et le souffle d'Al.
Les cinéastes ont campé des mois avec lui sous la tente ; elles chassent tous les clichés exotiques.
Une œuvre magnifique, vraie et bouleversante. Courez le voir !
Magnifique film vu en avant-première.
Une rencontre inattendue de plusieurs sujets bouleversants dont la réalité de vie actuelle des natifs américains, la guerre du Vietnam et la souffrance de la nature. D’une infinie humilité, patience, respect, une écoute sans intrusion, clichés, lieux communs. Un regard d’une grande sensibilité, profondeur, finesse. Deux réalisatrices hors du commun, d’une puissante intelligence de cœur comme d’esprit... un film qui montre, qui écoute, qui transmet sans ajouter de souffrance à la souffrance... Merciiii !
Une rencontre inattendue de plusieurs sujets bouleversants dont la réalité de vie actuelle des natifs américains, la guerre du Vietnam et la souffrance de la nature. D’une infinie humilité, patience, respect, une écoute sans intrusion, clichés, lieux communs. Un regard d’une grande sensibilité, profondeur, finesse. Deux réalisatrices hors du commun, d’une puissante intelligence de cœur comme d’esprit... un film qui montre, qui écoute, qui transmet sans ajouter de souffrance à la souffrance... Merciiii !
Quel film magnifique ! J’en suis sortie profondément émue, avec des images plein la tête et l’impression d’avoir vécu quelque chose de rare.
J’ai aimé la présence incroyable d’Al, sa voix, son énergie, obstinée. Et puis ces routes, ces ciels immenses, ces paysages qui semblent garder la mémoire de tant d’histoires.
On traverse une Amérique blessée, parfois inquiétante, mais le film est aussi plein de vie, de rencontres inattendues, de moments drôles et de beauté.
Ce qui m’a le plus touchée, c’est qu’on ne nous explique pas tout. On nous laisse regarder, écouter, ressentir, faire notre propre chemin. Et peu à peu, quelque chose se passe. On se surprend à regarder autrement un visage, un arbre, une rivière, un animal.
C’est un film qui continue de vivre en vous longtemps après la séance. Il donne envie de rester curieux, de faire attention aux autres, de ne pas renoncer à s’émerveiller, même dans un monde aussi abîmé.
Cela aide à vivre.
J’ai aimé la présence incroyable d’Al, sa voix, son énergie, obstinée. Et puis ces routes, ces ciels immenses, ces paysages qui semblent garder la mémoire de tant d’histoires.
On traverse une Amérique blessée, parfois inquiétante, mais le film est aussi plein de vie, de rencontres inattendues, de moments drôles et de beauté.
Ce qui m’a le plus touchée, c’est qu’on ne nous explique pas tout. On nous laisse regarder, écouter, ressentir, faire notre propre chemin. Et peu à peu, quelque chose se passe. On se surprend à regarder autrement un visage, un arbre, une rivière, un animal.
C’est un film qui continue de vivre en vous longtemps après la séance. Il donne envie de rester curieux, de faire attention aux autres, de ne pas renoncer à s’émerveiller, même dans un monde aussi abîmé.
Cela aide à vivre.
Un film subtile et bouleversant où la rencontre grâce au cinéma, se transforme en traversée du miroir.
Venez découvrir le film poignant earth&fire&water movie de Vivianne Perelmuter et Isabelle Ingold, qui ne parle que de renouvellement, et sublime le traumatisme de guerre, le deuil, filme comme jamais vu sous l'eau, la transhumance des saumons, est une expérience sublime. Ce n'est pas qu'un trésor spirituel et artistique mais un film essentiel qui nous comble de son humanité et sa grâce.
"Home is a place some of us never find"....
car un trauma peut en cacher un autre.......
donc "Retourner là où le passé peut ouvrir l'avenir...." "Réécrire son propre récit"...
Des vérités psychiques profondes et universelles qui s'entrelacent avec l'HIstoire et se révèlent au cours d'un voyage dans une Amérique mythique qui est aussi un univers mental,
un film d'unne densité exceptionnelle
car un trauma peut en cacher un autre.......
donc "Retourner là où le passé peut ouvrir l'avenir...." "Réécrire son propre récit"...
Des vérités psychiques profondes et universelles qui s'entrelacent avec l'HIstoire et se révèlent au cours d'un voyage dans une Amérique mythique qui est aussi un univers mental,
un film d'unne densité exceptionnelle
La rencontre des réalisatrices avec un vétéran du Vietnam hanté par ses souvenirs mais hésitant à les affronter donne lieu à un chef-d'oeuvre du documentaire : Une caméra libre, une parole libre permet de soulever des problèmes écologiques, existentiels de manière subtile et profonde.
Un film magnifique qui dépayse et vous renvoie aux questions les plus archaïques et essentielles. Un chef d’œuvre.
Bouleversant, un film éminemment écologique, l'humanité et ses doutes au cours d'un voyage au travers de l'Amérique. La vie, ses recommencements, le courage de faire front, le film continue à travailler, j'y pense souvent, le recommencement, les saisons. Je ne suis oas surprise qu'il ait obtenu le grand Prix au Festival Sciences et Cinema à Marseille, un documentaire qui nous plonge dans l'histoire de Al, mais aussi dans notre histoire. A voir absolument.
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