Pendant trois ans, la réalisatrice Hayley Garrigus s’est immergée dans le monde souterrain et anonyme d’Internet pour explorer la genèse de ce que l’on appelle les "mèmes" (un concept (un texte, une image ou une vidéo) massivement repris, décliné et détourné sur internet au point de devenir viral).
Dit comme ça, ce documentaire avait tout pour être passionnant. D’autant plus que c’est un sujet qui nous touche tous. Qui n’a jamais croisé la route d’un mème en naviguant sur internet ? On y a tous déjà été confronté au moins une fois dans notre vie.
D’autant plus que certains mèmes n’ont vraiment rien d’anodin, ce qui semble être parodique, absurde, moqueur voire méchant, peut bien souvent virer du côté obscur, en étant raciste ou discriminatoire envers n’importe quelle communauté ou orientation sexuelle. Certains mèmes peuvent même être des outils puissants de manipulation ou de déstabilisation, voire de propagande.
On découvre notamment comment Pepe the Frog, devenu un mème internet à partir de 2008, a finit par devenir un symbole raciste lorsqu’il a été récupéré par l’alt-right pro-Trump lors de la campagne présidentielle de 2016.
« Il fut un temps où chaque village avait un idiot et ça n'avait pas d'importance parce qu'ils savaient qu'il était idiot. Maintenant les idiots se sont rassemblés sur internet pour légitimer l'idiotie. »
You Can't Kill Meme (2021) nous entraîne dans les bas-fond d’Internet, à la rencontre de plusieurs communautés secrètes et occultes, bien souvent en lien très étroit avec l’extrême-droite. Il y est question de "magie mémétique", du "Kek", de "4chan", de l’ultra-droite, de complotistes, de magie, … Bref, ça part dans tous les sens, c’est complètement confus et décousu, à tel point que j’ai rapidement été largué, au point de ne plus rien y comprendre.