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3,0
Publiée le 15 août 2026
Une famille hongroise s'installe sur l'île de Vancouver, au Canada, dans l'espoir de prendre un nouveau départ. Un énième recommencement, mais le changement ne semble pas être une solution miracle. Les mêmes problèmes ressurgissent avec, toujours, une plus grande intensité, ce qui plonge la famille, et surtout les parents, dans le désarroi le plus total. Cette histoire est en partie inspirée de ce que Sophy Romvari a connu. À l'image du travail effectué par la grande Sasha, ce film est un moyen d'essayer de comprendre ce qu'elle a vécu. Un journal de famille qui prend vie à travers une structure narrative un peu différente, puisqu'elle contourne la réalité et fusionne plusieurs choses. Des souvenirs redécouverts et analysés différemment grâce au recul. La réalisatrice cherche à comprendre, mais peut-être aussi à trouver du réconfort en montrant que tout a été fait sans succès. Je n'ai pas ressenti une grande connexion émotionnelle avec cette histoire, mais il y a quand même quelque chose d'attendrissant et d'original dans ce film et son approche.
Le thème du film ne permet pas une adhésion facile, il est compliqué de se projeter dans les personnages, de s’identifier. La bienveillance du film est agréable, mais son aspect bicéphale (fiction et documentaire) est déstabilisant (quand on ne s’y attend pas). Au final c’est ce qui manque, l’aspect émotionnel d’un film qui aborde une histoire familiale rare.
Chronique famíliale sur un ado "border line", probablement autiste, on ne saura pas. Sans parhos, sans intrigue psychologique, le film relate les faits rien que les faits, et c'est ce qui fait son intérêt.
Très bon film , autobiographique de la cinéaste Sophy Romvari qui possède une puissance émotionnelle ravageuse , une étude d’un mystère comportemental tout en finesse , et recèle un charme fou , dû en grande partie à sa retenue et au regard pudique que la cinéaste porte sur cette tranche de son enfance . La réalisatrice joue de la frontière entre fiction et documentaire et c'est la force des souvenirs qui est ici convoquée, qu'ils soient bons ou mauvais !
D'une sensibilité rare - sorte de journal intime d'une femme qui déroule en flashbacks et "voyages" dans le passé son enfance aux côtés de sa famille et d'un grand frère "pas comme les autres"... Belle découverte malheureusement mal diffusée sur une ville comme la mienne, il faut vraiment chercher les séances : merci Allociné !
Un enquête minutieuse qui raconte ce que cela signifie d'être la petite soeur d'un frère aîné fasciné par le chaos et qui le provoque. Comment vivre à ses côtés ? Entre colère et tristesse, la petite, devenue grande, décrypte les traces que ce frère a laissées. D'une grande intelligence sur les rapports familiaux dans ce contexte précis. Une manière originale de parler des troubles psychiques.
À la fin du XXe siècle Sasha doit faire face au caractère erratique de son grand frère qui envisagerait sans sourciller de brûler la maison qui l’abrite elle, ses parents et ses autres frères. Des années plus tard elle cherche à comprendre. L’incompréhensible. J’ai été moyennement convaincu par cette exercice d’auto-fiction malgré quelques passages poétiques. Pour être honnête je ne voulais pas voir ce film, seul la canicule m’a attiré devant l’écran sur lequel il était projeté.
Films complexe sur un sujet difficile . Les choix de réalisation sont discutables, apparemment volontaires mais certains plans inutiles ne servent pas le propos. Dans l ensemble un film subtil délicat et émouvant.
À la fois bouleversant émotionnellement et complexe (en apparence) dans sa structure narrative, ce film est un véritable choc, qui va au-delà du simple appel au respect de la différence. Une très agréable surprise.
A force de ne rien montrer, ou si peu, du déséquilibre de l'adolescent, le film est puissamment soporifique. Alors que le sujet avait un gros potentiel, l'absence de rythme, de scénario, de direction et de mise en scène en font un repoussoir absolu. Ratage absolu.
Blue Heron est un premier film saisissant de la réalisatrice canadienne Sophy Romvari. On suit à travers les yeux d’une petite fille devenue ensuite adulte les perturbations créées par le comportement imprévisible du grand frère Jeremy (très juste Edik Beddoes). La veine est clairement autobiographique : dans les courts métrages et le documentaire qu’elle a réalisés avant ce premier long-métrage, la réalisatrice a mis en scène ses traumas liés à la mort de deux frères. Ce qui reste quand le couperet final tombe, c’est la douceur trompeuse des images de la vie quotidienne, banale et pourtant si dangereuse.
Décevant. C'est lent, un peu ennuyeux. Je m'attendais à une ambiance psychologique, une inquiétude qui monte...Mais ça ressemble plus à un téléfilm, voire limite documentaire. Le truc qui se veut original c'est la fille devenue adulte qui revisite son passé mais ça tombe un peu à plat. De manière générale je trouve que ça devient de plus en plus difficile de sélectionner des films sur la base des critiques de la presse. Il y a de moins en moins de bons films qui sortent. Du coup ils mettent des critiques exagérément positives à des films moyens...
Témoignage de la cinéaste sur la difficulté, la peine immense, pour sa famille et pour elle-même d'avoir eu un frère malade mental ( le diagnostic n'a pas été établi ).
" Blue héron " est finalement l'expression des émotions de la réalisatrice, au travers d'un film à la volonté cathartique qui reste malheureusement beaucoup trop en surface.
Les dernières dix minutes sont très fortes, mais ne rachètent pas totalement les difficultés éprouvées le reste du temps par la cinéaste canadienne à traiter son sujet en profondeur. Dommage !