Le film a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 du festival de Locarno. Par la suite, il a également été sélectionné dans d’autres festivals internationaux comme ceux de Toronto, San Sebastián, Vancouver, Bangkok ou encore Göteborg.
Il s’agit du premier long-métrage réalisé par la réalisatrice Sophy Romvari. Jusqu’à présent, cette dernière n’avait signé que des courts-métrages ou documentaires (Cold Feet – 2015 ; It’s Him – 2017 ; In Dog Years – 2019 ; Still Processing – 2020 ; It’s What Each Person Needs – 2022…).
Le film s’inspire directement de la propre vie de Sophy Romvari. En particulier sa relation complexe avec son frère. Cette dimension intime traverse d’ailleurs tout le récit de Blue Heron.
Sophy Romvari revendique une approche particulière. Ainsi plutôt que de chercher l’exactitude, la cinéaste préfère recréer volontairement des souvenirs flous, fragmentés et presque incertains, correspondant ainsi davantage à l’image de sa propre mémoire.
À l’écran, le personnage de Jeremy, que joue Eddik Beddoes, est quasiment muet puisqu’il ne prononce que deux répliques. Il s’agit d’un choix volontaire de la part de la réalisatrice qui voulait avant tout accentuer son mystère et montrer que l’on ne pouvait jamais totalement comprendre quelqu’un.
À la fin du film, la séquence de la lettre bouleversante est basée sur un véritable e-mail reçu par Sophy Romvari. La réception de ce message lui a permis de découvrir une nouvelle facette de son frère.