À demain sur la Lune
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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2026
"Le film accompagne plusieurs patients, mais s’attarde surtout sur Amandine et sa famille. Il filme leur manière d’habiter ce temps suspendu, entre lucidité, tendresse et espoir fragile. À leurs côtés, le docteur Leclerc incarne une présence médicale profondément humaine, consciente de ses propres limites, cherchant moins à guérir qu’à accompagner. Balmès capte les gestes quotidiens, les regards échangés, les silences lourds de sens — cette tentative commune de continuer à vivre malgré l’horizon qui se referme."

"Ce décalage s’accentue avec un dispositif émotionnel particulièrement insistant. Là où les films précédents de Balmès laissaient l’émotion naître des situations elles-mêmes, À demain sur la Lune semble vouloir l’accompagner, voire la provoquer. La musique de Guillaume Poncelet, omniprésente et souvent appuyée, guide le regard du spectateur. Elle installe une nostalgie insistante, parfois préfabriquée, à laquelle il devient difficile de s’identifier. À force de souligner l’émotion, le film semble craindre le silence, le vide, l’inconfort — autant d’espaces pourtant essentiels pour effleurer l’intensité nue des derniers instants."

"C’est dans cet entre-deux que s’inscrit Peyo, le cheval. Présence rare et singulière dans l’accompagnement de fin de vie, son regard profond et sa manière d’entrer en relation sans mots en font une figure médiatrice. Auprès des patients, son effet apaisant se révèle immédiat, presque tangible. Peyo ouvre et referme le film, parfois paré de guirlandes, comme un rituel discret. Il renvoie sans doute à la quête spirituelle que Balmès poursuivait déjà dans ses films bhoutanais. Cette présence exceptionnelle déplace alors le centre de gravité du documentaire : l’animal offre une voie d’accès à l’émotion différente, moins frontale que la confrontation directe à la violence existentielle de la fin de vie."

"Si le dispositif encadre parfois trop étroitement le regard, empêchant l’émergence d’une intensité pleinement saisie, le film parvient néanmoins à créer cet espace d’apaisement qu’il recherche. À l’image de son titre, emprunté à la chanson de Salvatore Adamo, il convoque une promesse douce, presque consolatrice. Entre pudeur et démonstration, entre spiritualité et matière, À demain sur la Lune propose au spectateur une expérience contemplative — imparfaite peut-être, mais portée par une humanité sincère."

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Direct-actu.fr
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Dans À demain sur la Lune, Thomas Balmès aborde la fin de vie avec une pudeur et une justesse rares. Le film nous plonge au cœur de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Calais, un lieu où l’accompagnement humain prime sur toute autre considération. Ici, la mort n’est ni spectaculaire ni mise en scène, elle est présente comme une réalité partagée, apprivoisée à travers l’écoute, le respect et la dignité accordée à chaque patient.

Au centre du récit se trouve Peyo, un cheval dont la capacité à percevoir les personnes les plus fragiles intrigue autant qu’elle apaise. Sans dressage ni protocole médical, sa présence transforme l’atmosphère des chambres qu’il traverse. Les corps se détendent, les respirations ralentissent, et un autre rapport au temps s’installe. Le film ne cherche jamais à expliquer ce phénomène, préférant en observer les effets concrets sur les patients, leurs proches et les équipes soignantes.

Le documentaire entremêle ainsi deux récits indissociables, celui de Peyo et celui des personnes en fin de vie. Face à l’animal, les patients cessent de parler de la maladie pour évoquer leurs souvenirs, leurs liens, et ce qu’ils souhaitent laisser derrière eux. Ces instants suspendus redonnent une forme de sens aux derniers jours et déplacent le regard porté habituellement sur les soins palliatifs. Il ne s’agit plus seulement d’accompagner la mort, mais de permettre à la vie de se dire jusqu’au bout.

Le parcours d’Amandine, jeune mère atteinte d’un cancer incurable, traverse le film comme un fil émotionnel fort. Lucide sur son destin, elle choisit de témoigner pour ses enfants, transformant sa participation au documentaire en un acte de transmission. Autour d’elle, médecins, infirmières et aides-soignants forment une communauté soudée, consciente de la dureté de leur mission, mais portée par une éthique profondément humaine.

Le film accorde également une place importante à Hassen Bouchakour, propriétaire de Peyo, dont le parcours éclaire autrement la présence du cheval. Ancien artiste de scène et cavalier, il a observé pendant des années le comportement singulier de Peyo avant d’en comprendre la portée. Son rôle n’est pas celui d’un dresseur, mais d’un accompagnant attentif, conscient d’être le témoin d’un lien qui le dépasse.

La mise en scène choisie par Thomas Balmès se caractérise par une grande discrétion. La caméra s’efface, respecte les silences, accepte les absences et les jours sans images. Ce temps long permet de capter des gestes infimes, des regards et des respirations qui racontent plus que de longs discours. Le regard des soignants souligne combien la présence de Peyo agit comme un soin non médical, parfois décrit comme spirituel, ouvrant un espace de sens et d’apaisement.

Sans jamais tricher avec l’émotion, À demain sur la Lune s’impose comme une œuvre de patience et de respect. Le film ne parle pas seulement de la mort, mais de notre rapport au temps, à l’amour et à la transmission. Une expérience humaine profonde, qui rappelle que rester vivant jusqu’au bout est peut-être le dernier acte de résistance face à l’inéluctable.
Sonia Aziza
Sonia Aziza

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5,0
Publiée le 29 janvier 2026
Vu en avant première, un magnifique film ,bouleversant, humain, on se laisse porter tout au long du film.
Delemotte Marjorie
Delemotte Marjorie

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2026
À demain sur la lune est un documentaire profondément touchant, qui invite à une réflexion intime sur la fin de vie, la place des liens, et ce que signifie encore vivre lorsque le temps se fait plus fragile. Le film ouvre un espace de dialogue essentiel, fait de pudeur, de douceur et de respect, laissant une empreinte durable bien après le visionnage.
Sarah Terrisse
Sarah Terrisse

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2026
Foncez en salle voir ce film d’une délicatesse et humanité rare.
Avec un sujet difficile le réalisateur réussi a pousser sa caméra en toute discrétion en toute pudeur. Ce film m’a bouleversé mais bizarrement malgré son propos lourd, j’en suis ressortie joyeuse, emplie d’un enthousiasme et heureuse d’avoir vu un bon film si bien réalisé.
Vraiment rien à redire d’ailleurs je ne me jamais de commentaire sur AlloCiné et le fait là le jour de la sortie pour soutenir un film majestueux qui mérite d’être vu par le plus grand nombre
isabelle dumortier
isabelle dumortier

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2026
Tré beau film documentaire sur la vie dans la fin de vie, et le travail d’Hassen et son cheval Peyo dans une unité de soins palliatifs. On rit,, on est ému, on pleure et on espère, malgré tout… La vie quoi. Mais là, avec des « vrais » gens…
Céline Maillé
Céline Maillé

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2026
Film documentaire touchant éveillant les consciences sur la fin de vie et l’importance des soins palliatifs pour accompagner les patients dignement.
Philippe Moulas
Philippe Moulas

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mai 2026
sur un sujet aussi important et sensible où des personnes géniales s'occupent de soins palliatifs, j'ai trouvé ce film exécrable. mettant le spectateur en position de voyeur. Expérience à ne pas recommencer.
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