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Nassou999
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4,0
Publiée le 28 janvier 2026
Sans pitié s’inscrit dans un registre sombre et réaliste, assumant une tonalité âpre sans effets appuyés. Le film prend le temps d’installer son atmosphère, travaillée avec soin, et laisse progressivement émerger une charge émotionnelle contenue mais persistante. Le jeu des acteurs est l’un de ses atouts majeurs, précis et habité, notamment dans le travail sur les silences, les regards et les tensions non dites. La violence, présente mais rigoureusement maîtrisée, n’est jamais gratuite : elle s’inscrit pleinement dans la trajectoire émotionnelle et psychologique des personnages. Pour un premier long métrage, Sans pitié témoigne d’une vraie maturité de mise en scène et d’un regard déjà affirmé. Un film solide, exigeant, qui laisse une empreinte durable.
Je suis allé à l’avant première au cinéma de la Joliette, ce qui nous a permis de rencontrer et discuter avec les acteurs et le réalisateur. Parler de ce super film avec les personnes qui l’ont conçu était super je recommande à tout le monde d’aller le voir car c’est un film qui aborde un sujet pas comme les autres, ce qui change du cinéma que nous avons l’habitude de regarder et qui est prometteur pour un jeune réalisateur qu’est Julien Hosmalin. Grand bravo !!
Sans pitié de Julien Hosmalin est une vraie réussite du thriller de vengeance, tendu et élégant à la fois. Le film évite la surenchère gratuite et installe une pression constante, dans l’esprit de Drive : silences lourds, violence brève mais marquante, atmosphère sombre parfaitement maîtrisée.
Le personnage principal a l’efficacité implacable d’un John Wick, mais avec une usure et une humanité plus proches de Taken, ce qui donne un vrai poids émotionnel à chaque confrontation.
Visuellement, le film est particulièrement marquant, et c’est là qu’on peut faire un parallèle fort avec Seven de David Fincher. On retrouve cette esthétique froide, presque poisseuse, où la ville semble étouffante, oppressante, comme si l’environnement lui-même participait à la noirceur morale de l’histoire. Les lumières basses, les teintes désaturées, les décors urbains sales ou vides créent la même sensation de malaise diffus que dans Seven. Ce n’est pas juste un décor : c’est un climat psychologique.
Avec en plus une sobriété et une action lisible, nerveuse, toujours au service du récit, Sans pitié dépasse le simple film de revanche. C’est un thriller stylé, immersif et habité, qui laisse une vraie trace après le générique.
A découvrir.... Ce film m'a bouleversé. Beaucoup de non-dits, on découvre l'histoire au fil du film. Beaucoup d'amour non exprimés.....Je n'en dit pas plus car je ne veux pas spoiler....
Un polar français sombre et unique en son genre, se déroulant dans le milieu des forains, au milieu de décors étranges et un peu inquiétants. Généralement peu adepte des "films de vengeance" j'ai pourtant apprécié cette aventure dont on ne sait pas jusqu'où elle va entraîner ses personnages, avec leurs relations troubles entre eux, avec leur passé, avec la police. Le film permet aussi de retrouver Adam Bessa, charismatique acteur des "Fantômes".
Décidément le cinéma francais ne cesse de se renouveler et ce film est dans la lignée des nouvelles propositions percutantes de l'année dernière !
On est immergés au coeur du milieu des forains dans lequel la loi du plus fort prime sur tout. C'est un film brut qui n'épargne pas en terme de violence. Le récit porte sur le lien fraternel, ce lien invisible qui permet de ressentir ce que l'autre ressent dans avoir à parler.
C'est un film marquant aussi bien visuellement avec ces plans travaillés qu'au niveau du son qui percute avec les bruits de train ou de briquet qui martèlent un rythme façon western des temps modernes.
Le casting est l'un des points forts et il regroupe mes révélations de l'année 2025 !
Je vais commencer par Tewfik Jallab qui est l'un des seconds rôles marquants du film "Partir un jour" ! On le retrouve ici dans le rôle principal de cet homme prêt à tout pour aider son frère dans sa quête de vengeance. Il est méconnaissable et ce rôle de chef de tribu brutal lui va bien !
Adam Bessa est l'acteur que j'ai découvert dans le film "Les fantômes". Il a un regard transperçant et magnétique qui est à la fois mystérieux et profond je l'adore !
Jonathan Turnbull de "Dossier 137" dans lequel il avait un rôle plutôt secondaire passe ici du côté obscur avec un rôle nuancé et plus violent qui détonne et il est totalement crédible !
Mention spéciale pour le dernier plan qui est absolument magnifique et fait le lien avec l'introduction : une pépite !
Cette première réalisation de Julien Hosmalin est impactante et réussie ! C'est un film dont j'ai peu entendu parler et qui mériterait plus de publicité ! Foncez le découvrir au plus vite il ne vous laissera pas indifférent !!
Deux jeunes frères, Ryan et Dario, sont élevés par leur mère dans un camp de forains. Dario est kidnappé. Il disparaît pendant quelques jours. Vingt ans passent. Dario (Adam Bessa héros taiseux des "Fantômes"), dont on comprend qu’il s’est exilé au Canada, revient enterrer sa mère. Ryan n’a jamais quitté le camp de forains et vit désormais de petits trafics. Dario reconnaît l’un de ses agresseurs. L’heure de la vengeance a-t-elle sonné ?
Mes deux fils sont allés voir Sans pitié avant moi. Ils ne l’ont pas aimé. J’ai voulu me faire ma propre opinion. Aurais-je mieux fait de les écouter ? Tout n’est pas à jeter dans ce premier film. Il vaut par son cadre : un non-lieu coincé entre une autoroute et un pont de chemin de fer qui enjambe la Meuse entre Liège et Maastricht. Il vaut aussi par son ambiance poisseuse qui rappelle James Gray et ses traumas familiaux jamais refermés.
Mais son intrigue passablement alambiquée – je ne suis pas sûr d’avoir compris qui est qui – ne vaut pas tripette et condamne ce petit film, mal distribué, à tomber rapidement dans l’oubli.
On est presque sur un western, mais à la française. Le film prend son temps, beaucoup de plans rapprochés sur les visages, les émotions, et des silences aussi. Les acteurs sont bouleversants de justesse et la photographie du film est vraiment superbe. Un petit côté Tarantino, presque Paris, Texas parfois, un côté résolument Americana. Le rythme volontairement lent et le sujet d'une violence inouïe qu'on devine dans la première partie prend aux tripes. On laisse le spectateur réfléchir, ressentir. spoiler: Le crescendo de la deuxième partie fonctionne bien aussi. On a envie qu'ils paient, on comprend d'avance que ça ne se sera pas un happy end . C'est un superbe premier film.
Adam Bessa hante le film de son regard spectral. C’est le plus grand interêt du film, sa prestation est habité comme un fantome errant en olein jour : bravo. De film en film il prend belle allure et s’etoffe d’un nouveau role interessant ici. Le film en lui est hyper stylisé, de oupage au cordeau qui fait bien honneur au films de genre, on sent le realisateur cinéphile et avec son chef operateurs ils emballent une belle atmosphere, ca fait olaisir pour les finitions soignée visuellement. En revanche le film est un recit sec, et je dirais que le film est un peu trop sec… il manque l’eteincelle, le petit teuc qui fait decoller l’ensemble et le rendre inoubliable… c’est une proposition correcte qui signe les premisse d’un realisateur technique promis à un bel avenir de metteur en scene Drama//thriller/polar.
Le réalisateur choisit un réalisme fort et minimaliste, dans la reconstitution du monde forain comme dans la violence qui apparaît quasi toujours en hors champs. Le drame signe la césure du film avant l'ellipse d'une dizaine d'années ; une ellipse longue qui interroge sur quelques points, car on devine bien que Dario n'a pas migré à 10 ans, il a donc dû partir avant sa majorité. Donc outre les dix ans on peut se demander comment s'est passé l'adolescence de Dario ?! Néanmoins, le retour de l'enfant prodigue lance l'histoire et l'intrigue principale. On aime le fait que Dario/Bessa joue entre deux facettes, à savoir est-ce que c'est de revoir un de ses bourreaux qui le poussent à la vengeance ou, son retour était d'ores et déjà prévu pour sa vengeance ?! Mais on aurait aimé un Adam Bessa un peu moins mutique et monolithique, le côté froid et hyper réservé est trop surjoué. Le rythme s'accélère bien et logiquement, les sous-intrigues sont bien intégrées au fil directeur, les interactions ouvrent des portes émotionnelles puissantes (le douanier !) même si quelques détails sont faussés et invraisemblables... SPOILERS voir site... Site : Selenie
Très bon film, très bien réalisé. Les 3 enfants du début portent le film à bout de bras pendant les 30 premières minutes. Admirables. Un immense bravo à Laïs Mayyas qui est bouleversant dans le rôle du grand frère. Puis les adultes prennent le relai. Admirables aussi.
Une photo chaude, des décors industriels aux relents d'ocre. Une première partie bien trop longue mais nécessaire à certains égards pour mieux comprendre les dynamiques entre les personnages. La seconde, froide, violente. Un film, qui peut en rappeler un autre, mais qui s'en éloigne par sa vengeance opportuniste.
Super film et à voir absolument Sujet sensible et intense, traité avec intelligence. La mise en scène est soignée, l’atmosphère est prenante et les performances des acteurs apportent une vraie profondeur émotionnelle à l’histoire.