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caramel2017
20 abonnés
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3,5
Publiée le 25 janvier 2026
Adam Bessa hante le film de son regard spectral. C’est le plus grand interêt du film, sa prestation est habité comme un fantome errant en olein jour : bravo. De film en film il prend belle allure et s’etoffe d’un nouveau role interessant ici. Le film en lui est hyper stylisé, de oupage au cordeau qui fait bien honneur au films de genre, on sent le realisateur cinéphile et avec son chef operateurs ils emballent une belle atmosphere, ca fait olaisir pour les finitions soignée visuellement. En revanche le film est un recit sec, et je dirais que le film est un peu trop sec… il manque l’eteincelle, le petit teuc qui fait decoller l’ensemble et le rendre inoubliable… c’est une proposition correcte qui signe les premisse d’un realisateur technique promis à un bel avenir de metteur en scene Drama//thriller/polar.
Le réalisateur choisit un réalisme fort et minimaliste, dans la reconstitution du monde forain comme dans la violence qui apparaît quasi toujours en hors champs. Le drame signe la césure du film avant l'ellipse d'une dizaine d'années ; une ellipse longue qui interroge sur quelques points, car on devine bien que Dario n'a pas migré à 10 ans, il a donc dû partir avant sa majorité. Donc outre les dix ans on peut se demander comment s'est passé l'adolescence de Dario ?! Néanmoins, le retour de l'enfant prodigue lance l'histoire et l'intrigue principale. On aime le fait que Dario/Bessa joue entre deux facettes, à savoir est-ce que c'est de revoir un de ses bourreaux qui le poussent à la vengeance ou, son retour était d'ores et déjà prévu pour sa vengeance ?! Mais on aurait aimé un Adam Bessa un peu moins mutique et monolithique, le côté froid et hyper réservé est trop surjoué. Le rythme s'accélère bien et logiquement, les sous-intrigues sont bien intégrées au fil directeur, les interactions ouvrent des portes émotionnelles puissantes (le douanier !) même si quelques détails sont faussés et invraisemblables... SPOILERS voir site... Site : Selenie
Très bon film, très bien réalisé. Les 3 enfants du début portent le film à bout de bras pendant les 30 premières minutes. Admirables. Un immense bravo à Laïs Mayyas qui est bouleversant dans le rôle du grand frère. Puis les adultes prennent le relai. Admirables aussi.
Une photo chaude, des décors industriels aux relents d'ocre. Une première partie bien trop longue mais nécessaire à certains égards pour mieux comprendre les dynamiques entre les personnages. La seconde, froide, violente. Un film, qui peut en rappeler un autre, mais qui s'en éloigne par sa vengeance opportuniste.
Super film et à voir absolument Sujet sensible et intense, traité avec intelligence. La mise en scène est soignée, l’atmosphère est prenante et les performances des acteurs apportent une vraie profondeur émotionnelle à l’histoire.
Ce film, dont la longue gestation et l’accouchement difficile ont été soulignés par l’équipe, s’impose comme une œuvre aboutie, notamment sur le plan formel, avec des plans soignés sur les voies ferrées et les canaux, ainsi qu’une esthétique post-industrielle réfléchie. Le réalisateur revendique un héritage américain, où l’on devine çà et là des accents lynchéens dans les atmosphères oppressantes ou des touches tarantinesques dans la tension narrative, tout en ancrant son récit dans un univers industriel et frontalier, loin du traitement festif et obsessionnel du polar ou d’Hitchcock. L’approche, résolument franco-belge sans être pesante, mêle une dimension sociale subtile à une ambiance inquiétante, celle de la fête foraine, lieu de contrastes et de non-dits. Les acteurs, convaincants et investis, portent cette ambivalence avec justesse, entre légèreté et gravité. Malgré la gaieté évoquée pendant le tournage, le montage final adopte une tonalité sérieuse, presque angoissante, renforçant l’ambiguïté du film, qui oscille entre enquête sociologique, thriller et récit de vengeance, le tout soutenu par une musique bien choisie, qui achève de plonger le spectateur dans cette atmosphère unique.
Je suis allée voir ce film en salle ce jour ,je l'ai trouvé trés bons à tout point de vue . D'une part, les acteurs sont excellents ce qui donne une forte portée au film tant dans la puissance des émotions que dans la finesse du jeu d'acteur .
Ce film se passe dans le huis clos du milieu des forains avec la vengeance vingt ans après de faits graves. Les réglements de compte s'enchaînent dans une vraie spirale ascendante qui n'épargne personne. Mais ce film aurait gagné en crédibilité, si au moins le réalisateur avait ajouté du suspense avec l'apparition des enquêteurs de la Police. Ici rien, nada...Coups de feu, réglement de compte et on ne voit pas un flic à l'Horizon ??? L'action du film se déroule au Luxembourg ( CF les plaques d'immatriculation des voitures et des douaniers) il aurait fallu le préciser; ne serait ce qu'en filmant un panneau autoroutier... Le synopsis parle de pardon...????Pas vu l'ombre d'un pardon...
Certains premiers films annoncent parfois clairement la naissance d’un talent derrière la caméra. Malgré ses imperfections propres à de nombreuses premières œuvres, le premier essai de Julien Hosmalin à la réalisation fait partie de ceux-là. Sur une de ces idées, lui et ses co-scénaristes ont imaginé et écrit un polar proche du western qui n’a rien à envier à la concurrence, américaine notamment. Mais c’est surtout au niveau de la mise en scène que « Sans pitié » interpelle. Dès le long prologue, on sent qu’Hosmalin a un univers en tête et qu’il le retranscrit dans son premier bébé. Photographie jaunie donnant un côté intemporel à ses décors d’usines désaffectées, de fête foraine d’un autre temps ou de zones péri-urbaines anonymes et sans âme ainsi que des cadrages précis, étudiés, judicieux et stylisés mais qui ne versent jamais dans la prétention ou dans le trop-plein démonstratif et ostentatoire. Voilà donc un long-métrage inaugural racé qui donne envie de connaître ce que son metteur en scène pourra nous réserver pour la suite de sa carrière.
« Sans pitié » fait le choix de ne pas donner d’indications spatio-temporelles précises. Tout juste sait-on que les séquences du passé sont à l’époque du franc ou que les lieux de l’action ne sont pas très loin d’un port marchand. Ces partis pris singuliers donnent à son film un côté intemporel et hors du temps appréciable. Le fait de faire de ses personnages des douaniers et des forains ajoute encore à l’originalité du projet et à sa réjouissante singularité. Les acteurs choisis sont en outre parfaits dans leurs rôles respectifs de ces deux frères: Adam Bessa incarne avec classe le benjamin taiseux, victime du passé rongée par la vengeance, tandis que Tewfik Jallab se glisse avec brio dans le rôle de l’ainé plus solaire et sanguin. Les seconds rôles, joués par des acteurs moins identifiables, sont tous aussi bien campés, même si leur caractérisation semble parfois inachevée, plus bâclée à l’écriture.
On est ici dans un pur film de vengeance. Le magnifique prologue pose les bases avec beaucoup d’habilité. Ensuite, le film accuse une toute petite baisse de rythme où la tension prend son temps avant de se remettre en place. Puis, le récit devient glauque, sauvage et sans concession. L’engrenage fatal proposé ici est implacable et digne des plus grands films du genre. Il y a une ambiance crépusculaire amplifiée par le côté tragique de l’histoire et la subtile et sublime mise en scène du réalisateur. Certaines zones d’ombre dans le récit sont à signaler tout de même, notamment dans les arrangements pas très clairs entre douaniers, dockers et forains mais cela n’a pas une importance capitale et ne dessert pas frontalement « Sans pitié ». À noter également, le choix judicieux d’une fin ambigüe dont on taira la teneur et qui nous laisse réfléchir sur la perpétuation de la vengeance et de la violence. Bref, une petite révélation et un suspense au cordeau mené sans temps mort qui augure du meilleur pour la suite.
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Sans pitié est un film haletant. Une réussite totale pour ce premier long métrage de Julien Hosmalin. Un choc à la hauteur de Diva de Jean-Jacques Beineix en il y a quarante-cinq ans.