Ce film, dont la longue gestation et l’accouchement difficile ont été soulignés par l’équipe, s’impose comme une œuvre aboutie, notamment sur le plan formel, avec des plans soignés sur les voies ferrées et les canaux, ainsi qu’une esthétique post-industrielle réfléchie. Le réalisateur revendique un héritage américain, où l’on devine çà et là des accents lynchéens dans les atmosphères oppressantes ou des touches tarantinesques dans la tension narrative, tout en ancrant son récit dans un univers industriel et frontalier, loin du traitement festif et obsessionnel du polar ou d’Hitchcock. L’approche, résolument franco-belge sans être pesante, mêle une dimension sociale subtile à une ambiance inquiétante, celle de la fête foraine, lieu de contrastes et de non-dits. Les acteurs, convaincants et investis, portent cette ambivalence avec justesse, entre légèreté et gravité. Malgré la gaieté évoquée pendant le tournage, le montage final adopte une tonalité sérieuse, presque angoissante, renforçant l’ambiguïté du film, qui oscille entre enquête sociologique, thriller et récit de vengeance, le tout soutenu par une musique bien choisie, qui achève de plonger le spectateur dans cette atmosphère unique.
Je suis allée voir ce film en salle ce jour ,je l'ai trouvé trés bons à tout point de vue . D'une part, les acteurs sont excellents ce qui donne une forte portée au film tant dans la puissance des émotions que dans la finesse du jeu d'acteur .
Ce film se passe dans le huis clos du milieu des forains avec la vengeance vingt ans après de faits graves. Les réglements de compte s'enchaînent dans une vraie spirale ascendante qui n'épargne personne. Mais ce film aurait gagné en crédibilité, si au moins le réalisateur avait ajouté du suspense avec l'apparition des enquêteurs de la Police. Ici rien, nada...Coups de feu, réglement de compte et on ne voit pas un flic à l'Horizon ??? L'action du film se déroule au Luxembourg ( CF les plaques d'immatriculation des voitures et des douaniers) il aurait fallu le préciser; ne serait ce qu'en filmant un panneau autoroutier... Le synopsis parle de pardon...????Pas vu l'ombre d'un pardon...
Certains premiers films annoncent parfois clairement la naissance d’un talent derrière la caméra. Malgré ses imperfections propres à de nombreuses premières œuvres, le premier essai de Julien Hosmalin à la réalisation fait partie de ceux-là. Sur une de ces idées, lui et ses co-scénaristes ont imaginé et écrit un polar proche du western qui n’a rien à envier à la concurrence, américaine notamment. Mais c’est surtout au niveau de la mise en scène que « Sans pitié » interpelle. Dès le long prologue, on sent qu’Hosmalin a un univers en tête et qu’il le retranscrit dans son premier bébé. Photographie jaunie donnant un côté intemporel à ses décors d’usines désaffectées, de fête foraine d’un autre temps ou de zones péri-urbaines anonymes et sans âme ainsi que des cadrages précis, étudiés, judicieux et stylisés mais qui ne versent jamais dans la prétention ou dans le trop-plein démonstratif et ostentatoire. Voilà donc un long-métrage inaugural racé qui donne envie de connaître ce que son metteur en scène pourra nous réserver pour la suite de sa carrière.
« Sans pitié » fait le choix de ne pas donner d’indications spatio-temporelles précises. Tout juste sait-on que les séquences du passé sont à l’époque du franc ou que les lieux de l’action ne sont pas très loin d’un port marchand. Ces partis pris singuliers donnent à son film un côté intemporel et hors du temps appréciable. Le fait de faire de ses personnages des douaniers et des forains ajoute encore à l’originalité du projet et à sa réjouissante singularité. Les acteurs choisis sont en outre parfaits dans leurs rôles respectifs de ces deux frères: Adam Bessa incarne avec classe le benjamin taiseux, victime du passé rongée par la vengeance, tandis que Tewfik Jallab se glisse avec brio dans le rôle de l’ainé plus solaire et sanguin. Les seconds rôles, joués par des acteurs moins identifiables, sont tous aussi bien campés, même si leur caractérisation semble parfois inachevée, plus bâclée à l’écriture.
On est ici dans un pur film de vengeance. Le magnifique prologue pose les bases avec beaucoup d’habilité. Ensuite, le film accuse une toute petite baisse de rythme où la tension prend son temps avant de se remettre en place. Puis, le récit devient glauque, sauvage et sans concession. L’engrenage fatal proposé ici est implacable et digne des plus grands films du genre. Il y a une ambiance crépusculaire amplifiée par le côté tragique de l’histoire et la subtile et sublime mise en scène du réalisateur. Certaines zones d’ombre dans le récit sont à signaler tout de même, notamment dans les arrangements pas très clairs entre douaniers, dockers et forains mais cela n’a pas une importance capitale et ne dessert pas frontalement « Sans pitié ». À noter également, le choix judicieux d’une fin ambigüe dont on taira la teneur et qui nous laisse réfléchir sur la perpétuation de la vengeance et de la violence. Bref, une petite révélation et un suspense au cordeau mené sans temps mort qui augure du meilleur pour la suite.
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Sans pitié est un film haletant. Une réussite totale pour ce premier long métrage de Julien Hosmalin. Un choc à la hauteur de Diva de Jean-Jacques Beineix en il y a quarante-cinq ans.
Film inattendu avec une grande cohérence d'ensemble et de très bons acteurs ! Certains enchainements sont un peu rapides à mon grès (je ne suis pas tout jeune). Je m'attendais à des scènes de violence à l'écran, ce qui n'est pas le cas, beaucoup de scènes violentes sont simplement suggérées. Je recommande vivement d'aller voir ce film.
A voir absolument Premier film puissant d'un réalisateur très prometteur , belle surprise, film dont on ressort pas indemne Sujet sensible et intense traité avec une grande justesse. De très bons acteurs surtout les 2 frères adultes Belle musique et superbe photographie
Quel film coup de poing ! Rythme nerveux, cadrages percutants, jeu d’acteurs intense : un pur thriller dramatique, qui nous secoue et nous trotte dans la tête à la sortie. Flamboyant.
J'ai eu la chance de le voir en avant-première, je n'ai pas vu le temps passer tellement l'écriture est cohérente. J'ai adoré ce film et j'irai même le revoir. Je le recommande.
il manque de rythme le fait et mal monté, la scène d'intrigue et trop courte donc ont ne s'attache pas zu personnage, ses dialogues trop long et une musique monotone