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Tm Guilabert
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4,0
Publiée le 25 janvier 2026
Hier à l’Eldorado de Saint-Pierre d'Oléron le film de Thomas Lacoste, Soulèvements, avant-première du film projeté en sa présence. La salle était comble pour voir ce documentaire composé de 16 témoignages de jeunes et parfois moins jeunes engagés dans la lutte pour le vivant auprès des Soulèvements de la Terre. Beaucoup d’émotions dans ces témoignages, Thomas Lacoste a laissé vivre la parole jusque dans ses hésitations, ses tremblements et c’est ce qui fait la beauté du film. Ce n'est pas un film montrant une nouvelle fois les violences policières à Sainte-Soline ou sur l'A69, ces moments existent mais sous la forme de très belles photographies et d'un hors-champ sonore particulièrement travaillé. C'est un film sur le sens du combat et de l'engagement. C'est un film rempli d'espoir et d'admiration pour ces militants. Dans ce temps où l’écologie est massacrée, sous la botte du productivisme, un film de résistance qui fait du bien.
Un vrai petit bijou d'humanité ! Un film qui donne de l'espoir et de la confiance en l'avenir. Les interviews sont menées avec intelligence et finesse, montrant des jeunes gens et moins jeunes amoureux de leur territoire et de la nature qui se battent comme des lions pour la préserver, qui luttent joyeusement ou difficilement contre les aberrations d'un système peu remis en question. Ils crient pour nous tous et donnent envie d'agir. Ils sont malins et courageux. Merci pour ce film.
Je suis allé voir ce film en avant premiere. Une belle claque, un realisateur porté par de fortes convictions et un parcours qui n'a plus rien à prouver. C 'est un vent de fraicheur , une parole pleine d'espoir. Les témoignages sont forts, intenses et vrais.....authentiques. L'émotion que ce film distille, fait du bien. Chacun des protagonistes est tellement investi dans un monde de solidarité, de bienveillance et d'amour du vivant. On arrête de s'angoisser et on pose des choses réelles et realisables. Le transgénérationnel n'est pas ici un concept mais une magnifique réalité: père fils, père fille.....c'est d'une puissance. Allez y , emmenez papi, mami et tous les écoangoissés, vos enfants, petits enfants, voisins, collégues....un autre monde est possible. Un autre monde est déjà là....yesssssssssssssss
Vu en avant première en présence du réalisateur Excellent film sensible et documenté Images et musique au service d’un discours pédagogique et politique fort Les personnes interviewées sont toutes très différentes et se compétent et montrent une intelligence émotionnelle incroyable Des moments particulièrement émouvants et esthétiques
Vu en avant première dans une salle comble! De très beaux portraits de la jeunesse engagée mais pas que, un hymne à la lutte collective pour le vivant, un montage et des images magnifiques, allez y! Ça donne de l'espoir , et l'envie de participer aux mouvements
Thomas Lacoste présente là un film exceptionnel. Ses images sont magnifiques, des hommes et des femmes intelligemment engagé. es, sensibles, authentiques et , solidaires et mus par le sens des communs et l'amour du vivant. Ce film est un hymne à la vie, un encouragement à la résistance contre toutes les opressions et la destruction du vivant. Il fait du bien, il est nécessaire. À ne pas rater!
Ce documentaire, sous une forme cinématographique classique, raconte la genèse et le fonctionnement de ce mouvement de résistance intergénérationnel qui fut considéré à tort comme subversif. A la lecture de ce documentaire, on constate que ce mouvement dont on a pu avoir des a-priori négatifs ne l’est pas autant que les médias nous l’ont présenté. Au contraire, ce film nous interpelle finalement sur la société que nous voulons pour nous et nos enfants. Entrecoupés de témoignages pertinents et d’images d’archives judicieusement choisies rappelant les différents manifestations de ND des Landes à Sainte Soline entre autres, ce documentaire démontre efficacement sans militantisme exagéré la justesse de la démarche de ce mouvement.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse au Club de l'Etoile à PARIS le 08/01/2026)
Vu en avant première à Nice, vendredi 9 janvier , au cinéma les variétes. J'ai énormémement apprécié ce documentaire car je trouve le choix du réalisateur malicieux. Outre les photographies qui sont epoustouflantes, les personnes interviewées parlent calmement, posément, et expliquent clairement le sens de leur engagement avec une émotion intacte, bref aux antipodes de l'image véhiculée du militant "radical" donc radicalisé, saboteur donc "éco -terroriste". Ces personnes ne sont pas des excitées qui braillent en l'air mais elles ont un discours politique construit tout en laissant leur coeur s'exprimer. On comprend clairement d'où vient la violence après ce film.
Film absolument attachant et qui offre résolument une lueur d'espoir. Quoi de plus fort pour fermenter la désobéissance que l'amour ? Les portraits, parfois intergénérationnels, se succèdent avec une pertinence rare et une émotion transcendante. Le parti pris du réalisateur de ne pas se focaliser sur la lutte elle-même mais sur les convictions sociales du mouvement est une véritable réussite qui permet enfin de pouvoir discuter de fond, de morales et de rapport à l'autre, alors même que la plupart des médias parasitent le débat public par la discorde et la manipulation.
Vu en avant-première au Comoedia (Lyon) en présence de Thomas Lacoste.
Vu en avant-première au Grand Action, ce film s’inscrit au cœur d’un débat brûlant : celui de la légitimité de la désobéissance civile face à l’urgence écologique. Le gouvernement avait diabolisé le mouvement Soulèvements de la Terre, allant jusqu’à tenter de le dissoudre — avant que le Conseil d’État n’annule cette décision, jugeant la mesure infondée.
Plutôt que de verser dans la polémique, le réalisateur choisit une approche apaisée et profondément humaine. À la frénésie politique et médiatique, il oppose la parole posée, lucide et sincère de militants de tous âges. Ces femmes et ces hommes racontent leur engagement, leur désir d’un autre rapport au monde, leur refus de voir disparaître rivières, sols et forêts. Leurs mots résonnent comme une réponse à l’impuissance collective face à la destruction du vivant.
Le film se distingue par sa mise en scène sobre, son écoute attentive, et une photographie lumineuse qui magnifie la beauté des paysages menacés. Sans jamais idéaliser ni dramatiser, il met en valeur la dignité de celles et ceux qui choisissent d’agir.
Au-delà du mouvement lui-même, le film esquisse un portrait sensible de la société française contemporaine, déchirée entre la tentation du repli et l’élan vers une transformation radicale. Face à une politique du rapport de force et du fait accompli, ces “soulèvements” rappellent que la démocratie ne se résume pas à l’obéissance, mais aussi à la capacité de dire non.
Œuvre lumineuse et souvent émouvante, ce documentaire est avant tout un hommage à la résistance, à la solidarité et à la force de l'engagement. .
Le 30 octobre 2022, suite à des échauffourées entre manifestants et gendarmes lors d’une manifestation contre le projet de méga-bassines à Saint-Soline, Gérald Darmanin (Ministre de l’Intérieur) qualifie les actes perpétrés par les manifestants écologistes « d’écoterrorisme ». La bombe est lâchée et fait le tour des médias. Dès lors, le collectif "Les Soulèvements de la Terre" sera le bouc émissaire et le parfait vilain petit canard à abattre, raison pour laquelle quelques mois plus tard, il annonce la dissolution du collectif (qui finira par être rejeté par le Conseil d’État).
Thomas Lacoste donne la parole à une poignée d’entre eux qui composent le mouvement écologiste (et de désobéissance civile). Ils sont 16 à prendre la parole, face caméra. 16 voix et 16 trajectoires aussi singulières que différentes les unes des autres, mais avec pour point commun, celui d’être intergénérationnel et de se battre contre (entre autres) l’artificialisation des sols et l’accaparement des terres & de l’eau.
Après Autoroute A69 - L'affaire personnelle de Macron ? (2023) de Clarisse Feletin et plus récemment Direct Action (2024) de Guillaume Cailleau & Ben Russell, ce documentaire met en lumière (comme les précédents), des zadistes qui ont (entre autres) manifestés à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d’aéroport, à Sainte Soline contre le projet d’une méga-bassine ou encore dans le Tarn contre la création de l’A69.
Le réalisateur s’est intéressé au collectif lorsque le gouvernement français (représenté par G. Darmanin) à qualifié les manifestants de terroristes, le mettant ainsi au ban de la société (qualifier de la sorte des manifestants écologistes, c’était du jamais vu). Qui sont-ils, pourquoi se sont-ils engagés et quelles sont leurs convictions ? Soulèvements (2026) leur donne la parole, chose que peu de médias mainstream ont su faire, en dehors de relayer les éternelles images d’assauts entre manifestants et CRS au beau milieu des champs, entre grenades et véhicules incendiés (il est plus facile de relayer le chaos d’une situation à l’instant T que de réellement se questionner sur les motivations des uns et des autres).
Soulèvements (2026) est un film choral passionnant, qui ne se focalise pas à proprement parler sur le mouvement contestataire mais plutôt sur les hommes et les femmes qui le composent. Des témoignages touchants et humains, bien loin de l’image sans cesse relayés par les médias.
Un point de vue neutre sur l'engagement de toute une génération et de son rapport à la nature et à notre société. Donne une image tout autre que celle présentée dans les médias et par nos politiques. Rafraichissant, inspirant, instructif.... Une vraie claque et source de nombreuses réflexions après visionnage.
Vu en avant-première dans le cadre du festival "Résiste!" au Forum des Images à Paris le 3 septembre 2025. Beaucoup de jeunes dans la salle, réjouissant.
Excellente mise en relief de la parole individuelle en lien avec des luttes collectives, dont la lutte victorieuse autour du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes est le premier volet, le plus connu, mais dont les autres luttes ne sont pas moins passionnantes et représentatives de l'utilité et de l'efficacité des résistances collectives de communautés rurales souvent non politisées à priori.