La Voix de Hind Rajab
Note moyenne
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292 critiques spectateurs

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Direct-actu.fr
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371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2025
La Voix de Hind Rajab est une œuvre saisissante, d’une intensité rare, où l’usage de véritables enregistrements bouleverse la frontière entre cinéma et réalité. Le huis-clos, porté par des interprètes remarquables, plonge le spectateur dans une tension continue, presque physique. Chaque minute devient une épreuve, révélant avec une justesse glaçante la cruauté de la guerre et l’impuissance qui l’accompagne.

La Voix de Hind Rajab s’impose comme un choc émotionnel brutal, et nécessaire. Le choix d’intégrer de véritables enregistrements confère au film une densité troublante, car la fiction semble s’effacer au profit d’une réalité qui serre la gorge. Le dispositif repose sur un huis-clos tendu, où les voix, les silences et les respirations construisent une montée en tension presque insoutenable. On traverse ces minutes avec un cœur battant, conscient à chaque instant de la gravité de ce qui se joue, et de la portée humaine de ce récit.
La mise en scène refuse tout artifice superflu, préférant la retenue, la précision, et une proximité qui place le spectateur au plus près de l’émotion brute. Les actrices et acteurs livrent des performances d’une justesse admirable, habités par une sincérité qui ne cherche jamais l’effet facile, mais la vérité. Cette immersion progressive transforme le visionnage en expérience, mêlant malaise, empathie et lucidité.
Sans jamais dévoiler ses ressorts, le film souligne la mécanique implacable de la guerre, et ce qu’elle inflige aux plus vulnérables. Il rappelle aussi, avec une force rare, que derrière chaque drame se cache une réalité humaine, une voix, une présence. Une œuvre qui marque, qui bouscule, et qui ne laisse pas indemne.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2025
Une fiction-témoin d’une absolue nécessité qui relate le meurtre par l’armée Israélienne en janvier 2024 d’une petite fille Gazaouie , Hind Rajab , ainsi que de sa famille et des secours qui ont tenté d’intervenir Jusqu'à présent je n'ai pas pris de positon concernant ce conflit mais quand l'on voit ça c'est à se poser des questions ! En outre le dispositif de Kaouther Ben Hania brandit un nom , lequel fait écho à des milliers d’autres enfants Palestiniens tués !
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2025
Peut-il vraiment exister une "guerre propre" ?
Cet oxymore résume parfaitement ce film docufiction mettant en avant toutes les horreurs d'un conflit armé.
L'action se passe à Gaza, une fillette palestinienne de 6 ans et sa famille sont pris pour cible par l'armée israélienne dans une voiture.
Elle seule n'a pas été touchée par les tirs, elle appelle les secours du Croissant-Rouge à l'aide, afin de venir la délivrer de ce cauchemar.
La tension est insoutenable, car les enjeux sont lourds : sauver une petite fille civile d'une mort certaine.
Même si ce long-métrage résonne comme une sorte de propagande pro-palestinienne (car cette oeuvre s'appuie sur des faits réels survenus en 2024), avec du recul, c'est toute l'infamie et l'injustice d'une guerre qui sont mis en lumière ici : pas de règles, pas de sentiments, pas d'honneur, rien que du très moche.
Un moment cinéma dur, intense et inacceptable, résumant finalement l'humanité : le pire (la violence sans limite) et le meilleur (les personnes dévouées à sauver autrui).
Site CINEMADOURG . free . fr
GyzmoCA
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295 abonnés 2 586 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 décembre 2025
Avec La Voix de Hind Rajab, Kaouther Ben Hania livre un film d’une puissance rare, à la frontière du documentaire et du cinéma de fiction. Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise, l’œuvre s’appuie sur une histoire vraie : les véritables appels téléphoniques d’une petite fille, Hind, prise sous le feu de l’armée israélienne. Une matière brute, insoutenable, que la réalisatrice transforme en expérience de cinéma.

Le film avance sur un fil tendu, mêlant reconstitutions et fragments du réel sans jamais trahir la vérité de ce qu’il raconte. La mise en scène est volontairement épurée : pas d’effets inutiles, pas de pathos forcé. Chaque silence, chaque coupure de ligne, chaque voix devient une source de tension. C’est stressant, désolant, affolant, et pourtant d’une justesse implacable.

Le silence dans la salle de cinéma, une fois la lumière rallumée, en dit long. Personne ne se presse, personne ne commente. Ce mutisme collectif prolonge le film, comme si les spectateurs avaient besoin de temps pour revenir à la réalité. Peu de films provoquent une telle sidération.

Ce qui rend La Voix de Hind Rajab si fort, c’est cette coexistence permanente entre l’humain et l’inhumain. L’innocence d’une enfant face à la violence d’un monde devenu fou. Sans discours appuyé ni démonstration politique, Kaouther Ben Hania pose une question vertigineuse : comment l’humanité peut-elle en arriver à de tels extrêmes ?

Un film nécessaire, bouleversant, qui laisse une trace durable.
L’un des grands films de 2025.
À voir absolument.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2025
Qui est le film ?
Avec La Voix de Hind Rajab, Kaouther Ben Hania choisit de s’ancrer dans une archive unique et irréductible, la conversation d’une enfant agonisante encerclée par les tirs, dans une voiture où git sa famille. Sa tension principale tient dans cette question : comment filmer l’infilmable sans l’absorber dans une dramaturgie ? Comment faire du cinéma sans détourner l’objet même qu’il cherche à rendre audible ? Le film veut répondre à l’appel de Hind en l’exposant. Il s’agit d’un geste risqué, moralement exposé, qui interroge la possibilité même de représenter un crime dont la seule trace conservée est un appel au secours.

Par quels moyens ?
Le premier choix, décisif, est d’ériger la voix de Hind en matériau fondateur. Le film se construit contre son propre désir de représenter, en admettant qu’aucune image possible ne rivalise avec la nudité du son. Ben Hania le sait et travaille précisément cette impossibilité. En plaçant la voix de la fillette au centre, le film transforme l’écoute en souveraineté morale : l’auditeur devient témoin contraint, face à un document qui ne tolère pas le détournement.

Pour organiser ce matériau brut, Ben Hania recourt au docufiction. Elle juxtapose l’archive et la reconstitution du centre d’appel du Croissant Rouge, service venant en aide. Ce dispositif permet de cartographier une chaîne de responsabilités : l’inertie militaire, les hésitations administratives, les protocoles qui paralysent au lieu de protéger. La fiction ne supplée pas le réel, elle l’encadre pour en montrer les angles morts. En d'autres mots, le recours à la fiction permet d’objectiver des chaînes de causalité qui, autrement, resteraient fragmentaires dans la seule bande audio.

L’effet paradoxal de cette construction est d’atténuer, à certains moments, la violence du fait. La mise en scène parfois télévisuelle, le didactisme de certains dialogues, la tension volontairement amplifiée rappellent que la cinéaste se place en auteur et non en simple transmetteur. Mais cette autorité est nécessaire pour faire sens. Là où l’archive frappe d’une manière brute, la mise en scène génère une tension de thriller qui, par sa logique narrative, peut fonctionner comme filtre. Ce qui ouvre une zone d’ambiguïté : gagne-t-on en intelligence politique ce qu’on perd en intensité immédiate ? Ce déplacement peut accroître la portée du document, mais aussi le convertir en spectacle émotionnel pour un public éloigné.

La position du spectateur est ainsi travaillée comme une épreuve. Entendre la voix enfantine jusqu’au bout est difficile ; c’est précisément cette difficulté que la réalisatrice cherche. Elle retire toute protection, toute distance consolatrice. Mais l’usage d’un témoignage réel comme moteur du film oblige à interroger la limite : honorons-nous la parole de Hind ou l’instrumentalisons-nous pour augmenter notre indignation ?

Enfin, le cadre du centre d’appel devient le théâtre d’un huis clos étouffant. Les parois vitrées, la circulation de l’information, le temps étiré donnent forme à une mécanique institutionnelle où chacun veut agir mais bute contre les structures. Le temps du film, compressé et tordu, restitue l’absurdité du déroulé réel, où huit minutes théoriques deviennent des heures. Les acteurs assument une tâche délicate : être instruments d’un réel qui les dépasse. Leur travail est souvent bouleversant, mais il est fragile, parce que soumis à une règle simple : ne jamais paraître substitut du vrai. Ben Hania ménage pourtant de beaux moments où la fiction se retire pour laisser l’archive occuper la première planche.

Où me situer ?
Je range La Voix de Hind Rajab parmi ces œuvres qui rappellent pourquoi le cinéma demeure un médium indispensable quand il affronte l’irreprésentable. C’est un film qu’il faut absolument avoir vu, ne serait-ce que pour mesurer l'ampleur du réseau de conséquences de cette guerre. Ben Hania y déploie une rigueur éthique rare, une attention scrupuleuse aux mécanismes de responsabilité, et surtout un courage admirable à admettre que toute mise en forme de la violence extrême est traversée d’impuissance. C’est un film dont on sort autrement.

Quelle lecture en tirer ?
Au fond, La Voix de Hind Rajab part d’un document sonore qui nous est déjà parvenu, que beaucoup ont ignoré, zappé, entendu en fragments, partagé, relayé, sans jamais véritablement l’écouter. Ben Hania prend acte de cette sidération sélective : tant que la tragédie ne nous touche pas directement, elle reste un bruit parmi d’autres, absorbé par le flux continu. Le film ne crée donc pas une couche narrative artificielle, il en expose la nécessité tragique : si ce récit doit exister, c’est précisément parce que nous n’avons pas pris la mesure du cri initial. La fiction devient alors la forme tardive et douloureuse d’une écoute manquée, l’effort du cinéma pour réparer, au moins une fois, ce que la circulation médiatique anesthésie.
Raf
Raf

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2025
Excellent film vu en Tunisie le 19 septembre car sorti en avance. Apres "Les filles de Olfa", la réalisatrice Kaouther Ben Henia est décidément un génie du grand écran. Je suis sorti en larme s et sans paroles. Elle arrive à décortiquer l'horreur que vit le monde d'aujourd'hui avec une intelligence et une finesse emotionelle et humaniste. Si tout le monde allait voir sses films le monde se porterait certainement bien mieux car il serait impossible d'être insensible a cette leçon de la vie.
hallouf
hallouf

86 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2025
J'ai enfin pu le voir en AP, après avoir entendu parler du film au festival de Venise où il a battu le record des plus longs applaudissements de l histoire.
Et je n'ai pas été déçu loin de là.
Ce film est une claque monumentale.
Non seulement pour les faits qu'il raconte, mais aussi pour le dispositif filmique entre fiction et réalité. Les acteurs sont extrairdinaires. C'est un film qui restera dans les annales j'en suis sûr.
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 400 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2025
Pas n'importe quelle film. Une trace historique, irréfutable, accablante sur des actes de crime de guerre, spoiler: là des soldats de l'armée Tsahal sur une famille civile innoncente de Gaza et une ambulance qui cherchait à sauver une fillette en détressse de 6 ans
. La Voix de Hind Rajab marque au fer rouge notre âme, sur l'enfer d'une zone de guerre et le machiavelisme inhumain des donneurs d'ordre. En dire plus est compliqué pour ma critique, l' International Criminal Court a la réponse sur le sujet. Pas un jeu video de soldat contre soldat mais Un film utile pour témoigner de la barbarie contre des enfants et des innocents depuis le début de cette terrible guerre. Une cruauté jamais revu et sans pitié depuis bien longtemps mais incontestablement de retour.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2025
Bouleversant, nécessaire et immensément important. Il n'y a pas de mot pour dire l'émotion et la révolte que l'œuvre suscite.
Rémy LE BIHAN
Rémy LE BIHAN

23 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2025
Je recommande ce film pour ressentir réellement l’émotion de la Palestine  sous les balles et tirs de l’armée israélienne
Mais attention ⚠️ ce film peut choquer un jeune public ..
Très stressant et emouva
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 175 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2025
Et bien mon dieu je m'attendais pas à prendre cela en pleine tronche!!! Parfois je ne lis pas les synopsie exprès pour avoir la surprise mais vivre l'enfer de cette petite au travers son appel et cette équipe qui tente tout ce qu'ils peuvent à leur niveau pour vite la sauver...on à eu l'horreur, le désespoir en direct si j'ose dire de cette "guerre" honteuse...en tous cas on ne peut ressortir que groggy de ce film tiré d'une histoire vrai en effet certains passage au téléphone sont les vrais sons...dure...pour mon dernier film de l'année je pensais pas finir sur ce genre film...
NOTE : 9/10
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 octobre 2025
vu en avp au festival du film international de La Roche sur Yon 2025. impossible à expliquer mais ce film ne m'a généré aucune émotion, alors que le sujet est profondément marquant et grave. Suis resté totalement hermétique au concept de realisation. Très déçu alors que j'etais à l'origine parti pour aimer ce film :-(
Totoscope
Totoscope

11 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2025
Après son César du meilleur documentaire pour Les Filles d’Olfa, Kaouther Ben Hania renoue avec le cinéma hybride dans La Voix de Hind Rajab, mélangeant archives et reconstitution, qui lui a valu le Lion d’Argent à Venise (et la plus longue standing-ovation de l’histoire du festival).

Tout le film s’articule autour du véritable enregistrement de l’appel d’Hind Rajab, jeune gazaouie de 6 ans, au Croissant Palestinien, alors même qu’elle est cachée dans sa voiture, seule survivante des tirs israëliens et entourée des cadavres de sa famille. C’est sa voix et sa terreur qu’on entend dans un huis clos éprouvant qui prend le point de vue des secours, reconstitué par la cinéaste.

C’est un film sur l’impuissance. Impuissance des secours face à l’horreur, impuissance des spectateurs, placés en témoins. Mais aussi, plus méta, impuissance de mettre en image une telle réalité. Car on touche à l’éternelle question de la reconstitution de l’horreur, qui parcourt le cinéma depuis les premiers films sur la Shoah. Et ici certains s’interrogent sur la moralité d’utiliser de telles archives pour générer une tension cinématographique factice, faisant de cette victime un matériau narratif pour installer un faux suspens. Personnellement c’est davantage l’outrance de certaines attitudes dans la reconstitution qui m’embête, là où un documentaire aurait peut-être été plus juste.

Mais si l’application cinématographique est consciemment maladroite, reste que ce film témoigne, avec de belles idées de mise en scène et surtout avec une puissance ravageuse, de l’horreur vécue par les victimes, en large majorité civiles, de ce carnage. Ce traitement de l’audio a pour objectif de donner une voix (et un visage) aux victimes de ce génocide. Redonner leur humanité à des victimes déshumanisées et nous intimer de ne pas détourner le regard, de ne pas rester sourd face aux cris de détresse de ces milliers d’enfants qu’on assassine, d’un peuple palestinien laissé sans voix.
Un film douloureux et révoltant, et s’il fait mal, s’il dérange, c’est surtout parce qu’il témoigne d’une vérité qui fait mal et qui est difficilement concevable, d’où l’intérêt de la fiction.
Pachounette
Pachounette

9 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2025
Alors que j’aurais du être boulversée par le sujet… rien… l’émotion ne passe pas, c’est long limite ennuyeux.
Seule la fin émeut un peu. L’ambulance calcinée, les ruines,
la tristesse de la mère. Pourtant Dieu sait que ce qui se passe en Palestine est épouvantable !
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2025
Ce film de Kaouter Ben Hania est captivant, touchant, prenant, etc... On est ému par le travail que fournissent les secouristes, qui ont la lourde tâche de converser avec les victimes et on est vraiment en empathie avec eux, quand on comprend que malgré tous leurs efforts, ils sont parfois impuissants, devant ce qui se passe en Direct... Et le film s'achève, lorsque l'on voit la pléiade de Stars Hollywoodiennes qui ont co-produit le film, on se demande si le Grand Prix du jury obtenu à Venise, n'était pas acheté ?!... plutôt que mérité ?!...
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