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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 30 décembre 2025
Un cri pour la paix Janvier 2024 à Gaza ; alors que l’armée israélienne frappe la population sans discernement ; une fillette de 6 ans appelle le croissant rouge. Elle est piégée dans une voiture sous le feu des chars, seule survivante de sa famille. Les bénévoles la gardent en ligne tout en tentant de faire intervenir les secours ; de manière sécurisée. L’ambulance se trouve à quelques encablures, mais sans trajet autorisée par l’armée israélienne, l’intervention est impossible face au risque de se voir aussi pris pour cible. Kaouther Ben Hania nous a déjà habitué à ces récits mêlant documentaire et fiction. Ici, elle part dès les premières minutes du son réel de la voix de la fillette se servant des enregistrements originaux du Croissant Rouge. Tout se joue hors champs, puisque nous seront avec les bénévoles enfin plutôt les comédiens jouant la partition fictionnelle du film. Son procédé avait tout pour être casse gueule et racoleur ; bien heureusement, elle parvient à ne pas surutilisée la mort réelle de la Hind pour ternir en haleine le spectateur dans une forme de suspense mortifère. Le malaise naitra surtout de la difficulté de secourir en zone de conflit et des exactions perpétrés par une armée régulière contre des civils. Au travers de ce cas documenté ayant fait le buzz grâce à cette bande sonore multidiffusée sur les réseaux sociaux, ce crime de guerre fait écho aux multiples autres qui ne sont que des chiffres et des noms ânonnés par des journalistes que l’on tient loin du conflit. Personne ne couvre ces horreurs en direct, donc ce film a une utilité certaine et indispensable pour l’illustrer. Comme la ligne sonore blanche sur fond noir symbole du son de la voix de Hind, celle-ci est le miroir d’une vie fragile sur ce bout de terre ; une ligne qui peut se briser d’un moment à l’autre. Donc il est d’une nécessité absolue tant il est un film choc, témoin d’un crime de guerre. Cependant se pose de nombreuses questions dans ce procédé narratif multiplié par la télévision, le docufiction. Que s’autorise-t-on à reconstituer ? Quel niveau de précision donne-t-on ?... Et puis surtout autant la voix de la petite vous prend aux tripes, la sachant réelle de plus, autant sur la partie fictionnelle, on ne peut sans cesse voir les coutures, les arrêtes semblant trop souvent saillantes. Si Ben Hania donne à plusieurs reprises des gages de véracité à la fiction, elle ne parvient pas à dissiper cette impression de fausseté. Il en va ainsi de chaque embardée loin du téléphone, quand la cinéaste s’attache à nous raconter la tension qui gagne l’équipe du Croissant Rouge à mesure que se révèle l’étendue de leur impuissance. Elle suit ses secouristes mis à rude épreuve, mais leurs dialogues trahissent parfois un didactisme destiné seulement au spectateur. Tout ceci fait trop souvent artificiel et le rejeu s’en trouve enrayé. Sur le même procédé du hors champ intégral mais intégralement fictionnellement, « The guilty » fonctionne cinématographiquement bien mieux. Indispensable malgré de bonnes limites cinématographiques.
Je m'attendais à être ravagée de douleur mais c'est surtout l'ennui que j'ai ressenti...Je ne suis jamais rentrée dans le film que je trouve mal joué.. Si ça permet d' éveiller certaines conscience, pourquoi pas...mais pour moi, qui suis depuis plus de 30 ans dans la désespérance de la situation de la Palestine et des Palestiniens, j'ai trouvé que c'était très théâtral, cosmétique.....Bref, malgré les petites 1h20, j'ai trouvé le temps très long même si c'est aussi voulu pour ressentir la durée de l'attente et du calvaire de la pauvre Hind. En tout cas, la cruauté de l'armée Israélienne apparaît quand même surtout à la fin....Mon coeur saigne pour vous ...J'ai plus que honte de faire partie de cette humanité sans humanité.
Les bonnes notes sont incompréhensibles, mal filmée, d'un ennui mortel. Aucune subtilité ni aucune intelligence. Le navet de l'année. Les acteurs sont ridicules.
On peut louer l’intention. À la fois dans sa volonté de porter la lumière sur cette histoire (malheureusement banale en temps de guerre) et dans sa technique. Mais ça ne marche pas. Parce qu’à part en apprendre un peu plus sur les mécanismes du secourisme en zone de conflit, le film n’a aucune plus valeur sur un article de presse ou un documentaire qui aurait exploité directement le matériel d’archive qui se montre bien plus fort de manière brute que dans cette mise en scène qui est un chantage raté à l’émotion.
J’ai 35 ans, je suis cinéphile depuis mon plus jeune âge, je pense n’avoir jamais vu une œuvre sur grand ou petit écran qui m’a autant boulversé et bousculé. J’étais scotché sur mon siège de la 1 ère à la dernière minute, j’étais à la fois sidéré, en empathie totale pour l’ensemble des personnages et égoïstement je n’ai pu m’empêcher de me projeter avec mes propres enfants. Le jeu d’acteur est incroyable, réaliste, jamais dans le pathétique, la réalisation est digne de cette tragédie, les parallèles avec les enregistrements audios sont incroyables…bref c’est selon moi limite un devoir civique que d’aller voir ce film. J’ai vécu une expérience au cinéma unique, bravo à la réalisatrice pour son courage!
Cette réalisatrice est décidément vraiment extraordinaire dans sa manière de sensibiliser le monde à l'inacceptable. Film bouleversant : spoiler: cette petite fille seule dans. une voiture au milieu des cadavres de sa famille et sous les tirs , et ce lien téléphoniques avec une équipe tellement investie mais dépassée par la lenteur des protocoles. . Même si on connaît la fin on est tendus comme des arcs jusqu'à la fin , espérant quand même un miracle.
Vu en avant-première au Grand Action, la voix de Hind Rajab s’impose comme un film d’une puissance rare. À la croisée du documentaire et de la fiction, il plonge le spectateur au cœur du génocide de Gaza, vu à travers le quotidien d’une équipe de secouristes du Croissant-Rouge. Pris dans un enchevêtrement de procédures kafkaïennes imposées par l’armée israélienne, ces humanitaires tentent désespérément d’obtenir l’autorisation d’intervenir.
Au centre du récit, la voix bouleversante d’une fillette de six ans – la véritable voix de l’enfant – appelle à l’aide au téléphone. Ce fil sonore, d’une intensité dramatique exceptionnelle, devient le symbole de l’attente, de la peur et de l’impuissance. Entre rage contenue et espoir fragile, les secouristes incarnent la tragédie d’un peuple pris au piège.
Hind Rajab a désormais un visage, une voix, une histoire que l’on n’oublie pas. À travers elle, le film rend hommage aux 50 000 enfants – selon les chiffres de l’UNICEF – tués à Gaza pendant l’offensive israélienne.
La pièce est étroite. Trop étroite. La chaleur colle aux murs. Un ventilateur tourne en fond, inutile, ajoutant à la tension un bourdonnement mécanique. Dans La Voix de Hind Rajab, Kaouther Ben Hania ouvre son récit dans ce décor banal, presque pauvre, qui devient le centre nerveux d’un monde qui se fissure. Le téléphone sonne. Hind appelle. Sa voix — claire, retenue — fend l’espace. Elle ne crie pas. Elle dit. Et cette simplicité fait trembler. Autour du combiné, les bénévoles du Croissant-Rouge se rassemblent. Amer Hlehel écoute avec une intensité qui traverse l’écran. Sur son visage, une lutte : la procédure d’un côté, l’impossible de l’autre. Les autres secouristes marchent, s’arrêtent, consultent des cartes, notent des directions. Leurs gestes racontent l’impuissance plus que leurs mots : doigts qui tapotent, lèvres serrées, dos voûtés sous le poids de ce qu’ils entendent. Ben Hania filme à hauteur de souffle. Pas un plan décoratif. Pas un mouvement inutile. Le son devient central : vibrations du sol, bruits lointains, claquements irréguliers, ces signaux que le monde envoie quand il se délite. Une séquence reste : groupés autour de la table, les yeux fixés sur le téléphone, la lumière tremblante formant un halo qui semble retenir l’enfant. L’atmosphère se densifie. On a presque l’impression que l’air manque. Certains diront que ce réalisme frontal est trop dur — pourtant il n’y a ici aucune surenchère. Juste ce qui est : un appel, une ligne, des adultes qui tentent d’atteindre une enfant qu’ils ne voient pas. Plus le film avance, plus le temps se déforme. Les secondes s’allongent, les respirations deviennent irrégulières. Et lorsque la ligne vacille, quelque chose se rompt dans la pièce. Le silence qui suit est lourd, comme un effondrement. Le film ne cherche pas à consoler. Il laisse un vide — un vide qui continue de battre dans la poitrine longtemps après l’écran noir. Ma note : 14 / 20
Le sujet est humainement bouleversant, mais cinématographiquement raté, car on s'ennuie rapidement - tout en ayant honte de s'ennuyer. L'émotion est aujourd'hui tellement liée à des images que cette simple voix d'une petite fille sans visage, aussi tragique que soit sa situation, n'est pas parvenue à me toucher. Peut-être que prononcées dans ma langue, les paroles m'auraient pris aux tripes, mais là, je lisais la traduction et bien que je pleure facilement, je n'ai pas pleuré. La faute peut-être aussi à ces acteurs et actrices qui se relaient au téléphone et poussent le pathos à l'extrême jusqu'à le démonétiser.
Un film plus que touchant, profondément courageux (vu le contexte géopolitique) et difficile à oublier. Je ne mets pas 5 étoiles parce que la réalité, elle, est encore plus dure que ce que le film peut montrer. Derrière la voix de Hind Rajab, on entend celle de dizaines de milliers d’enfants qui subissent des atrocités comme Hind mais qui n’ont jamais eu la chance d’être entendus. Ce film nous renvoie en plein visage la cruauté du monde dans lequel on vit. C’est une œuvre nécessaire, qui marque longtemps après le générique. Voici une version plus simple : Une scène m’a bouleversé : quand elle demande de venir la chercher rapidement spoiler: parce que la nuit tombe bientôt et qu’elle a peur du noir, alors qu’elle est coincée depuis des heures dans la voiture, seule au milieu des corps ensanglantés de sa famille.
Un film documentaire tant poignant qu’important. La scénariste a su représenter justement l’histoire de cette petite fille et des Palestiniens. Ce qui est inexprimable avec les mots, l’est avec l’art. Bravo.
Film bouleversant relatant l histoire de cette petite fille de six ans hind rajab prise au piège dans une voiture sous les bombardements a gaza. On prie pour elle , on n' espère pour elle.... Je n oublierais jamais le nom de cette petite fille , Un film poignant dont on ne ressort pas indemne.
Je dirais que c’est plutôt un documentaire qu’un film, les émotions sont forcées et l’action est tres lente. Énormément de répétitions dans les scènes, un finish a peine émouvant.