Cette réalisatrice est décidément vraiment extraordinaire dans sa manière de sensibiliser le monde à l'inacceptable. Film bouleversant : spoiler: cette petite fille seule dans. une voiture au milieu des cadavres de sa famille et sous les tirs , et ce lien téléphoniques avec une équipe tellement investie mais dépassée par la lenteur des protocoles. . Même si on connaît la fin on est tendus comme des arcs jusqu'à la fin , espérant quand même un miracle.
Un documentaire indispensable à voir pour comprendre l'horreur de cette trajedie. La réalisatrice sans effets larmoyants nous fait vivre la dernière journee de cette petite fille et nous permet aussi de saluer ces sauveteurs, hommes et femme de la croix/croissant rouge, qui partout dans le monde donnent leur temps et parfois leurs vies. Plus de 20 minutes d'ovation à Venise amplement méritée.
Je sors de cette séance complètement bouleversée. Le coeur en miette et les yeux totalement gonflés. L'horreur qu'a vécu ce petit ange est profondément injuste. Ce film est d'utilité publique !
Alors que l on connaît la fin le film est remarquablement fait. Le suspense est haletant le jeu des acteurs est excellent. Certainement l un des meilleurs films de l année. Son prix à Venise est amplement mérité. À voir absolument quelque que soit votre opinion sur la guerre en cours
Ce film est très difficile, ce sont les horreurs de la guerre où l'on voudrait sauver tout le monde mais pas n'importe comment, ces guerres comme toutes les guerres de la stupidité des hommes, il faudrait que ça s'arrête !
Film intéressant et poignant mais il est dommage que l'on ne sache pas clairement où ce centre se trouve ,, le protocole qu'ils doivent respecter au lieu de s'accrocher vivement, et leur relation avec la Croix rouge .
Alors que j’aurais du être boulversée par le sujet… rien… l’émotion ne passe pas, c’est long limite ennuyeux. Seule la fin émeut un peu. L’ambulance calcinée, les ruines, la tristesse de la mère. Pourtant Dieu sait que ce qui se passe en Palestine est épouvantable !
Un film plus que touchant, profondément courageux (vu le contexte géopolitique) et difficile à oublier. Je ne mets pas 5 étoiles parce que la réalité, elle, est encore plus dure que ce que le film peut montrer. Derrière la voix de Hind Rajab, on entend celle de dizaines de milliers d’enfants qui subissent des atrocités comme Hind mais qui n’ont jamais eu la chance d’être entendus. Ce film nous renvoie en plein visage la cruauté du monde dans lequel on vit. C’est une œuvre nécessaire, qui marque longtemps après le générique. Voici une version plus simple : Une scène m’a bouleversé : quand elle demande de venir la chercher rapidement spoiler: parce que la nuit tombe bientôt et qu’elle a peur du noir, alors qu’elle est coincée depuis des heures dans la voiture, seule au milieu des corps ensanglantés de sa famille.
La pièce est étroite. Trop étroite. La chaleur colle aux murs. Un ventilateur tourne en fond, inutile, ajoutant à la tension un bourdonnement mécanique. Dans La Voix de Hind Rajab, Kaouther Ben Hania ouvre son récit dans ce décor banal, presque pauvre, qui devient le centre nerveux d’un monde qui se fissure. Le téléphone sonne. Hind appelle. Sa voix — claire, retenue — fend l’espace. Elle ne crie pas. Elle dit. Et cette simplicité fait trembler. Autour du combiné, les bénévoles du Croissant-Rouge se rassemblent. Amer Hlehel écoute avec une intensité qui traverse l’écran. Sur son visage, une lutte : la procédure d’un côté, l’impossible de l’autre. Les autres secouristes marchent, s’arrêtent, consultent des cartes, notent des directions. Leurs gestes racontent l’impuissance plus que leurs mots : doigts qui tapotent, lèvres serrées, dos voûtés sous le poids de ce qu’ils entendent. Ben Hania filme à hauteur de souffle. Pas un plan décoratif. Pas un mouvement inutile. Le son devient central : vibrations du sol, bruits lointains, claquements irréguliers, ces signaux que le monde envoie quand il se délite. Une séquence reste : groupés autour de la table, les yeux fixés sur le téléphone, la lumière tremblante formant un halo qui semble retenir l’enfant. L’atmosphère se densifie. On a presque l’impression que l’air manque. Certains diront que ce réalisme frontal est trop dur — pourtant il n’y a ici aucune surenchère. Juste ce qui est : un appel, une ligne, des adultes qui tentent d’atteindre une enfant qu’ils ne voient pas. Plus le film avance, plus le temps se déforme. Les secondes s’allongent, les respirations deviennent irrégulières. Et lorsque la ligne vacille, quelque chose se rompt dans la pièce. Le silence qui suit est lourd, comme un effondrement. Le film ne cherche pas à consoler. Il laisse un vide — un vide qui continue de battre dans la poitrine longtemps après l’écran noir. Ma note : 14 / 20