La plupart des films proposés ont en général l’ objectif numéro un, de nous divertir. Quelquefois, ce n’ est pas le cas : cela peut être des documentaires ou des parodies, voire des idioties. Ici Kaouther Ben Hania, reconstitue l’ horrible actualité de ce début 2024, où une fillette lance un appel d’ urgence au « Croissant-Rouge » dans une situation désespérée. La guerre, toutes les guerres sont inhumaines…. Pas besoin de preuves en images. Mettre en scène cette tragique actualité, sans jamais introduire une « comédienne » derrière la fillette de six ans, mais seulement utiliser sa voix, toute timide, toute perdue, toute effrayée, cachée dans une automobile bloquée dans Gaza, aura -t-il un effet bénéfique ? Sans doute de mémoire pour la famille qui a accepté cette réalisation, oui, car la simple voix, ce cri d’ espoir est bien plus puissant que toutes les reconstitutions du monde. Au passage, la mise en scène, se penche sur les hésitations et les longues validations pour déclencher des opérations délicates de ce genre, jamais garanties. On ne voit que rarement ces phases, bien dérisoires, et détestables face à l’ enjeu. Ce drame est assez difficile à suivre, compte tenu de la charge émotionnelle, mais le final est un véritable uppercut intellectuel effroyable, d’une puissance rare. C’ est glaçant, dérangeant et les paroles de Hind Rajab n’ en finissent pas de résonner en nous……!!**
C'était sous tension durant l'intégralité du film. Basé sur des faits réels. Où une petite fille était bloquée dans une voiture. Elle est au téléphone avec les secours, qu'ils vont tout faire pour lui envoyer de l'aide. On pouvait ressentir l'impuissance des opérateurs du croissant rouge. De franchir les obstacles juste pour sauver une petite fille.
Un prénom, une voix, et soudain le flux abstrait des chiffres s’interrompt. "La Voix de Hind Rajab" choisit de s’arrêter sur un destin précis, là où l’actualité ne laisse souvent qu’un décompte sans visage. Kaouther Ben Hania met en place un dispositif frontal, parfois discutable, parfois trop appuyé, mais pensé comme un acte de résistance à l’anonymat. Le jeu des acteurs n’est pas toujours égal, la mise en scène peut sembler insistante, pourtant le film atteint son but : rappeler la distance vertigineuse qui sépare le spectateur des crimes commis à Gaza. En donnant un nom, le film ouvre un espace de conscience, fragile mais nécessaire.
un documentaires immersif plus qu'un film mais qu'importe c'est un chef d'œuvre émotionnel qui représente bien la détresse de ce peuple meurtri par la violence du camp adverse sans âme ni pitié . a voir absolument ... âme sensible s'abstenir .
ce film "documentaire" m'a bouleversée. Comment ne pas l'être face à la détresse de cette enfant prisonnière dans la voiture où les membres de sa famille ont succombé aux tirs du tank israelien et la réalité politique à laquelle sont confrontés les équipes de sauvetages du Croissant Rouge Palestinien. la Réalisatrice s'appuie sur cet enregistrement réel pour reconstituer la situation avec une équipe d'acteurs. En tant que spectateur on peut éprouver une grande gêne à participé à ce sauvetage long et périlleux.
La Voix de Hind Rajab n’est pas un film qu’on regarde. C’est un film qu’on reçoit, en silence. Palestinienne vivant en France, j’y ai vu bien plus qu’un témoignage : une mémoire à vif, une voix qu’on a trop souvent étouffée. Le film ne cherche ni à convaincre ni à provoquer. Il montre. Et c’est précisément là que sa force réside. Il n’y a pas d’excès, pas de discours appuyé. Juste une humanité brute, fragile, bouleversante. On en sort avec le cœur serré, mais surtout avec une responsabilité : celle de ne plus détourner le regard.
Superbe film, des acteurs et des actrices remarquable de justesse. J'ai été suspendue à la voix de cette petite fille, si petite et si grande. Je suis sortie du film émue, bouleversée mais humble. Merci.
Impossible, bien sûr, de rester insensible à ce drame qui illustre l’inhumanité de l’armée israélienne, en tout cas d’une partie d’entre elle. Mais l’attitude ici des employés du Croissant rouge, le manque de sang-froid et de professionnalisme de la plupart d’entre eux, pose question. Espérons que cette partie du film relève de la fiction et donc d’un parti pris de la réalisatrice, par ailleurs incompréhensible. Il y avait beaucoup mieux à faire.
Ce film m’a bouleversé. Une voix d’enfant, seule, suffit à faire comprendre l’horreur bien mieux que n’importe quelle image. Après ça, on ne peut plus détourner le regard. Bouleversant…
Un film bouleversant et profondément HUMAIN. La Voix de Hind Rajab m’a énormément touché film aborde son sujet avec beaucoup de sensibilité, de justesse et de RESPECT. Le jeu des acteurs est sincère, l’histoire est prenante du début à la fin. C’est un film IMPORTANT, nécessaire, qui mérite vraiment d’être vu et partagé. Je le recommande vivement.
Insoutenable autant que nécessaire, le film met face à face - ou plutôt dos à dos - les pires travers de l’humanité et les rares lueurs d’espoir qui peinent hélas à les compenser. En articulant son œuvre autour d’authentiques enregistrements audio, Kaouther Ben Hania dresse en temps réel des portraits saisissants en plus d’une dénonciation toujours bienvenue de la cruauté quelqu’en soit le prétexte. Hommage éponyme, l’œuvre a en outre le mérite de redéfinir l’identité de certains martyrs.
Un film /documentaire , un vrai qui montre enfin la vérité poignante que vive les Palestiniens face à une armée injuste et l'aveuglement du monde. J'espere sincérement que ce film pourra faire changer les choses et la paix pour ces victimes palestiniennes
Hind Rajab n’est plus là pour raconter son histoire mais Kaouther Ben Hania le fait â sa place en utilisant les communications de la fillette avec les services de secours gazaouis. La réalisatrice tunisienne utilise le même procédé que son excellent film précédent (Les Filles f’Olfa) en projetant les acteurs dans la réalité crue. Mais elle le fait ici d’une manière moins subtile qui flirte parfois avec le pathos. Cependant La Voix de Hind Rajab a le grand mérite de mettre une voix, un nom, un visage, une agonie sur un drame en cours.