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Mr.Dimpsy
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5,0
Publiée le 8 mai 2026
Do You Love Me de Lana Daher invente presque une nouvelle grammaire cinématographique. Plus qu’un documentaire construit à partir d’archives, le film recompose une mémoire fragmentée pour créer une expérience profondément sensorielle, où le son, la couleur, la lumière et le mouvement deviennent les véritables vecteurs du récit.
Le film ne suit jamais une chronologie classique. Comme la madeleine de Proust, une image, une texture vidéo ou une chanson suffisent à faire surgir une émotion enfouie, un souvenir collectif ou intime. La mémoire y apparaît non pas comme une ligne continue, mais comme une constellation de sensations, de ruptures, de répétitions et d’échos.
À travers ce travail d’assemblage d’archives, Lana Daher dépasse le simple geste documentaire. Elle crée une nouvelle manière de faire du cinéma : un cinéma de réactivation émotionnelle, où les images du passé ne servent pas à illustrer l’histoire mais à la ressentir physiquement. Le spectateur traverse Beyrouth comme on traverse sa propre mémoire, par flashes, impressions, sons lointains, lumières nocturnes, fragments incomplets.
C’est précisément là que le film transcende le contexte libanais. Bien qu’ancré dans l’histoire du Liban et de Beyrouth, il devient un médium universel sur la façon dont les souvenirs personnels s’entrelacent avec ceux d’une société et d’un pays. L’archive cesse d’être un document figé pour devenir une matière vivante, émotionnelle, presque tactile.
Rarement un film aura montré avec autant de finesse que l’histoire collective n’existe jamais indépendamment des sensations individuelles. Do You Love Me ouvre ainsi une voie nouvelle : celle d’un cinéma où la mémoire n’est plus racontée, mais ressentie.
J’ai adore ce film! Il m’a tout fait ressentir d’un coup, j’ai rigole, j’ai pleuré, et surtout je suis sortie de la seance encore plus connectée a tous les peuples venant d’un pays qui a ete soumis a des guerres malgre sa volonté x
Si Do You Love Me est puissant parce qu'il embrasse à la fois l'histoire d'un pays, d'un peuple, d'une vie. La désorientation fait partie du voyage comme une nécessité, inhérente au film autant qu'à son propos.
Absolutely loved Do You Love Me. It was incredibly emotional to watch, especially as a Lebanese viewer. The film captured so many memories and emotions in such a real and beautiful way. Thank you for creating something so powerful.
Do You Love Me est un film aussi singulier que vibrant, construit entièrement à partir d’images d’archives qui traversent plus de 70 ans de mémoire libanaise. Lana Daher compose une fresque fragmentée où se mêlent instants de vie, éclats de joie et cicatrices de l’histoire, faisant émerger un portrait profondément sensible de Beyrouth et de ses habitants. Porté par un montage d’une grande qualité, il parvient à transformer ce foisonnement d’images en une expérience à la fois intime et universelle.
Do You Love Me est un geste de cinéma à la fois intime et ample, qui transforme des décennies d’images d’archives en une véritable lettre d’amour à Beyrouth, vibrante et mélancolique à la fois. En tissant plus de soixante-dix ans de films, d’émissions, de vidéos personnelles et de photos, le film compose un portrait sensible d’un Liban fragmenté mais incroyablement vivant, où la mémoire, la culture et la résilience se répondent dans un montage fluide, poétique et profondément émouvant.