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LeMeilleurPseudoDuMonde
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2,5
Publiée le 27 mai 2026
Do You Love Me, c'est la tentative de mettre des images sur la mémoire contemporaine du Liban... ce pays tellement marqué par l'instabilité présente qu'il n'a pas le temps de penser sa mémoire.
La démarche de ce premier film est absolument vertigineuse : 20 000 images d'archives, photos, vidéos, reportages.
Malgré l'énorme travail de découpage, le film qui en résulte ressemble plus à un gloubi-boulga expérimental qu'à un documentaire engagé sur un quelconque sujet. On enchaîne pendant plus d'1h10 des séquences rarement plus longues de 5 secondes dans plusieurs époques, plusieurs familles, plusieurs points de vue, mais sans jamais en développer un en particulier.
C'est là le principal problème du film : on ne comprend pas réellement quel parti-pris l'auteure défend. Le film est comme coincé entre une envie de faire de la poésie avec ces images et l'envie de traiter un contexte. De rares séquences amènent parfois un début de sujet (exemple : l'extrait où en voix off on voit un directeur de centre commercial annoncer un projet de construction et à l'image on voit le quartier détruit par des bombardements) mais ça ne dure jamais assez.
Le fait que le film soit aussi décousu est peut-être la meilleure preuve de ce qu'il annonce : l'impossibilité de mémoire pour le peuple libanais. Pour autant, ceux qui cherchaient un documentaire de cinéma auront du mal à voir plus dans cette proposition plus qu'une curiosité indigeste, un film plus intéressant par son concept que par son résultat, un peu ennuyeux.
Une déclaration d’amour au Liban et une ambition pédagogique de l’histoire contemporaine du pays réussies ! Un documentaire très bien monté et une BO qui reste en tête
Le film Do You Love Me de Lana Daher est une exploration bouleversante de l’identité, de l’amour et du sentiment d’appartenance, portée par le contexte émotionnel et politique du Liban. Le film capture avec finesse le poids d’une réalité fragmentée tout en laissant place au désir d’intimité et d’espoir. Lana Daher intègre le Liban au récit avec une grande sensibilité, faisant du pays une présence vivante qui influence chaque émotion et chaque décision. Grâce à des performances délicates, une photographie évocatrice et une narration subtilement construite, le film offre un voyage émotionnel profondément authentique. Sa force réside dans l’équilibre entre vulnérabilité personnelle et mémoire collective, créant une œuvre cinématographique à la fois intime, puissante et magnifiquement réalisée.
Do You Love Me is an archival masterpiece! From start to finish every second in this documentary tells a story, triggers an emotion, and heals you in ways you don’t understand until you leave the theater and you realize a weight has been lifted off your shoulders. While Do You Love Me is primarily about Lebanon, in a way it also tells a story each and everyone of us can relate to no matter where we come from, a story of resilience, hope, collective memory and finding the light in the midst of all the darkness. I watched this documentary twice, and I would watch it a million times again!
La documentariste Lana Daher a réalisé un travail titanesque. Elle a plongé dans des (dizaines de ?) milliers d’archives filmées pour réaliser un portrait kaléidoscopique du Liban : des documentaires, des films, des photos, plus ou moins anciens. On pourra essayer d’en reconnaître certains : "Caramel" de Nadine Labaki, "Je veux voir" avec Catherine Deneuve, "Memory Box" de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, etc.
Le résultat aurait pu être obèse et durer des heures. "Do You Love Me" (sans point d’interrogation) a l’élégance de durer une heure quinze à peine.
Son défaut est de vouloir trop embrasser : la guerre, la résilience, les couchers de soleil, la trivialité du quotidien, l’impossible vivre-ensemble d’une myriade de communautés religieuses souvent arc-boutées sur leur identité…. Le résultat a des airs de long vidéo-clip. D’ailleurs la musique, d’une grande variété (sic), joue un rôle déterminant dans ce documentaire : son titre est celui d’un vieux tub des années 70 de "Bendaly Family".
Mais le refus obstiné de toute contextualisation brouille vite la lecture : où sommes-nous ? en quelle année sommes-nous ? certes l’affiche et un carton au début du film nous auront prévenus : « la désorientation fait partie du voyage ». Mais, l’excuse est fragile : « vous n’allez rien comprendre, mais je vous aurai prévenu ! »
Peut-être ces images parleront-elles aux Libanais et à tous ceux qui connaissent intimement ce pays et son histoire. À tous les autres hélas, elles resteront incompréhensibles et, pire, répétitives.
Le Film ne vous prend pas par la main au contraire, il vous dit que la deconstruction EST le voyage proposé !  Très bien alors on se laisse mener à hue et a dia dans ce Liban que de toute façon on n’ est pas censé comprendre et le résultat est qu’on s’en fiche un peu…
excellent film a travers un montage de folie passant en revue Beyrouth de ces 50/60 dernières années la vie la mort la joie de vivre la résilience tout y passe! vu en avant-première a l Ima, un film qui plaira à tout les amoureux du Liban ou simplement ceux qui ont eu la chance de visiter Beyrouth ne serait que quelques jours
Film impressionnant. Un voyage incroyable au Liban. Une maîtrise remarquable de l’utilisation des archives, avec un magnifique montage et une superbe musique.
The film feels less like a story you watch and more like one you remember. It unfolds as a quiet walk down memory lane, where the meaning isn’t handed to you directly but shaped by what you bring with you. Two people can watch the same moment and come away with entirely different interpretations, because the film draws on your own associations and relationships. It doesn’t push a single message; it invites reflection.
Un film profondément touchant et d'une grande intelligence. Un film à la fois personnel et collectif, retrace l'histoire du Liban et du cinéma libanais en capturant la beauté, la douleur et la complexité du pays. Un travail de montage impressionnant qui a permis à toutes ces archives de dialoguer entre elles. Un documentaire poétique, sensible et profondément nécessaire.
Ce film magnifique retrace l’histoire du Liban à travers une sélection précieuse d’images d’archives, comme une mémoire vivante partagée par tous les Libanais. Avec une infinie tendresse et une grande authenticité, il ravive souvenirs, émotions et fragments d’identité. Une œuvre sensible et profondément humaine, qui continue de nous accompagner longtemps après la dernière image.