L'équipe de Premières Lunes déclare : "Ce film est important car nous allons grâce à lui comprendre à quel point il est nécessaire de prendre un temps dédié de calme et de transmission pour s’approprier ses premières règles. Une vraie bulle, un temps pour sentir et pour essayer. Un temps pour échanger ouvertement sans tabous de ce sang qui coule et qui est au cœur même de notre humanité. Premières Lunes permettra alors de remettre des essentiels au cœur de la vie d’une femme : la transmission et la connaissance du cycle. Un rythme circulaire qui est le propre de la vie féminine et qui commence dès les premières règles. L'étape des premières règles est la porte d’entrée qui conditionne notre rapport au monde et notre vie féminine future."
Premières Lunes évoque les menstruations, un sujet qui reste délicat dans de nombreuses cultures. La réalisatrice explique : "Si certaines sociétés tendent à célébrer ce passage comme une étape naturelle vers l’âge adulte, d’autres l’enferment dans le silence ou le réduisent. Ce film s’inscrit dans un monde où la lutte féministe et les débats sur le genre continuent de bousculer les normes établies."
Le film suit quatre jeunes filles à travers le monde :
- Ombelline (France) est une adolescente passionnée de gymnastique et de chats, qui vit ses règles avec détente et sérénité. Sa mère décide de marquer cette étape avec l’aide d’une « doula », pour créer une cérémonie intime.
- Shakira (Rwanda), 14 ans, vit dans un campagne pauvre. Elle n’a jamais entendu parler du gukuna et n’est absolument pas prête à vivre ce moment dans la case avec sa mère, devant une tante âgée.
- Khamala (Québec) est la fille d'une femme autochtone qui lutte pour reconnecter sa famille à des rituels ancestraux effacés par le colonialisme. Khamala, quant à elle, est fascinée par les réseaux sociaux et les faux cils, se montrant tantôt indifférente tantôt captivée par les traditions.
- Pryanka (Île de la Réunion) est une jeune fille créole qui aborde le sujet des premières règles avec une étonnante légèreté, affirmant qu’il est temps de normaliser cet événement. Sa mère, quant à elle, rejette les souffrances et les tabous liés au cycle menstruel qu’elle a connus à travers ses traditions.