11 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
3 critiques spectateurs
5
0 critique
4
1 critique
3
2 critiques
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Clntra
41 abonnés
270 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 22 mai 2026
Les faits sont exposés avec objectivité, mais on est incapable d'émettre un point de vueconcernant ce violence. D'ailleurs aucune conclusion ne nous est proposée.
Présenté à la quinzaine des réalisateurs sans être récompensé ( cannes 1971 ), " Le viol " fait partie des six opus de la cinéaste norvégienne, Anja Breien, qui font l'objet d'une réédition projetée en salle.
Filmé en noir et blanc, le scénario qui oscille entre le réalisme documentaire et la fiction, propose un regard brut sur une affaire de viol et son traitement par l'autorité judiciaire.
Ce que nous montre ce film, c'est la difficulté de réunir les éléments de preuves et d'arriver à faire apparaître la vérité judiciaire.
Entre la préoccupation de ne pas envoyer un innocent en prison et celle de rendre justice à la victime, les juges se retrouvent parfois démunis par l'absence de preuves formelles.
C'est de cette difficulté dont rend compte ce film austère, mais maîtrisé de bout en bout ( et mon préféré des cinq de la rétrospective consacrée à Breien - récemment décédée - que j'ai visionnés jusqu'à présent ).
Ce qui est remarquable dans "Le Viol", c'est la précision avec laquelle la cinéaste déroule le récit, les différents interrogatoires, les dépositions des victimes, les réquisitions du procureur, les plaidoiries du défenseur, dans un système où tout semble joué d'avance. Les beaux flashbacks et la profondeur du noir et blanc donnent une dimension presque irréelle à cette histoire dont nous savons l'essentiel puisque, dans un des premiers plans de l’œuvre, l'un des plus beaux, Anja Breien nous a montré qu'Anders, remontant le chemin vers la gare, accélérant soudain le pas afin de ne pas rater son train, n'est pas le coupable. La remise en question de l'appareil judiciaire est d'autant plus forte qu'elle est subtile, la réalisatrice n'accablant aucun protagoniste. Elle déploie plutôt les ressorts d'un reportage où son anti-héros se trouve au mauvais moment sur les lieux du viol...