Le film a été présenté dans un grand nombre de festivals, notamment asiatiques, en 2025. Il y a notamment eu ceux de Busan, Tokyo ou encore Singapour. En France, il a été mis à l’honneur lors de l’édition 2026 des Saisons Hanabi.
Mon grand frère et moi est adapté de l’essai autobiographique Ani no Shamai de l’écrivaine Riko Murai.
Une fois n’est pas coutume, le réalisateur Ryōta Nakano s’intéresse ici au thème de la famille. Un sujet pour le moins paradoxal puisque c’est, de son propre aveu, celui qui l’intéresse le plus mais également celui qu’il comprend le moins. Le cinéaste a grandi sans connaître son père et s’est donc toujours demandé ce qu’était une famille. Même s’il n’y a pas de définition universelle de la famille, le réalisateur reconnaît encore chercher la sienne.
Si jusqu’à présent, Ryōta Nakano filmait la famille en adoptant le point de vue des enfants, comme dans Her Love Boils Bathwater (2016) ou dans son dernier long-métrage, La famille Asada (2020), Mon grand frère et moi marque un tournant dans sa filmographie puisqu’il filme surtout ici le point de vue des parents. Un virage qui n’a rien d’anodin puisqu’il correspond à ce moment où le réalisateur est devenu père dans la vraie vie.
Comme c’était déjà le cas dans La famille Asada (2020), Ryōta Nakano évoque de nouveau dans Mon grand frère et moi, le souvenir traumatisant du séisme de l’Est du Japon, le 11 mars 2011. Une catastrophe qui a profondément marqué le cinéaste et qu’il avait pu exprimer à sa manière dans son précédent long-métrage. Dans son nouveau film, le personnage du frère a déménagé dans la ville de Tagajō, dans la préfecture de Miyagi, une région qui a été gravement touchée. Avant le tournage, le réalisateur s’est d’ailleurs rendu sur place pour effectuer des repérages et réaliser des interviews.
Mon grand frère et moi permet à Ryōta Nakano de travailler de nouveau avec le comédien Joe Odagiri, qu’il avait déjà dirigé dans Her Love Boils Bathwater (2016).