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Lais Gondouin Guerrero
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2,5
Publiée le 5 novembre 2025
Un documentaire qui se consacre plus à descendre une femme qu'à traiter une affaire criminelle.
La différence entre le traitement d'un documentaire et tout simplement d'une affaire quand il s'agit d'un homme ou d'une femme est flagrant. Je suis choqué par les propos tenus par les hommes tout au long du reportage. Quand on sait comment les femmes sont et étaient traités à cette époque et encore maintenant, bien sûr qu'il y a des doutes et des possibilités que ses hommes l'ai agressé ! Elle n'a pas été jugé équitablement selon moi, on l'a clairement condamné non pas en fonction de ses actes, mais parce que c'était une femme.
Cela n'excuse en rien ses actes, elle mérite d'être punis, mais elle doit être condamné selon ses actes, et les preuves apportés.
Les commentaires des hommes dans ce documentaire est honteux ! Cela révèle juste la pensée misogyne d'hommes conservateurs et machistes qui sont incapables de traiter une affaire de façon équitable si il s'agit d'un homme ou d'une femme. Tanner en particulier... Un misogyne claire et net ! Il parle de justice et d'égalité mais il utilise ses privilèges pour obtenir des avantages lors du procès. Il le dit lui même "je connaissais le juge", il me dégoute profondément.
Recherchant toujours, de manière audacieuse, originale et singulière, à raconter des histoires avec humanité et compassion, Emily Turner dépeint, avec son documentaire "Aileen: la demoiselle de la mort", un portrait plus que touchant et ce à bien des égards. Retraçant le parcours dramatique d'une jeune femme meurtrière, cette réalisation questionne sur le rôle des médias, de la justice et de la société ayant jugé ses crimes sans chercher à en savoir plus sur son passé et surtout le comprendre. Depuis sa naissance, Aileen Wuornos n'a jamais connu un environnement sain, évoluant dans la violence constante, l'insécurité et le viol. Un parcours chaotique marqué par l'abandon et la maltraitance ne permet pas une trajectoire de vie rectiligne. Aileen Wuornos n'a connu qu'un cauchemar permanent, de ses premiers pas à ses derniers, dans le couloir de la mort d'une prison de Floride. Durant , le montage de ces images réelles (interviews, caméras embarquées...) glace le sang non pas pour les crimes commis (qui tiennent plus de la légitime défense) mais pour les tragédies que cette femme a vécues et pour-surtout- le jugement gerbatif des hommes de loi règnant en maîtres et qui ont pris plaisir à anéantir une femme en détresse en la piétinant de leur patriarcat brutal. Emily Turner a su mettre en lumière un destin torturé et, à sa manière, rend justice à un être qui en a cruellement manqué.
Un jugement final loufoque pour une histoire loufoque dont on ne sait vraiment s'il s'agit de victimiser une tueuse en série ou s'il s'agit de culpabiliser les hommes, la société ou le système qui fabrique des criminels. Peut être tout à la fois. Documentaire confus manquant d'objectivité et traité sous le prisme des idéologies de notre époque.
Pour ma part ce documentaire m'a perturbée... C'est sans doute le fait de voir cette femme filmée à différentes étapes de son arrestation,au procès et à sa condamnation... Son parcours ,les différents témoignages du procureur, de son entourage, ce qu'elle dégage tout au long de son témoignage...
Et encore un reportage qui excuse les femmes tueuses, c'est dingue cette génération, de toujours vouloir excuser les meurtrières. Surtout qu'elles sont déjà très avantageées devant la justice. La femme soit disant victime imaginaire. Ne pas oublier qu'en moyenne sur terre, les victimes d'agression et de meurtre sont à plus de 80 % des hommes ou des garçons.
Le documentaire consacre la majeure partie de son temps à l’histoire personnelle de Wuornos : enfance traumatisée, abus, prostitution, instabilité familiale.
Environ 60 % du documentaire se concentre sur sa vie et son passé, et seulement 40 % sur ses crimes et le procès.
Cette approche crée un fort biais émotionnel, humanisant Wuornos et suscitant la compassion du spectateur, au détriment de la réalité judiciaire.
2. Sélectivité des crimes présentés
Le documentaire se concentre presque exclusivement sur le premier meurtre, celui de Richard Mallory, qui pourrait vaguement être défendu comme légitime défense.
Les six autres meurtres sont pratiquement ignorés, alors qu’ils :
Impliquaient des victimes vulnérables et isolées, sans capacité réelle de nuire.
Ne pouvaient en aucun cas être justifiés par la légitime défense.
Constituent le schéma répétitif et planifié qui a conduit à sa condamnation à mort.
Si un homme avait commis le même nombre de meurtres dans le même contexte, le traitement médiatique et judiciaire aurait été beaucoup plus expéditif, sans empathie ni tentative d’atténuation.
3. Biais dans les commentaires du documentaire
De nombreux commentateurs masculins ou spectateurs mettent en avant la misogynie ou le machisme supposé, mais ce point :
Détourne l’attention du cœur de l’affaire : la gravité réelle des six autres meurtres.
Ignore le fait que la justice a jugé Wuornos adulte et responsable de ses actes, conformément à la loi.
Ces critiques émotionnelles peuvent créer une fausse impression que ses crimes étaient “excusable” ou “moins graves”, ce qui n’est pas justifié.