Entre la ville et le monde rural, il existe souvent une distance qui ne se mesure pas en kilomètres, mais en regards. La ville avance au rythme des feux tricolores et des vitrines ; la campagne, elle, avance au rythme des saisons et du vivant. Pourtant, c’est une seule et même histoire : celle de ce que nous mangeons, de ce que nous transmettons, et de ce qui tient debout quand tout vacille.
Nous venons de voir RURAL, hier soir (28 janvier) au cinéville Laval en avant première avec la présence de Édouard Bergeon, qui nous plonge dans le quotidien de Jérôme Bayle, éleveur du Sud-Ouest et figure engagée de la ruralité. Alors là ! Jérome prend la parole …
Ce qui marque, c’est la force de conviction : une parole directe, une énergie de terrain, et une fidélité à des valeurs simples et exigeantes la famille, la transmission, le partage.
Dans ce film, la campagne n’est pas un décor : c’est un socle. Et la ville n’est pas un juge : c’est un partenaire qui a besoin de comprendre. RURAL agit comme un pont : il relie la lumière des écrans à la réalité des étables, le bruit des boulevards à la patience des champs. Il rappelle que derrière chaque produit, il y a des choix, des risques, du travail, et une dignité.
RURAL revient aussi sur la crise agricole récente à travers ce parcours, avec une caméra au plus près, sans caricature et sans mépris.
C’est un film positif et moderne, qui montre une ruralité qui ne veut pas disparaître, et la force du collectif quand il s’agit de défendre ce qui nourrit le pays.
Nous vous invitons à aller le voir en salle, et à y emmener ceux qui pensent “connaître” l’agriculture sans l’avoir rencontrée. On ressort avec moins d’idées toutes faites, plus de respect, et surtout l’envie de renouer le dialogue entre la ville et les campagnes.