Rural
Note moyenne
4,0
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172 critiques spectateurs

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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 895 abonnés 8 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2026
Edouard Bergeon connaît bien le sujet, son père était agriculteur et il en est mort (Les Fils de la terre - 2012). Avec son nouveau documentaire, il dresse le portrait de Jérôme Bayle (prononcez "Baïle"), ancien rugbyman, éleveur bovin et devenu par la force des choses médiatiquement connu sur le plan national en ayant pris la tête du cortège des agriculteurs en Haute-Garonne lors de la crise agricole française entre 2024 et 2025. Il est président de l'association paysanne des "Ultras de l'A64" (le nom est un clin d’oeil au barrage qu’ils avaient mis en place sur l’A64 au niveau de Carbonne).

A travers ce documentaire, on se replonge dans la crise agricole qui avait secoué la France pendant près de 2 ans (notamment lié à l'accord décrié UE-Mercosur), avec en parallèle, l’échéance des élections à la Chambre d'agriculture. La colère gronde partout en France mais ce sont les "Ultras de l'A64" qui feront le plus de bruit (blocage d’autoroute, déversage de lisier sur les façades des préfectures, manifestation au pied de l’Assemblée Générale, …). C’est caméra au point que le réalisateur se rend sur le champ de bataille (l’A64), jusqu’au Palais de l’Élysée (lorsque Bayle rencontre Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée Générale) pour prendre le pouls de cette colère, en rupture aussi bien avec l’État qu’avec les syndicats majoritaires.

Les médias tournent en boucle et s’invitent à même le blocage pour filmer la colère des agriculteurs et Jérôme Bayle se retrouve à faire le tour des médias, depuis son fief natal jusqu’à la capitale. Et c’est toute la sphère politique française qui ne tardera pas à s’emparer de l’affaire (difficile de faire la sourde oreille). Bayle (qui est apolitique) recevra sur le lieu du blocage le Premier ministre (Gabriel Attal) en janvier 2024, quelque temps plus tard, le Président de la FNSEA (Arnaud Rousseau) et ira même à la rencontre du Président de la République (Emmanuel Macron) au Salon de l’agriculture en février 2025.

Avec sa personnalité et son bagou, Jérôme Bayle emporte l’adhésion et en font un véritable personnage charismatique et pas seulement un agriculteur bourru (en réalité, un gros nounours) à l’accent chantant. Rural (2026) est un très beau portrait tendre et touchant, doublé d’une passionnante immersion au coeur des problématiques qui touchent le monde agricole français.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Direct-actu.fr

395 abonnés 533 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2026
Avec Rural, Édouard Bergeon propose un regard frontal sur une France agricole en mutation. À travers le parcours de Jérôme Bayle, éleveur du Sud-Ouest devenu malgré lui symbole d’un mouvement collectif, le film explore un monde rural traversé par la colère, l’épuisement et le sentiment d’invisibilité. Sans céder au didactisme, le documentaire s’attache à rendre tangible une réalité souvent commentée, mais rarement incarnée avec autant de proximité.

Le cœur du récit repose sur un territoire précis, le Volvestre, ruralité intermédiaire ni fantasmée ni spectaculaire. Ici, les exploitations familiales subsistent dans un contexte de marché tendu et de vocations fragiles. Les agriculteurs ne représentent plus que 2 % de la population, et cette contraction démographique pèse lourdement sur la transmission, la reconnaissance sociale et l’équilibre économique des fermes. Le film met en lumière un quotidien fait de contraintes administratives, de normes exigeantes et de marges de plus en plus réduites.

Au-delà de l’émotion, Rural interroge les tensions structurelles qui traversent l’agriculture française. D’un côté, des modèles industriels fondés sur le volume et la compétitivité internationale. De l’autre, des exploitations à taille humaine, attachées à un territoire et à une certaine idée du métier. Entre ces deux logiques, la représentation syndicale se fragilise, les équilibres se recomposent, et la parole agricole cherche de nouveaux relais.

Le documentaire aborde également la question de la centralisation des décisions et du décalage perçu entre les normes élaborées à Paris et la réalité du terrain. Les échanges avec des responsables politiques traduisent cette tension, sans verser dans la caricature. Il ne s’agit pas d’un film à charge, mais d’une immersion qui laisse apparaître la complexité d’un système où s’entremêlent économie, institutions et identité.

En filigrane, Rural pose une question plus large : que devient un pays lorsque ceux qui le nourrissent se sentent relégués ? La défense du monde rural dépasse le cadre strictement professionnel. Elle touche à la transmission, à la solidarité, et à la place accordée aux territoires éloignés des centres de décision. Sans révéler d’issue spectaculaire, le film accompagne un mouvement et un homme, et laisse au spectateur le soin de mesurer l’ampleur des enjeux.


Vu en janvier 2026 en projection de presse
PLR
PLR

560 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2026
Un documentaire au cinéma sur le monde paysan, c’est de saison au moment du Salon de l’Agriculture. Moment idéal où la France urbaine va s’intéresser et idéalement sympathiser avec ceux qui la nourrissent. D’autant que le thème de l’agriculture paysanne – notion vague et floue s’il en est – est de mode dans les programmes politiques. Ici le portrait de Jérôme Bayle, agriculteur militant (paradoxalement hors de tout mouvement syndical ou politique constitué !), sympathique au demeurant et donc bon client des médias et le cas échéant des spectateurs puisque c’est à eux que le présent portrait s’adresse. Bon, sur le fond du projet politique il ne faut pas en attendre quelque chose : ni droite, ni gauche, ni extrême-droite, ni extrême-gauche. Au risque de bouffer à tous les râteliers ! Comme le bonhomme n’est pas à une contradiction près : tracteur de marque japonaise, matériel agricole de marque allemande, véhicules tout terrain (au moins deux) japonais aussi. Mais il faut que les Français puissent manger Français ! Ma note ici vise surtout à déqualifier le propos plutôt qu'à noter sur le plan cinématographique ce documentaire.
Zyval Poète
Zyval Poète

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 mars 2026
La complaisance sans limite du film, probablement due à la proximité humaine incontestable avec le réalisateur, ne fait que confirmer comment JB est devenu le chouchou de certains médias alors qu'il dessert plus qu'il ne sert la cause des agriculteurs. A-politique, a-syndical, a-ttiré surtout par les caméras et micros, ce n'est pas une liste sans fin de rencontres avec des politiques (qui l'instrumentalisent comme lui les instrumentalise) et des entretiens tronqués qui aideront les spectateurs à approfondir la situation dans ses dimensions salutaire, écologique, économique et aux débordements du film vers la bluette familiale, il y aurait encore bien d'autres remarques à apporter. Dommage pour les agriculteurs, mais il existe bien d'autres propositions cinématographiques sur le sujet pour nous laisser espérer (y compris le précédent film d'Edouard Bergeon).
pierre jeanne
pierre jeanne

10 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2026
Un films émouvant qui met un valeur un grand monsieur qui a une vision de l'agriculture et du vivre ensemble.
J'ai beaucoup appris sur la vie des agriculteurs dans le sud ouest. C'est passionnant.
A voir absolument
Pierre E
Pierre E

34 abonnés 255 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2026
Le personnage étant plus que sympathique et réfléchi sur son métier, il est difficile de rester insensible à ces moments de vie, filmés avec une certaine pudeur, chose étrange alors qu'on pénètre souvent dans son intimité. C'est sans doute sa sincérité qui est la plus touchante, surtout quand elle se heurte à celle de façade des politiques et autres responsables syndicalistes : les rencontres avec Macron, Attal et le président de la FNSEA en sont du coup presque gênantes... pour eux !
Que les mirages et pièges de la popularité l'épargnent le plus longtemps possible...
Saltabanque22
Saltabanque22

28 abonnés 122 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2026
Avec Rural, Édouard Bergeon signe un documentaire profondément ancré dans les enjeux contemporains du monde agricole. Le film capte avec justesse les réalités du terrain, donnant la parole à celles et ceux qui vivent la ruralité au quotidien, sans misérabilisme ni discours plaqué. La mise en scène est sobre mais efficace : la caméra observe, accompagne, et rend le propos vivant grâce à une réalisation soignée et des images bien composées. Le rythme est maîtrisé, évitant tout temps mort ; on ne s’ennuie jamais. Rural s’impose ainsi comme un documentaire nécessaire, actuel et intelligemment filmé, qui éclaire un sujet central de notre société.
Matthieu B.
Matthieu B.

18 abonnés 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2026
On aurait aimé que Bergeon ait la main plus légère sur les ciseaux. En voulant tout montrer de la vie de Jérôme Bayle, le film se perd parfois dans des longueurs superflues. Reste une vérité glaçante : le monde agricole est un hôpital de campagne où l'on soigne des hémorragies avec des gommettes gouvernementales. La force du film est de montrer cette abnégation incroyable sans jamais en faire un cliché héroïque. De montrer la douleur d'un drame familial et la solitude sans jamais la montrer comme une faille mais comme un espoir, et avec de la dignité dans la douleur.

Un constat amer sur le prix réel de ce que nous mangeons. On dépense des milliards pour maintenir en vie un modèle qui, au fond, ne rémunère pas ses acteurs et ne garantit pas la qualité. C'est la définition même de l'absurdité politique : on achète la paix sociale à court terme au prix d'une faillite intellectuelle à long terme. La question du modèle économique demeure...
Simon R
Simon R

66 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2026
Découvert aux festivals des Arcs en décembre, j'ai totalement accroché à ce docu. Et pourtant, je ne suis pas un fan absolu du cinéma d'Edouard Bergeon. Je trouvais son Au nom de la Terre un peu trop poussif, qui tirait sur la corde de l'émotion. Mais ici, il filme la réalité, la "vraie vie" sans artifice. Plusieurs séquences très marquantes qui montrent l'hypocrisie de nos politiques et la dureté de ce beau métier de paysan.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2026
Le sujet n’est pas nouveau et a été déjà abordé par Raymond Depardon avec « Profils paysans » (2001, 2005 et 2008), souvent long, lent et soporifique, ainsi que par Jean-Jacques Rault dans « Vague à l’âme paysanne » (2009). Le film, en prise directe avec l’actualité, est avant tout le portrait d’un homme sympathique, Jérôme Bayle (prononcer Baïle), 45 ans, ancien rugbyman, éleveur de vaches allaitantes limousines à Montesquieu-Volvestre, entre Muret (Haute-Garonne) et Saint-Girons (Ariège), vivant dans la ferme familiale avec sa mère veuve, Lucienne, 78 ans. Au caractère très indépendant, chasseur, très occupé entre son travail à la ferme et son action de défense des petits agriculteurs [le terroir du Volvestre est à cheval sur la Haute-Garonne et l’Ariège, constitué des vallées de l’Arize (84 km), et du Volp (40 km), affluents de la rive droite de la Garonne], il demeure seul, spoiler: d’où son rapprochement avec les 2 enfants de sa locataire divorcée, originaire de Metz (Moselle).
Vu sa construction (sans mention de dates, de lieux et de commentaires), le documentaire reste brouillon car il ne s’agit pas d’un film politique, ni militant, sans mise en perspective du contexte. Quelle est la représentativité de Jérôme Bayle ? Le nombre de voix ou de sièges de sa liste « Les Ultras de l’A64 », très masculine (car ils avaient bloqué l’autoroute A64, qui relie Toulouse à Bayonne via Tarbes et Pau, à proximité de Carbonne, en janvier 2024) aux élections des membres de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne, en février 2025 (s’opposant ainsi au syndicat majoritaire, la FNSEA, dont il rencontre le président, depuis 2023, Arnaud Rousseau, céréalier en Seine-et-Marne) n’est pas mentionné. Quels sont les résultats obtenus après ses rencontres avec les hommes et femmes politiques ( spoiler: Marine Tondelier, secrétaire national des écologistes, François Ruffin, député (LFI puis Debout !), Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron, président de la République, rencontré au salon de l’agriculture, Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires
), dont certains ne sont plus en poste spoiler: comme l’éphémère Premier Ministre Gabriel Attal (janvier-septembre 2024)
, ainsi que ses passages à la télévision ou à la radio (médias de l’éphémère, passant d’un sujet à l’autre) ? Probablement faibles mais comme le dit l’éleveur, au début du film, « On est sûr de perdre si on n’essaye pas ». Il a eu son « quart d’heure de gloire warholien ». Néanmoins, s’il y avait une seule chose (outre sa bande son musicale dynamique) à retenir du film, c’est contre laquelle Jérôme Bayle se bat, le suicide des agriculteurs (300 par an) : son père s’est suicidé en 2015 ainsi que celui du réalisateur. Ce dernier en avait fait le sujet d’un documentaire, « Les fils de la terre » (2012) puis de son 1er long métrage de fiction, « Au nom de la terre » (2019).
Arthur Brondy

305 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2026
Dans Rural, Édouard Bergeon, réalisateur du film choc « Au nom de la terre », raconte le quotidien de l’agriculteur Jérôme Bayle. On y découvre l’ascension éclair d’un homme qui décide de fédérer autour de lui les petits agriculteurs de son département au milieu des élections de la chambre régional d’agriculture. Le pot de fer contre le pot de terre y est décrit avec en prime un personnage parfois ambigu, semble t’il fasciné par la lumière et le pouvoir. Dommage que le film s’égare parfois dans des scènes et des histoires sans trop de rapport avec le sujet principal.
Domvill
Domvill

36 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2026
une soirée tellement agréable
avec Édouard Bergeon qui nous présente Jérôme Bayle dans sa vie, sa famille et notamment une maman bouleversante, ses amis dont une maman et ses enfants qui font connaissance avec les dures réalité du travail agricole...et enfin et surtout des luttes ...
Caro Cinéma
Caro Cinéma

81 abonnés 380 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Un très bon documentaire,
humain.
On suit l’éleveur Jérôme Bayle à travers un portrait de vie paysanne, fait de liens forts, notamment avec sa maman et son fils de cœur, et porté par des valeurs de transmission, de solidarité et de détermination.
Un film sincère et optimiste, qui offre une belle immersion dans la ruralité.
Lorsque la fin arrive, elle surprend presque, tant on aurait aimé rester encore un peu plus.
Vu en avant-première au Grand Palace des Sables d'Olonne avec la présence d'Édouard Bergeron, Jérôme Bayle et Christophe Rossignon.
Thierry S
Thierry S

22 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2026
Avec Rural, Édouard Bergeon livre un portrait sensible et lumineux de Jérôme Bayle, figure attachante d’une agriculture familiale en pleine mutation

Sans folklore ni pathos, le film mêle humour, tendresse et engagement, donnant un visage profondément humain à la ruralité française. Un documentaire juste, sincère et nécessaire.

Film vu en avant-première ce soir à Lyon
NineLou22
NineLou22

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2026
Edouard Bergeon choisit, comme à son habitude, de nous montrer du concret, plutôt que de miser sur du vent et du blabla. Jérôme Bayle, que l'on voit sans cesse en action entre sa ferme et son engagement, est particulièrement courageux, puisque sa mise en avant lui apporte aussi des critiques, dans ce monde où l'on peut être jugé sur des suppositions, des images tronquées. Au delà de la cause paysanne, qui représente le combat de David contre Goliath, d'une génération qui persiste à se battre avec des pères qui ont fini par mettre fin à leur jour, c'est un portrait qui laisse à voir que le monde politique et les médias se saisissent de ce sujet le plus souvent pour se mettre en avant et ne s'y intéressent que partiellement. Bravo à Edouard Bergeon d'avoir filmé au plus près des réalités de la terre, qui nous nourrit encore, mais pour combien de temps ? Le sourire de Jérôme Bayle, son bon sens paysan et celui de sa formidable mère, les belles images de ces paysages de culture et d'élevage, ainsi qu'une bande musicale qui swingue, contribuent à donner un peu d'espoir sur ce sujet sensible. A VOIR ABSOLUMENT et par le plus grand nombre.
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