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oliviersavoie69 ..
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5,0
Publiée le 23 septembre 2026
Dialogues minimalistes mais percutants, pas de longues explications ou d’état d’âme : on comprend par le jeu des acteurs et actrices, sublimes, de quoi il retourne. Beaucoup d’émotion dans la salle où j’étais.
Par ce qu’il dit subtilement sur l’impossibilité de résister au désir et la joie de lui laisser libre cours, le film d’Helen Walsh, Face à la mer (On the Sea), est inoubliable. Balayée par le vent et la pluie du Pays de Galles, la mer est le troisième personnage du film. Elle accueille les ébats sans fard et sans malaise de deux marins pêcheurs séparés par deux décennies et par le mode de vie du plus senior, époux et père. Seule la mort pourrait arrêter la tendresse entre ces deux-là.
La caméra portée colle d'abord aux visages, aux corps, dans une tension presque physique. Puis Helen Walsh relâche la pression et pose un regard tendre sur cette romance entre deux hommes, en creusant au passage les dégâts d'une masculinité qui s'interdit toute faille. Les personnages échappent souvent aux clichés, dessinés avec une vraie finesse. Le paradoxe, c'est que tout autour d'eux tombe dans des poncifs mille fois vus : le village fermé, hostile, aussi terne que le ciel gallois, l'homme marié rongé par un désir qu'il ne peut nommer. Cette communauté butée à l'ancienne rappelle "Brokeback Mountain" ou "Seule la terre" sans jamais s'en détacher vraiment. Le film avance alors sur des rails bien connus et laisse l'émotion filer, malgré de belles intentions.
Jack est un chef d’entreprise dans une petite cité côtière du pays de Galles. Sa vie est sans histoire : marié, père d’un adolescent. Sa vie bascule lorsqu’il rencontre Daniel, un matelot homosexuel avec qui il entame une relation clandestine. Le scénario est vu et revu : l’homme sans histoire qui est dans le placard, le petit village où tout le monde se connait, se juge. Rien d’original. Sans grand intérêt.
Les paysages froids, les silences et les regards m’entraînent peu à peu dans une émotion retenue. La nudité et le désir se montrent avec franchise, sans jamais verser dans la vulgarité. J’ai la gorge serrée devant ces êtres que les conventions empêchent de vivre pleinement. L’interprétation tout en nuances et la beauté hiératique de la mer m’accompagnent encore après la séance. Une œuvre que j’ai profondément aimée.
Le film met du temps à démarrer et il restera lent ce qui n’est pas gênant en soi. Reste que l’inévitable prise de vue aquatique des corps qui s’aiment (on le revoit en souvenir à la fin du film) a quelque chose du cliché. On le ressert dans plein de films dans un sentimentalisme facile. Il ne reste pas grand chose du film après qu’on quitte la salle. En fait, le film manque d’audace. On ne passe pas un mauvais moment mais ce n’est pas une œuvre intéressante. Il est curieux que les films traitant de l’homosexualité sont rarement majeurs ou simplement bons. Pourquoi ? Je n’ai pas la réponse.
C'est un beau film mais que de grisaille, et qui donne une atmosphère très particulière à ce dernier, comme à Jack, le personnage principal la cinquantaine, qui travaille dans la ferme mytilicole familiale dans un village côtier du Pays de Galles. Une vie de labeur coincée entre 30 ans de mariage, 3 gosses dont un en pleine crise d'ado, une communauté de pêcheurs, l'église et le pub. Ce n'est pas une romance mais plutôt un mélodrame. Une histoire d'amour entre hommes dans un milieu naturel et humain hostile. Magnifiquement interprété, ce drame prend son temps pour s'installer, s'initier comme la maladie de Jack, qui découvre sur le tard ses désirs homosexuels, une attirance pour les hommes confirmée quand Daniel, un jeune pêcheur aussi, débarque dans sa vie. Confronté à sa maladie, à l’homophobie ordinaire et quotidienne de son frère et du regard des marins-pêcheur, quel avenir peut-il envisager ? Je trouve l'affiche du film belle, et Il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec le film de Brokeback Mountain où j'avais versé quelques larmes en sortant de la salle.
Une histoire d'amour entre hommes dans un milieu naturel et humain hostile. Magnifiquement interprété, ce drame prend son temps pour s'installer et se déchaîner. Une tragédie grecque moderne et terriblement poétique.
Un homme marié avec une femme depuis environ 30 ans en rémission qui va pouvoir vivre pour la première er dernière fois de sa vie son homosexualité refoulée lorsqu’un gay arrive dans ce village anglais. On peut comparer cette histoire au film Brokeback Mountain, mais malheureusement il est moins suggéré sexuellement parlant et plus lent, c’est les bémols de ce film mais il n’en reste pas moins beau. 
Trop lent, trop souvent ennuyeux, beaucoup trop déprimant. Pendant la première heure, il ne se passe quasiment rien, puis la situation évolue enfin afin de sombrer dans la noirceur. Je suis ressorti complètement déprimé. Tout n'est pas raté dans ce film, mais cette grisaille permanente, la pluie, le ciel bouché, des hommes taiseux et pour finir, la maladie, c'était vraiment trop.
Jack, pêcheur de moules au Pays de Galles dans son entreprise familiale qui bat de l'aile et père de famille, se découvre une attirance pour les hommes quand Daniel, pêcheur aussi, débarque dans sa vie. Lui, l'hétéro pur et dur qui tombe amoureux d'un homme sans attaches, c'est inconcevable. Entre ça et ces ennuis de santé, il y a de quoi détruire une famille. Est-il prêt à tout supporter ?
Film long et lent, je m'attendais à un peu plus de brutalité et d'actions. Au lieu de ça, je me suis retrouvé devant une romance pas mièvre mais dénuée de toutes énergies. Heureusement que les acteurs sont tous au top, ça aide à tenir jusqu'à la fin. Et puis cette manière de parler d'une histoire d'amour entre hommes sans parler d'homosexualité, sans prononcer le mot ou montrer des gays heureux, ça me gonfle.
La romance est jolie mais la mise en scène est beaucoup trop cheap, la musique insupportable et le scénario bancal. Dommage, les acteurs sont très bien et quelques scènes convaincantes.
Un hétéro quinquagénaire en rémission, mais finalement condamné par sa maladie, se découvre sur le tard cette attirance homosexuelle, intolérable bien evidemment dans son petit pays borné. Ce n’est pas très drôle comme on peut imaginer, et c’est aussi un peu lent
Un film triste, simple et très humain. Dans les beaux paysages sauvages du nord du Pays de Galles, Jack, marin-pêcheur, marié et père de famille, voit sa vie changer après sa rencontre avec Daniel, un jeune matelot. Avec beaucoup de délicatesse, Helen Walsh parle d’homosexualité, de désir, d’identité et du poids du regard des autres. Grâce à Barry Ward et Lorne MacFadyen, Face à la mer raconte avec sensibilité l’histoire d’un homme qui découvre peu à peu une part de lui-même qu’il avait toujours cachée.
Le plus réussi dans Face à la mer est sans nul doute l'atmosphère, celle d'un village côtier du Pays de Galles, avec son ciel bas et sa communauté de pêcheurs, habitués au dur labeur et à une vie rythmée par un triptyque consensuel : famille, pub et église. Dans ce paysage, la masculinité est induite et la place des femmes réduite à la vie domestique, avec un travail d'appoint éventuel. Il est intéressant que le regard posé soit celui d'une réalisatrice, Helen Walsh, qui observe sans commenter des us et coutumes qui semblent millénaires. La romance gay qui traverse le film de part en part est à la fois une lumière, celle de désirs réprimés, et une obscurité, au sein d'un microcosme qui ne peut pas l'accepter. Il serait injuste de réduire Face à la mer à un Brokeback Sea, on serait d'ailleurs plus proche de Seule la terre, alors que toute histoire de désir et de frustration possède ses propres spécificités, fussent-elles hétéros ou homosexuelles. Le drame est lancinant, mais il lui manque sans doute un peu de fluidité dans sa progression dramatique qui n'atteint pas le niveau de la qualité picturale du film. Trop de non-dits et un manque d'approfondissement psychologique des personnages, hormis celui de son héros, nuisent aussi à l'intensité que l'on devrait attendre d'un récit qui s'enferme peu à peu dans une sorte de grisaille égale à celle de la météo.