spoiler: Qu’est-ce qui pousse une femme à couper le pénı̣s d’un homme ? Châtiment ? Justice ? Autodéfense ? Représailles ? Vengeance ? .
Annabel Gillings s’intéresse à un célèbre cas de "pénicide" qui a eu lieu en 1996 aux États-Unis spoiler: et découvre par la même occasion qu’il ne s’agit pas là d’un cas à part, car bien d’autres amputations de pénı̣s ont eu lieu aux quatre coins du globe .
spoiler: Replongeons-nous dans le passé, le 23 juin 1993, Lorena Bobbit sectionne à l’aide d’un couteau de cuisine le phaIIus de son mari, John Wayne Bobbitt. Elle justifiera son acte par le fait d’avoir voulu mettre un terme aux violences conjugales qu’elle subissait. L’affaire fit grand bruit, au point de rameuter les médias du monde entier (les badauds se pressaient pour assister au jugement comme si l’on venait voir un spectacle) et le film vient nous rappeler le traitement médiatique et le regard de la société qu’à subie cette femme à l’époque des faits . Cette sordide histoire a tellement marqué les esprits qu’elle a même eu droit à une mini-série en 4 épisodes (Lorena - 2019), ainsi qu’un téléfilm pour ménagères (Sous les coups de mon mari : L'Affaire Lorena Bobbitt - 2020).
Derrière son titre racoleur, J'ai coupé son pénı̣s : la vérité derrière les gros titres (2024) dresse le portrait de plusieurs cas de femmes accusées d’avoir tranché le phaIIus de leur mari, conjoint, père ou beau-père. spoiler: Parmi les personnes à prendre la parole, on y retrouve Annabel Gillings (qui occupe les ¾ du film), ainsi que Brigitte, qui raconte s’être inspirée du cas de Lorena (elle était victime de maltraitances et de vioIs de la part de son beau-père) .
On a aussi droit à l’intervention d’Ollie, un homme victime d’amputation de la part de sa compagne de l’époque (et qui depuis, a refait sa vie), ainsi que divers protagonistes (un avocat pénaliste, une avocate spécialisée dans le droit des femmes, une thérapeute, une infirmière, ainsi qu’un chirurgien ayant déjà participé à la "reconstruction" d’un pénı̣s amputé).
En dehors de revenir sur le cas très médiatisé d’Annabel Gillings, on y apprend notamment qu’il y a eu des vagues d’amputations au Kenya et au Vietnam et d’innombrables cas un peu partout dans le monde (en Ukraine, en Argentine, en Italie, en Russie, en Inde, …).
« Entre les années 70 et 80, la Thaïlande a été l’épicentre des amputations d’organes génitaux masculins, avec un record du nombre de cas dans le monde à l’époque ». Un chirurgien revient sur son expérience et nous rapporte qu’à cette époque, il intervenait spécifiquement là-dessus au moins une fois par mois. Comme quoi, se faire trancher le zgǝg est plus courant qu’on ne le pense…
Pour celles et ceux qui s'inquiéteraient du sort de John Wayne Bobbitt, spoiler: après avoir passé 9h au bloc opératoire, il a pu retrouver l’usage de sa vǝrge et est même devenu acteur poɹno (fun fact !) .