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Naim se retrouve avec sa mère dans une petite ville australienne remplie de fanatiques religieux. A laquelle elle même adhère.
Il est amoureux. D’un garçon. Et dans cette communauté cela ne se fait pas.
Les films d’épouvante ne sont jamais aussi bon que quand ils dénoncent. Et en ce moment on est servi.
Celui-ci métaphorise de manière frontale le ravage des thérapies de conversion.
L’horreur naît des hommes et de leurs croyances fanatiques pas du surnaturel.
Il est amoureux. D’un garçon. Et dans cette communauté cela ne se fait pas.
Les films d’épouvante ne sont jamais aussi bon que quand ils dénoncent. Et en ce moment on est servi.
Celui-ci métaphorise de manière frontale le ravage des thérapies de conversion.
L’horreur naît des hommes et de leurs croyances fanatiques pas du surnaturel.
Si vous vous attendez au film flippant d'Halloween de l'année, vous risquez d'être déçu. Certes, le film est violent et quelques scènes sont vraiment éprouvantes. N'étant pas particulièrement fan des films de genre, cela ne m'a pas déçu en ce qui me concerne. Ce qui est dur, c'est la toile de fond du film : l'ignorance, la haine et l'homophobie, surtout dans le contexte familial. Au final, le film s'avère plus triste qu'effrayant.
Naïm et Ryan sont très attachants et tout au long du film, on tremble pour eux, espérant qu'ils pourront échapper à ce cauchemar. Étonnamment, c'est une belle romance.
Naïm et Ryan sont très attachants et tout au long du film, on tremble pour eux, espérant qu'ils pourront échapper à ce cauchemar. Étonnamment, c'est une belle romance.
"Leviticus" sévèrement noté par la critique est une romance horrifique plaisante. Avec ce long-métrage, Adrian Chiarella dénonce les thérapies de conversion à travers une romance intense, oscillant entre émotion et effroi. Grâce aux performances habitées de Joe Bird, Stacy Clausen et Mia Wasikowska, ce récit s'impose comme une œuvre essentielle pour la cause LGBT dans le contexte actuel.
Une relecture queer du chef-d’œuvre It Follows. Très belle photographie et mise en scène cependant.
Un «Boy Erased» version film de genre.
Un premier long australien au sein duquel le désir de l'autre va se retrouver "converti" de force en haine de l'autre. Ou quand l'amour devient malédiction.
Un bon petit film à l'approche horrifico-sociétale réfléchie, même s'il lui manque un peu d'incarnation et de tension (quelques personnages secondaires trop effacés et des codes de l'horreur assez attendus) pour vraiment me convaincre sur la durée. 6,5-7/10.
Un premier long australien au sein duquel le désir de l'autre va se retrouver "converti" de force en haine de l'autre. Ou quand l'amour devient malédiction.
Un bon petit film à l'approche horrifico-sociétale réfléchie, même s'il lui manque un peu d'incarnation et de tension (quelques personnages secondaires trop effacés et des codes de l'horreur assez attendus) pour vraiment me convaincre sur la durée. 6,5-7/10.
L'idée d'origine est exceptionnelle. Il y avait réellement là le potentiel de construire une histoire extraordinaire, originale et particulièrement angoissante (puisqu'il s'agit quand même d'un film d'horreur).
Mais malgré une idée d'histoire principale très bonne, la construction du scénario laisse largement à désirer. De même pour la réalisation d'ailleurs.
Trop de choses ne sont pas assez expliquées et en sont très peu claires. Les personnages ne sont pas assez exploités et sont parfois franchement bizarres dans leur comportement. Et puis il manque une évolution au fil du scénario car passé les deux tiers du film, ce n'est que pure redondance sans qu'on ait de mystère qui avance ou d'avancement dans le synopsis. Et cela dure jusqu'à la fin où on est encore enfermé dans cette boucle qui n'avance pas et dans une histoire bloquée à la moitié de son exploitation.
En bref de très bonnes idées mais un travail franchement bâclé.
Mais malgré une idée d'histoire principale très bonne, la construction du scénario laisse largement à désirer. De même pour la réalisation d'ailleurs.
Trop de choses ne sont pas assez expliquées et en sont très peu claires. Les personnages ne sont pas assez exploités et sont parfois franchement bizarres dans leur comportement. Et puis il manque une évolution au fil du scénario car passé les deux tiers du film, ce n'est que pure redondance sans qu'on ait de mystère qui avance ou d'avancement dans le synopsis. Et cela dure jusqu'à la fin où on est encore enfermé dans cette boucle qui n'avance pas et dans une histoire bloquée à la moitié de son exploitation.
En bref de très bonnes idées mais un travail franchement bâclé.
On peut reconnaître à ce modeste film d'horreur adolescente le mérite de traiter frontalement de la question de l'homophobie et du fanatisme religieux à travers la relation entre deux garçons vivant dans une petite ville en apparence trop tranquille. L'angoisse est ici incarnée par la personne désirée transformée littéralement en personnage démoniaque. Mise en scène sobrement avec beaucoup de hors-champ, même si on retiendra surtout une courte scène très réussie à la lisière du body horror, le film souffre un peu de la comparaison avec It follows, qui traitait sous un mode esthétique et narratif assez proche, de l'angoisse liée à la sexualité. Réussite mineur, Leviticus est à la fois un teen movie sur la relation amoureuse entre deux garçons et un film d'épouvante au final assez classique dans sa narration et son traitement des personnages. On regrettera que le fondamentalisme religieux pourtant au centre de l'intrigue ne soit finalement qu'accessoire tout comme le rôle de la mère, pourtant brillamment interprétée par Mia Wasikowska. La fin est aussi un peu déceptive car, sans doute, trop attendue. Néanmoins Leviticus se regarde sans déplaisir et se révèle même assez touchant dans sa manière de raconter les débuts d'une histoire d'amour.
Dans une communauté religieuse intégriste, de jeunes homosexuels subissent une thérapie de conversion. Leur apparaît alors un monstre, prenant la forme de l'être aimé, qui les terrorise en une allégorie de ces scandaleuses tortures psychologiques. Le regard perdu de Joe Bird fsecoue davantage que les hors champs qui se multiplient pour nous éviter des giclées d'hémoglobine. L'atmosphère quasi poétique, entrecoupé de scènes chocs, est réussie.
C'est mou, attendu, convenu, la moindre tension ramollit immédiatement, aucun frisson sauf quand on sort de la salle... Aucune critique sociale, rien. Y avait quand même matiere à mystère avec l'histoire d'une thérapie de conversation à plouc-city. Ben non.. le film se fait plaisir avec une romance homo et puis basta. Au moment où apparait un personnage féminin, interné dans un asile et présenté comme la clef de l'énigme, ça a été le cliché de trop j'ai pas pu supporter, adios amigos !
Concept assez intéressant et innovant. Les acteurs sont bons, c’est bien orchestré et inattendu par moment.
Le cinéma australien entretient depuis longtemps une relation passionnelle avec le genre fantastique, l'épouvante notamment, que l'on trouve déjà dans les premiers longs métrages, excellents, de Peter Weir. Dans Leviticus, le titre explicitement biblique, renvoie clairement à la condamnation religieuse de l'homosexualité et par conséquent aux lamentables et néanmoins toujours vivaces thérapies de conversion. D'où le choix du récit de présenter une communauté rurale pour laquelle la "mauvaise" orientation sexuelle doit être exorcisée immédiatement. Là-dessus, le film greffe une intrigue romantique qui ne peut que mal tourner. Ce faisant, Leviticius délaisse cependant trop le contexte social et l'approfondissement de cette homophobie générale au profit des affres traversées par deux amoureux sans cesse aux prises avec leur désir qui est susceptible de mener à leur arrêt de mort. Les scènes répétitives s'enchaînent sur un mode binaire : je t'embrasse puis je t'agresse, ou l'inverse. Et les personnages secondaires, essentiels pour développer le contexte, sont totalement délaissés, à la maigre exception d'une mère dont la psychologie confuse ne fait avancer en rien cette histoire redondante, très loin de concrétiser tout son potentiel émotionnel et ténébreux.
Profondément bancal, le film peine à convaincre malgré quelques séquences fortes entre ses deux personnages. Des moments de grâce qui ne suffisent malheureusement pas à compenser les faiblesses de l’ensemble.
Le long-métrage semble pourtant posséder des éléments intéressants, notamment dans la relation entre ses protagonistes. Certaines scènes parviennent à faire émerger une véritable intensité émotionnelle et laissent entrevoir ce que le film aurait pu devenir avec une approche plus maîtrisée.
Malheureusement, ces réussites restent trop isolées pour donner à l’ensemble une réelle cohérence. Le récit peine à trouver son équilibre et l’émotion ne parvient pas toujours à s’installer durablement. On ressort donc avec un sentiment de frustration : celui d’avoir aperçu, par intermittence, un film plus fort que celui qui nous est finalement proposé.
Le long-métrage semble pourtant posséder des éléments intéressants, notamment dans la relation entre ses protagonistes. Certaines scènes parviennent à faire émerger une véritable intensité émotionnelle et laissent entrevoir ce que le film aurait pu devenir avec une approche plus maîtrisée.
Malheureusement, ces réussites restent trop isolées pour donner à l’ensemble une réelle cohérence. Le récit peine à trouver son équilibre et l’émotion ne parvient pas toujours à s’installer durablement. On ressort donc avec un sentiment de frustration : celui d’avoir aperçu, par intermittence, un film plus fort que celui qui nous est finalement proposé.
Premier long métrage du réalisateur australien Adrian Chiarella, Leviticus mêle horreur surnaturelle et romance queer dans l’Australie rurale et évangélique. Présenté à Sundance 2026 et distribué par Originals Factory, le film raconte comment une thérapie de conversion réveille une entité qui prend le visage de l’être aimé.
"Wes Craven l’avait compris avant tout le monde, l’adolescence est en soi une maison hantée. Grandir, c’est apprendre à avoir peur de son propre corps, de ses envies et du regard des autres posé sur ce qu’on découvre à peine. Adrian Chiarella hérite de cette leçon avec Leviticus, sauf qu’il retire le masque de Freddy Krueger pour y coller un visage bien plus familier. Le postulat est simple et en même temps terriblement efficace. Après un rituel de « délivrance » censé purger Naim et Ryan de leur homosexualité, une entité se met à les traquer en empruntant les traits de celui que l’autre désire. On pense forcément à It Follows, sa malédiction sexuellement transmissible qui rapproche pour mieux frapper. Mais Leviticus louche aussi vers Obsession, sorti la même année. Dans les deux films, c’est le désir lui-même qui s’incarne et se retourne contre celui qui l’éprouve. Ici, pourtant, rien d’un vœu maladroit ou d’un accident surnaturel, le mal est un dressage, administré, ritualisé, voulu par des adultes qui ont besoin d’un démon pour ne pas regarder le leur."
"C’est en effet dans cette zone de confort que le film mord le plus fort. Chaque élan de tendresse entre les deux garçons déclenche, en retour, une salve de violence. Leviticus met ainsi en scène le mécanisme même de la thérapie d’aversion, qui consiste à punir le désir jusqu’à ce que le sujet apprenne, seul, à s’en détourner. L’amour devient alors une arme à double tranchant, car plus Naim et Ryan se rapprochent, plus ils apprennent, malgré eux, à se fuir l’un l’autre. La créature n’attaque pas depuis l’extérieur, elle réveille une peur déjà installée à l’intérieur, celle de soi-même. Concernant le décor, cela n’est jamais qu’un simple fond de carte postale australienne, mais bien un piège qui se referme sur trois verrous : la famille, la religion, la ruralité."
"Reste une question que le film pose sans jamais vraiment y répondre, et c’est d’ailleurs son geste le plus honnête : comment aimer, quand le monde vous a appris que votre propre désir sera toujours votre bourreau ? Leviticus ne referme pas la plaie. Il la regarde en face et la laisse brûler à l’écran."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
"Wes Craven l’avait compris avant tout le monde, l’adolescence est en soi une maison hantée. Grandir, c’est apprendre à avoir peur de son propre corps, de ses envies et du regard des autres posé sur ce qu’on découvre à peine. Adrian Chiarella hérite de cette leçon avec Leviticus, sauf qu’il retire le masque de Freddy Krueger pour y coller un visage bien plus familier. Le postulat est simple et en même temps terriblement efficace. Après un rituel de « délivrance » censé purger Naim et Ryan de leur homosexualité, une entité se met à les traquer en empruntant les traits de celui que l’autre désire. On pense forcément à It Follows, sa malédiction sexuellement transmissible qui rapproche pour mieux frapper. Mais Leviticus louche aussi vers Obsession, sorti la même année. Dans les deux films, c’est le désir lui-même qui s’incarne et se retourne contre celui qui l’éprouve. Ici, pourtant, rien d’un vœu maladroit ou d’un accident surnaturel, le mal est un dressage, administré, ritualisé, voulu par des adultes qui ont besoin d’un démon pour ne pas regarder le leur."
"C’est en effet dans cette zone de confort que le film mord le plus fort. Chaque élan de tendresse entre les deux garçons déclenche, en retour, une salve de violence. Leviticus met ainsi en scène le mécanisme même de la thérapie d’aversion, qui consiste à punir le désir jusqu’à ce que le sujet apprenne, seul, à s’en détourner. L’amour devient alors une arme à double tranchant, car plus Naim et Ryan se rapprochent, plus ils apprennent, malgré eux, à se fuir l’un l’autre. La créature n’attaque pas depuis l’extérieur, elle réveille une peur déjà installée à l’intérieur, celle de soi-même. Concernant le décor, cela n’est jamais qu’un simple fond de carte postale australienne, mais bien un piège qui se referme sur trois verrous : la famille, la religion, la ruralité."
"Reste une question que le film pose sans jamais vraiment y répondre, et c’est d’ailleurs son geste le plus honnête : comment aimer, quand le monde vous a appris que votre propre désir sera toujours votre bourreau ? Leviticus ne referme pas la plaie. Il la regarde en face et la laisse brûler à l’écran."
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Pour son premier long métrage : énormément de potentiel pas exempté de défauts. Belle photographie, le duo d'acteur est très touchant, le fait de mélanger l'homosexualité doublé par la religion est très percutant mais malheureusement niveau frayeur ou épouvante celà reste trop timide ainsi que la durée du film qui dure 1h22 ( si on enlève le fin de générique) avec une fin trop abrupte. Impatient de voir son prochain long métrage.
Bien plus qu’un film d’horreur.
Un film bouleversant, une histoire d’amour magnifique . A voir absolument!
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