Note moyenne
3,0
304 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
5 critiques
4
23 critiques
3
31 critiques
2
16 critiques
1
6 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Le cinéma australien entretient depuis longtemps une relation passionnelle avec le genre fantastique, l'épouvante notamment, que l'on trouve déjà dans les premiers longs métrages, excellents, de Peter Weir. Dans Leviticus, le titre explicitement biblique, renvoie clairement à la condamnation religieuse de l'homosexualité et par conséquent aux lamentables et néanmoins toujours vivaces thérapies de conversion. D'où le choix du récit de présenter une communauté rurale pour laquelle la "mauvaise" orientation sexuelle doit être exorcisée immédiatement. Là-dessus, le film greffe une intrigue romantique qui ne peut que mal tourner. Ce faisant, Leviticius délaisse cependant trop le contexte social et l'approfondissement de cette homophobie générale au profit des affres traversées par deux amoureux sans cesse aux prises avec leur désir qui est susceptible de mener à leur arrêt de mort. Les scènes répétitives s'enchaînent sur un mode binaire : je t'embrasse puis je t'agresse, ou l'inverse. Et les personnages secondaires, essentiels pour développer le contexte, sont totalement délaissés, à la maigre exception d'une mère dont la psychologie confuse ne fait avancer en rien cette histoire redondante, très loin de concrétiser tout son potentiel émotionnel et ténébreux.
Premier long métrage du réalisateur australien Adrian Chiarella, Leviticus mêle horreur surnaturelle et romance queer dans l’Australie rurale et évangélique. Présenté à Sundance 2026 et distribué par Originals Factory, le film raconte comment une thérapie de conversion réveille une entité qui prend le visage de l’être aimé.
"Wes Craven l’avait compris avant tout le monde, l’adolescence est en soi une maison hantée. Grandir, c’est apprendre à avoir peur de son propre corps, de ses envies et du regard des autres posé sur ce qu’on découvre à peine. Adrian Chiarella hérite de cette leçon avec Leviticus, sauf qu’il retire le masque de Freddy Krueger pour y coller un visage bien plus familier. Le postulat est simple et en même temps terriblement efficace. Après un rituel de « délivrance » censé purger Naim et Ryan de leur homosexualité, une entité se met à les traquer en empruntant les traits de celui que l’autre désire. On pense forcément à It Follows, sa malédiction sexuellement transmissible qui rapproche pour mieux frapper. Mais Leviticus louche aussi vers Obsession, sorti la même année. Dans les deux films, c’est le désir lui-même qui s’incarne et se retourne contre celui qui l’éprouve. Ici, pourtant, rien d’un vœu maladroit ou d’un accident surnaturel, le mal est un dressage, administré, ritualisé, voulu par des adultes qui ont besoin d’un démon pour ne pas regarder le leur."
"C’est en effet dans cette zone de confort que le film mord le plus fort. Chaque élan de tendresse entre les deux garçons déclenche, en retour, une salve de violence. Leviticus met ainsi en scène le mécanisme même de la thérapie d’aversion, qui consiste à punir le désir jusqu’à ce que le sujet apprenne, seul, à s’en détourner. L’amour devient alors une arme à double tranchant, car plus Naim et Ryan se rapprochent, plus ils apprennent, malgré eux, à se fuir l’un l’autre. La créature n’attaque pas depuis l’extérieur, elle réveille une peur déjà installée à l’intérieur, celle de soi-même. Concernant le décor, cela n’est jamais qu’un simple fond de carte postale australienne, mais bien un piège qui se referme sur trois verrous : la famille, la religion, la ruralité."
"Reste une question que le film pose sans jamais vraiment y répondre, et c’est d’ailleurs son geste le plus honnête : comment aimer, quand le monde vous a appris que votre propre désir sera toujours votre bourreau ? Leviticus ne referme pas la plaie. Il la regarde en face et la laisse brûler à l’écran."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
"Wes Craven l’avait compris avant tout le monde, l’adolescence est en soi une maison hantée. Grandir, c’est apprendre à avoir peur de son propre corps, de ses envies et du regard des autres posé sur ce qu’on découvre à peine. Adrian Chiarella hérite de cette leçon avec Leviticus, sauf qu’il retire le masque de Freddy Krueger pour y coller un visage bien plus familier. Le postulat est simple et en même temps terriblement efficace. Après un rituel de « délivrance » censé purger Naim et Ryan de leur homosexualité, une entité se met à les traquer en empruntant les traits de celui que l’autre désire. On pense forcément à It Follows, sa malédiction sexuellement transmissible qui rapproche pour mieux frapper. Mais Leviticus louche aussi vers Obsession, sorti la même année. Dans les deux films, c’est le désir lui-même qui s’incarne et se retourne contre celui qui l’éprouve. Ici, pourtant, rien d’un vœu maladroit ou d’un accident surnaturel, le mal est un dressage, administré, ritualisé, voulu par des adultes qui ont besoin d’un démon pour ne pas regarder le leur."
"C’est en effet dans cette zone de confort que le film mord le plus fort. Chaque élan de tendresse entre les deux garçons déclenche, en retour, une salve de violence. Leviticus met ainsi en scène le mécanisme même de la thérapie d’aversion, qui consiste à punir le désir jusqu’à ce que le sujet apprenne, seul, à s’en détourner. L’amour devient alors une arme à double tranchant, car plus Naim et Ryan se rapprochent, plus ils apprennent, malgré eux, à se fuir l’un l’autre. La créature n’attaque pas depuis l’extérieur, elle réveille une peur déjà installée à l’intérieur, celle de soi-même. Concernant le décor, cela n’est jamais qu’un simple fond de carte postale australienne, mais bien un piège qui se referme sur trois verrous : la famille, la religion, la ruralité."
"Reste une question que le film pose sans jamais vraiment y répondre, et c’est d’ailleurs son geste le plus honnête : comment aimer, quand le monde vous a appris que votre propre désir sera toujours votre bourreau ? Leviticus ne referme pas la plaie. Il la regarde en face et la laisse brûler à l’écran."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Vu en VO sur un vol canadien, et je dois reconnaitre que ce film est une bonne surprise. La double thématique était pourtant une gageure: Romance gay et film d'horreur. Dans "Leviticus", son premier long métrage, le réalisateur australien Adrian Chiarella aborde les thérapies de conversion par le biais de l’horreur. Une sorte de prêcheur contraint alors les deux ados amoureux à participer à une cérémonie semblable à une séance d’exorcisme, afin qu’ils expient leurs péchés. Peu après, les ados sont traqués par une entité maléfique qui prend l’apparence de l’être aimé, c’est-à-dire l’un l’autre. Le plus cruel dans la punition qui leur sera imposée est que l’entité les forcera à s’humilier l’un l’autre, à se rejeter l’un l’autre, à se torturer l’un l’autre. Sans effet visuel important, le film dégage malgré tout une vraie oppression, un malaise persistant jusqu'à la fin. La métaphore est traumatisante dans son message, mais parvient à son but. Un réalisateur à suivre...
Un «Boy Erased» version film de genre.
Un premier long australien au sein duquel le désir de l'autre va se retrouver "converti" de force en haine de l'autre. Ou quand l'amour devient malédiction.
Un bon petit film à l'approche horrifico-sociétale réfléchie, même s'il lui manque un peu d'incarnation et de tension (quelques personnages secondaires trop effacés et des codes de l'horreur assez attendus) pour vraiment me convaincre sur la durée. 6,5-7/10.
Un premier long australien au sein duquel le désir de l'autre va se retrouver "converti" de force en haine de l'autre. Ou quand l'amour devient malédiction.
Un bon petit film à l'approche horrifico-sociétale réfléchie, même s'il lui manque un peu d'incarnation et de tension (quelques personnages secondaires trop effacés et des codes de l'horreur assez attendus) pour vraiment me convaincre sur la durée. 6,5-7/10.
Le sujet de Leviticus frappe juste : la description horrifique de l'homophobie fait mouche. Dommage que les personnages du film manquent de caractérisation, dommage d'avoir fait un film aussi bancal, où la menace diffuse souffre d'un éparpillement manifeste. On n'a jamais peur pour les personnages réellement, et le sujet de l'intégrisme communautaire est à peine efflleuré. À refaire....
C'est dans une petite ville rigoriste que s'inscrit cette romance et instaure rapidement un climat inquiétant, un trouble permanent. Le métrage utilise ainsi le fantastique pour illustrer la violence destructrice des thérapies de conversion et de l'intégrisme religieux. En même temps, les effets d'effroi se font rares et softs, "il" demeurant trop abstrait. Le final donne un sentiment d'inachevé, laissant l'intrigue en suspend, sauf si l'amour l'emporte quoiqu'il arrive?
Dans une communauté religieuse intégriste, de jeunes homosexuels subissent une thérapie de conversion. Leur apparaît alors un monstre, prenant la forme de l'être aimé, qui les terrorise en une allégorie de ces scandaleuses tortures psychologiques. Le regard perdu de Joe Bird fsecoue davantage que les hors champs qui se multiplient pour nous éviter des giclées d'hémoglobine. L'atmosphère quasi poétique, entrecoupé de scènes chocs, est réussie.
On peut reconnaître à ce modeste film d'horreur adolescente le mérite de traiter frontalement de la question de l'homophobie et du fanatisme religieux à travers la relation entre deux garçons vivant dans une petite ville en apparence trop tranquille. L'angoisse est ici incarnée par la personne désirée transformée littéralement en personnage démoniaque. Mise en scène sobrement avec beaucoup de hors-champ, même si on retiendra surtout une courte scène très réussie à la lisière du body horror, le film souffre un peu de la comparaison avec It follows, qui traitait sous un mode esthétique et narratif assez proche, de l'angoisse liée à la sexualité. Réussite mineur, Leviticus est à la fois un teen movie sur la relation amoureuse entre deux garçons et un film d'épouvante au final assez classique dans sa narration et son traitement des personnages. On regrettera que le fondamentalisme religieux pourtant au centre de l'intrigue ne soit finalement qu'accessoire tout comme le rôle de la mère, pourtant brillamment interprétée par Mia Wasikowska. La fin est aussi un peu déceptive car, sans doute, trop attendue. Néanmoins Leviticus se regarde sans déplaisir et se révèle même assez touchant dans sa manière de raconter les débuts d'une histoire d'amour.
Film plaisant et inquiétant. Sans être complètement abouti. Assez court. Bien joué. Intriguant. De bons ingrédients en somme pour un résultat honorable,
Rares sont les films qui conjuguent avec autant de justesse la romance, le drame et l'horreur psychologique. Porté par deux jeunes acteurs d'une remarquable sincérité, ce récit captive par la finesse de sa mise en scène autant que par la force de son propos. En abordant les thérapies de conversion, le rejet familial et la quête d'acceptation de soi, il offre une réflexion profondément humaine, empreinte de pudeur et d'émotion. Un film sensible et marquant, dont la beauté réside autant dans ce qu'il montre que dans ce qu'il laisse ressentir.
Vu en avant-première, le premier film d'Adrian Chiarella "LEVITICUS" est intéressant sur le papier, où une entité maléfique prend constamment l'apparence de deux jeunes garçons amoureux et vient perturber leur relation jusqu'à la mettre bas. Mais, il manque un peu d'émotion et d'identification pour être pleinement intéressé par ce premier film du réalisateur australien.
Deux adolescents maudits par les étoiles doivent échapper à une entité violente qui prend la forme de la personne qu’ils désirent le plus — l’un l’autre.
Histoire de base pas mal, dommage que cela tourne trop sur une romance entre homme, ça va 2 mn, après ça soule.
1/5⭐
Histoire de base pas mal, dommage que cela tourne trop sur une romance entre homme, ça va 2 mn, après ça soule.
1/5⭐
Présenté au FEFFS, Leviticus est une très bonne surprise. Même si le thème de la thérapie de conversion a déjà été vu au cinéma, le film arrive à le raconter d'une façon différente, notamment à travers la peur et du rejet.
On sent aussi une inspiration à It Follows, même si le film reste très différent dans sa globalité. Et surtout, Joe Bird est tout simplement extraordinaire dans son rôle. Un film marquant et vraiment réussi. spoiler:
spoiler:
On sent aussi une inspiration à It Follows, même si le film reste très différent dans sa globalité. Et surtout, Joe Bird est tout simplement extraordinaire dans son rôle. Un film marquant et vraiment réussi. spoiler:
spoiler:
Le film m’a beaucoup fait penser à It Follows, bien que son intrigue prenne une direction assez différente. Le thème de l’homophobie y est abordé d’une manière singulière, troublante et terrifiante.
Le film mêle récit surnaturel et drame profondément émotionnel, faisant de son élément monstrueux une véritable métaphore de la honte, de la culpabilité et du poids du jugement, notamment à travers le prisme religieux.
Une œuvre tendue, troublante qui mérite clairement d’être découverte. D’un point de vue purement artistique le film est très beau, porté par une mise en scène particulièrement soignée.
Le film mêle récit surnaturel et drame profondément émotionnel, faisant de son élément monstrueux une véritable métaphore de la honte, de la culpabilité et du poids du jugement, notamment à travers le prisme religieux.
Une œuvre tendue, troublante qui mérite clairement d’être découverte. D’un point de vue purement artistique le film est très beau, porté par une mise en scène particulièrement soignée.
La scène d'introduction est ennuyeuse, au moins on est prévenu pour la suite du film, car il manque cruellement d'un scénario et non des ralentis et des plans qui durent 10 secondes sur une friteuse et des poteaux électriques ne créent pas une ambiance.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse