Leviticus
Note moyenne
3,0
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83 critiques spectateurs

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jonathan L.
jonathan L.

17 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 septembre 2026
La thématique du film est intéressante.
Mais le rythme et l’atmosphère m’ont un peu perdu.
Et puis le film ne cache clairement pas qu’il s’inspire de It Follows…et malheureusement la comparaison n’est pas en sa faveur.
Quelques scènes et effets de mises en scènes sont malgré tout plutôt pas mal.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

239 abonnés 1 560 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2026
Naim se retrouve avec sa mère dans une petite ville australienne remplie de fanatiques religieux. A laquelle elle même adhère.
Il est amoureux. D’un garçon. Et dans cette communauté cela ne se fait pas.
Les films d’épouvante ne sont jamais aussi bon que quand ils dénoncent. Et en ce moment on est servi.
Celui-ci métaphorise de manière frontale le ravage des thérapies de conversion.
L’horreur naît des hommes et de leurs croyances fanatiques pas du surnaturel.
Diabloxrt
Diabloxrt

94 abonnés 1 991 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 août 2026
Premier long-métrage d'Adrian Chiarella, "Leviticus" est le genre de film d'horreur à petit budget qui intrigue forcément. Porté par un concept plutôt prometteur, mon visionnage de l'œuvre a pourtant été bien plus compliqué que prévu. Si j'aime découvrir de petits projets assez ambitieux en temps normal, ce film s'inscrit plutôt dans une autre catégorie. À mon sens, même si l'on ressent bien la volonté de traiter d'une thématique forte au travers de l'horreur, ni le fond ni la forme ne sont suffisamment maîtrisés pour concrétiser tout cela. L'idée de base est en effet assez sympathique, en développant un thème autour de la question de l'homosexualité dans des cercles religieux très conservateurs. À partir de ce principe, le film avait donc le champ libre pour proposer une réflexion profonde sur son sujet, mais trop d'éléments plombent malheureusement cette bonne idée. Déjà, car nos personnages principaux ne s'avèrent jamais réellement attachants, et il est alors compliqué de pleinement comprendre l'oppression de ce cercle si l'on n'a pas d'attache à ceux qui la subissent. C'est peut-être très réducteur dit comme ça, mais c'est pourtant le propre même d'une bonne histoire. On a beau dénoncer quelque chose, si le récit n'est pas suffisamment fort pour nous faire ressentir ce qui est dénoncé, il perd énormément en efficacité. Et ce problème de fond est clairement lié à un problème de forme. Si l'on ne s'attache pas à eux, c'est surtout parce que la mise en scène et la narration ne nous en donnent jamais l'occasion. Il y a peu de dialogues, le montage tente péniblement d'éviter les longueurs en changeant de scène très rapidement dans la première partie du long-métrage et l'ensemble n'est ainsi jamais propice à nous les faire apprécier. À ce niveau, je sais bien que l'on va me rétorquer que c'est justement la mise en scène qui cherche à les caractériser, et que l'on est censé les comprendre par ce procédé. Et à cela, je répondrais simplement que j'en suis conscient, mais que l'exécution ne réussit jamais à traiter ça correctement. En forçant cette direction de manière constante, la timidité de Naim en devient juste ridicule par exemple. La réalisation force tellement son personnage à ne jamais s'exprimer que l'on voit trop rapidement où le film veut en venir, et il n'y a aucune subtilité là-dedans. Jouer sur la mise en scène pour raconter quelque chose, c'est bien, mais pas si le tout est fait grossièrement, car ce n'est pas parce que ce n'est pas écrit que cela devient tout de suite moins explicatif. D'autant plus que, comme conséquence de cet ensemble, le rythme en est quand même facilement impacté. À force de voir les personnages se regarder dans le blanc des yeux sans rien dire et laisser ainsi l'horreur de côté, on finit par s'ennuyer. Et effectivement, c'est ici que l'on arrive au plus gros problème de ce film horrifique : il ne nous fait jamais frissonner. Là où il aurait pu utiliser son concept pour réellement jouer sur la réalité et toujours laisser le personnage dans le flou face à la personne qu'il a en face de lui, il se contente d'une horreur trop frontale et prévisible. Dans la globalité, on n'a jamais le moindre doute sur qui est en face de notre héros, car on remarque très facilement qui est le vrai et qui est un esprit. L'histoire a beau essayer de nous faire croire que le personnage est surpris à chaque fois, ce procédé ne marche jamais. En sachant également que les scènes angoissantes sont très peu présentes, il est donc peu dire que vous n'aurez jamais la sensation d'être mal à l'aise ou horrifiée face à ce film. Par conséquent, ce projet s'avère être une immense déception. Si son concept avait l'air prenant, son exécution peu subtile et sans imagination ne lui fait pas honneur. Il est clair que son faible budget ne l'a probablement pas aidé, mais quand on voit les résultats plus que positifs d'autres productions de ce niveau, on ne peut définitivement pas tout lui pardonner. Pour conclure, une vraie désillusion.
Herve R.
Herve R.

83 abonnés 20 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 août 2026
Cette romance gay ne m'a pas inspiŕe, on rajoute une pincée de religion et les carottes sont cuites....les deux acteurs principaux sont bons sa sauve le film.
Cadreum
Cadreum

90 abonnés 852 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2026
Premier long métrage d'un réalisateur australien passé par le court, produit avec les moyens du genre national, lancé sur le circuit des festivals queer avant une sortie estivale, Leviticus arrive au terme d'une décennie où l'épouvante s'est spécialisée dans la conversion des blessures sociales en créatures. Ici, Naim vient d'emménager avec sa mère dans une bourgade rurale où l'église organise le calendrier, les amitiés et le regard que chacun porte sur son voisin. Il y rencontre Ryan et développe un prémice d'amour mutuel. Le secret tient quelques semaines, jusqu'à ce que Naim découvre Ryan avec Hunter, fils du pasteur, et aille le dire au père. L'assemblée fait venir un guérisseur, qui impose aux garçons une séance de délivrance devant la congrégation. Ce qui en sort n'est pas une guérison : une entité, désormais attachée à eux, prend la forme de la personne qu'ils désirent le plus et ne se manifeste que dans la solitude. Hunter y laisse la tête.

Tout commence par une bagarre entre les deux garçons et un baiser qui la conclut sur le même plan, à la même mécanique de corps ; seule la vitesse change. Chiarella refuse de découper ce que la loi religieuse sépare, et l'énoncé est net : la violence entre garçons est autorisée, encouragée même, tant qu'elle reste rapide. Ce que le rituel viendra punir n'est pas le contact mais sa durée. Toute règle de pudeur fonctionne ainsi — elle ne proscrit pas le geste, elle proscrit le temps qu'on y passe, parce que c'est le temps qui fait l'aveu.

La règle surnaturelle prolonge exactement ce partage. L'entité frappe dans la solitude, ce qui oblige les garçons à ne jamais se quitter ; elle se facilite quand ils cèdent, ce qui leur interdit de se toucher. Le dispositif prescrit une proximité permanente, contact nul, et donc sécurité proportionnelle à l'exposition. Le démon formalise en mécanique de genre l'arrangement que la communauté négociait déjà et rend la surveillance désirable : l'assemblée n'a plus besoin d'épier ses maudits. La protection accordée aux minorités prend régulièrement la forme d'une existence garantie à proportion de sa lisibilité, une sécurité qui n'est qu'un autre nom de la réintégration.

L'entité emprunte le visage de l'être le plus désiré, et Chiarella confie les deux rôles au même acteur, sans maquillage ni déformation. La différence entre l'aimé et la mort tient à un rythme, à une fixité du regard, à un silence d'une demi-seconde de trop. Le film place son enjeu vital dans les signaux les plus déniables, ceux qu'on ne peut jamais produire en preuve, et décrit une compétence apprise en milieu hostile : lire un corps à toute vitesse pour savoir s'il va vous embrasser ou vous détruire. La cible du dispositif n'est pas le désir, elle est la confiance entre deux personnes désirantes. L'homophobie intériorisée cesse d'être un sentiment mal placé et devient une opération précise, l'impossibilité durable de croire un autre garçon qui vous ressemble. Le photomaton en donne la preuve matérielle : Ryan y pose avec celui qu'il croit être Naim, la bande développée le montre seul. Ces deux-là pourront s'aimer partout sauf dans une image conservable, et l'amour sans archive n'a aucun recours contre la version qu'on donnera de lui.

La séquence du bus retourne ce savoir contre la salle. Chiarella laisse durer une tendresse en sachant que le public, dressé par une heure de règle, cesse de regarder les deux garçons pour scruter l'arrière-plan. Nous voulons qu'ils s'arrêtent, pour leur bien. C'est cruel de nous faire ressentir cela.

C'est Naim qui dénonce, et l'architecture dit ici davantage que la jalousie. Naim ne dispose d'aucune phrase pour réclamer Ryan, aucun mot pour dire qu'il a été trompé ; le seul acte de parole que sa communauté met à sa disposition pour nommer son désir est celui qui le condamne. Sa délation est sa déclaration d'amour, faute d'un autre formulaire. Un système d'oppression n'a pas besoin de haine pour tenir : il lui suffit de rationner le vocabulaire et de laisser les intéressés se servir de l'unique arme qu'il leur laisse, l'un contre l'autre. Arlena signe pour la même raison, et le film a la rigueur de ne lui accorder ni doute ni scène de contradiction — Wasikowska est filmée en retrait parce que l'assemblée ne lui a pas plus fourni de langue qu'à son fils. Ce que le film ne montre jamais, en revanche, c'est le vote. On voit la signature, on ne voit pas la délibération, et l'institution disparaît derrière la personne qui exécute sa décision.

Le dernier tiers défait ce que la règle avait construit. Quand Ryan apprend la responsabilité de Naim, la révélation les sépare : elle accomplit à elle seule le programme qu'on attribue à l'entité et démontre le surnaturel superflu à l'instant où il devrait culminer. Puis les personnages énoncent deux fois que la chose veut qu'ils aient peur l'un de l'autre. La règle devient une intention, l'intention un adversaire, l'adversaire quelque chose qui peut être compris, donc déjoué. Nommer un mécanisme dans la bouche de ses victimes le domestique, et le spectateur repart avec un problème résolu au lieu d'une condition.

Leviticus décrit correctement la contrainte imposée aux deux garçons reproduit à la virgule près le contrat social qu'on leur offrait déjà, et la thérapie de conversion apparaît pour ce qu'elle est, non l'accident de quelques fanatiques mais la version explicite d'une norme que tout le monde applique poliment le reste de l'année.
Arthur Brondy

312 abonnés 1 562 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2026
Dans Leviticus, Naim et Ryan vivent un calvaire. Dans une communauté religieuse, leur homosexualité est rejetée. À l’image des thérapies de conversion, leurs familles font appel à un pseudo guérisseur qui semble utiliser l’hypnose. Ils ne pourront plus jamais vivre seuls. Ce thriller est plutôt bien ficelé mais pâtit de l’un de ses ressorts scénaristique : il est difficile de faire vivre à l’écran ce qui est invisible. La romance entre les personnages et leur attirance est en revanche très réussie.
Joselito
Joselito

38 abonnés 140 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2026
Quand le fantastique suggère autant de significations que dans ce film parfaitement monté et interprété, on ne peut qu'en être marqué un petit bout de temps.
spoiler:
Éducation sentimentale, homophobie, biais pseudo-religieux, cadre géographique et social adapté à ces biais, ces peurs, ses violences et la découverte de sa sexualité spoiler:

On peut jouer avec le mot "fantastique" pour qualifier ce film qui n'a pas l'air de grand chose a priori.
Scofield
Scofield

41 abonnés 1 083 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 juillet 2026
Film d'horreur (sans horreur), plutôt film SF (fantastique) qui est réservé à un public bien ciblé (les cérébraux). Il n'y a en effet que des bavardages dans ce film et quelques scènes d'action (toute proportion gardée), mais avec une "présence" que personne ne voit. Bon sang que c'est difficile de parler du néant. Ce film m'a gonflé très rapidement et il ne s'améliore à aucun moment, c'est à mon goût vide de tout intérêt. Je donne 1,5 étoiles, mais le tiers aurait aussi suffit.
Olivier Gallais
Olivier Gallais

11 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2026
QUEL FILM!!! Une vraie proposition qui m’a bcp plu. Une sublime mise en scène, un cast épatant avec mention spéciale pour Joe Bird qu’on avait déjà vu dans le tres marquant La Main. C’est flippant, très émouvant. C’est un drame horrifique qu’on n’aimerait pas voir en vrai. J’ai ete tres très séduit par ce premier film d’une maîtrise de dingue!!!! Certains cinéastes devraient en prendre de la graine BRAVO!!!!!
Lionel Ramat
Lionel Ramat

33 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2026
Une relecture queer du chef-d’œuvre It Follows. Très belle photographie et mise en scène cependant.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

15 abonnés 260 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2026
Métaphore touchante sur l'homophobie. Une injonction à se renier. Le combat interne contre ses sentiments, contre son moi intérieur. Un combat mortel. Une mise en scène intéressante mais trop souvent tombant dans la redondance malgré de beaux plans et des idées intéressantes
Véronique B.
Véronique B.

8 abonnés 101 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juillet 2026
Vu en avant première.
C'est l'histoire d'une entité qui s'en prend à l'être aimé, chez des jeunes gens homosexuels mais dans une communauté très stricte.
Si les acteurs sont plutôt bons, le scénario est déplorable. On n'y croit pas une seconde.
Intéressant sur l'aspect des mentalités peu ouvertes d'esprit en revanche.
Justine Critique
Justine Critique

6 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 septembre 2026
Sombre et engagé, le film tire son titre d’un livre biblique utilisé pour condamner les relations homosexuelles. En effet, le film cherche à explorer les conséquences psychologiques des pratiques de conversion au sein d’une communauté religieuse qui rejette l’homosexualité.

Lors de ses rituels une entité mystérieuse est libérée prenant la forme de l’objet du désir et plongeant ses victimes dans une paranoïa où elles finissent par avoir peur de la personne qu’elles aiment. La métaphore engagée est frappante et glaçante: en tentant de supprimer le désir homosexuel cette tentative de répression transforme le désir en source de terreur.

Si la volonté du film est puissante, les métaphores fortes, son ambiance sombre et pesante, l’ensemble reste long, prévisible. Au final le concept est plus intéressant que son exécution comme film d’horreur.
Ozymandias
Ozymandias

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2026
Ce film m'a pas mal fait penser à "It Follows". Et comme ce dernier, ça m'a plusieurs fois filé des frissons... C'est vraiment réussi .
Sandy
Sandy

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2026
Film agréable et avec une bonne idée de départ, dommage que celle-ci n’est pas été exploitée jusqu’au bout.
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