Leviticus
Note moyenne
3,0
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83 critiques spectateurs

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Ufuk K

629 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2026
"Leviticus" sévèrement noté par la critique est une romance horrifique plaisante. Avec ce long-métrage, Adrian Chiarella dénonce les thérapies de conversion à travers une romance intense, oscillant entre émotion et effroi. Grâce aux performances habitées de Joe Bird, Stacy Clausen et Mia Wasikowska, ce récit s'impose comme une œuvre essentielle pour la cause LGBT dans le contexte actuel.
Direct-actu.fr

409 abonnés 584 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2026
Avec Leviticus, Adrian Chiarella transforme le désir amoureux en menace, et l'être aimé en visage possible du Mal. Dans une petite ville australienne, Naim (Joe Bird) et Ryan (Stacy Clausen) vivent une attirance que leur environnement religieux et familial transforme rapidement en faute à corriger. Leur relation bascule lorsqu'une entité violente apparaît sous les traits de la personne qu'ils désirent le plus, autrement dit l'un sous le visage de l'autre.

Leviticus reprend ainsi deux grandes peurs de l'humanité : l'invisible et la thématique du Doppelgänger. Seulement, personne d'autre ne peut voir ce double sauf la victime. L'idée d'un démon ou d'une entité prenant l'apparence de l'objet de notre désir est ancienne, les démons ou anges maléfiques trompent en adoptant une apparence séduisante. Ici, nous sommes à l'apothéose de la séduction. Aimer quelqu'un revient littéralement à donner à la menace le visage de ce qui devrait rassurer.

Cette mécanique attaque Naim et Ryan à l'endroit où ils sont déjà fragilisés. Leur désir existe dans un environnement où il peut être désigné comme une transgression, corrigé puis transformé en faute. Un rite religieux prétend ainsi « chasser le désir impur » de leur corps. Le Doppelgänger contamine alors la perception de l'autre et installe un doute presque paranoïaque. Lorsque l'environnement social apprend à un individu à se méfier de son propre désir, le danger extérieur rencontre une culpabilité déjà intériorisée. Le désir rapproche les garçons, la peur impose une distance. Pour le spectateur également, l'apparition de l'être aimé cesse d'être rassurante et peut annoncer l'agression.

Le film repose beaucoup sur son duo. Stacy Clausen, qui incarne Ryan, rappelle par moments les débuts de Joseph Morgan dans Hex. Mia Wasikowska est sous-exploitée, Shannon Berry et Davida McKenzie sont de passage. Reste la révélation Joe Bird. Après La Main, il incarne un Naim à fleur de peau, amoureux, blessé et terrifié, dont les émotions débordent parfois sa capacité à les mentaliser. Face à lui, Stacy Clausen conserve l'ambiguïté nécessaire pour que Ryan demeure simultanément désirable, humain et potentiellement inquiétant.
Vinz1
Vinz1

280 abonnés 2 898 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2026
"Leviticus" est un premier film particulièrement maîtrisé de l'Australien Adrian Chiarella qui mêle romance gay, horreur et religion pour dénoncer les thérapies de conversion et l’homophobie dans les communautés rurales conservatrices. On pourra particulièrement apprécier l’ambiance sociale et industrielle, la mise en scène sobre et l’idée originale de faire prendre au monstre l’apparence de la personne désirée. Le métrage est à la fois poétique, déchirant et effrayant, même si on peut regretter un manque de frissons et une atmosphère parfois moins malsaine qu’espéré. Néanmoins, il constitue un premier métrage impressionnant et très prometteur porté par deux jeunes acteurs très doués, que ce soit l'éphèbe au grand cœur Stacy Clausen ou le plus renfermé Joe Bird, véritable sosie de Barry Keoghan en plus jeune. Souhaitons-lui alors la même carrière !
Guiciné
Guiciné

218 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 octobre 2026
Leviticus avait un potentiel scénaristique, mais peine à le développer et finit par s’étirer en longueur. Ce film n’a rien de vraiment effrayant ni de scènes vraiment marquantes: tout reste trop sage et trop neutre pour convaincre. Une déception, malgré une idée de départ intéressante.
Fiers R.
Fiers R.

215 abonnés 959 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2026
Vu à Montréal.

En ce moment et depuis quelques années, le genre horrifique (et le film de genre en général) ne cesse de nous révéler des cinéastes talentueux qui le renouvellent en profondeur. Après les années elevated horror et un mois de mai dominé par les Youtubeurs (avec les succès phénoménaux de « Backrooms » et « Obsession »), voici une œuvre encore plus intéressante venue d’Australie. Encore une fois, c’est un premier film et on peut aisément affirmer qu’il est maîtrisé de bout en bout et augure du meilleur pour son réalisateur. Adrian Chiarella nous conte une histoire d’amour gay fondue dans un récit horrifique, baignant lui-même dans la religion. C’est par ce prisme qu’il va dénoncer avec force et fracas l’absurdité des thérapies de conversion pour les queers, notamment dans les milieux ruraux et ouvriers.

« Leviticus » prend donc logiquement place dans une petite ville industrielle, isolée et très pauvre de l’État de Victoria, en Australie donc. Parfait décor que l’on pourrait comparer à ceux des petites villes similaires du Sud profond des États-Unis. Des endroits conservateurs, où l’éducation est fort centrée sur la religion et où celle-ci vire parfois à l’obscurantisme. Bref, le genre de place où il ne fait pas bon être gay. Chiarella dépeint vite et bien les contours sociologiques du lieu de son intrigue. Les horribles usines en arrière-plan de banlieues pauvres et anonymes d’où l’Église semble être l’épicentre. Le parfait décor pour la bigoterie et certaines croyances. Et celui où peuvent se déployer des thérapies de conversion pour remettre des jeunes homosexuel(le)s sur le « droit chemin ». La religion chrétienne dans ses croyances radicales propres à certaines Églises comme une certaine catégorie de la population, profondément bigote et homophobe de génération en génération, est bien dépeinte sans jamais verser dans l’excès. Et ça fait froid dans le dos.

Le titre du film est justement fort à propos puisque c’est dans le Lévitique que les principaux versets supposément homophobes sont écrits. Et lorsque se dévoile une histoire d’amour, très touchante, entre les deux protagonistes, on sent le malaise que cela risque de créer dans leur communauté très croyante. Plus originale est la menace fantastique que propose « Leviticus » puisqu’elle s’incarne en la personne aimée. Cette étonnante et admirable idée, faisant parfois penser à celle du tout aussi métaphorique du génial « It follows », est parfaitement exploitée à son plein potentiel, occasionnant quelques séquences chocs. On aurait certes aimé davantage frissonner et un climat encore plus malsain mais le film est vraiment original et réussi. Sur la forme, le travail est admirable et ne tombe jamais dans la préciosité prétentieuse de certains films d’horreur à la mode. Quant à la dénonciation pure et simple de cette aberration représentée par ces pratiques moyenâgeuses, elle est implacable. Il y a même parfois une certaine poésie qui se dégage de cette œuvre aussi déchirante qu’effrayante. Un premier film impressionnant de maîtrise.

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sunshine1
sunshine1

129 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2026
Pour son premier long métrage : énormément de potentiel pas exempté de défauts. Belle photographie, le duo d'acteur est très touchant, le fait de mélanger l'homosexualité doublé par la religion est très percutant mais malheureusement niveau frayeur ou épouvante celà reste trop timide ainsi que la durée du film qui dure 1h22 ( si on enlève le fin de générique) avec une fin trop abrupte. Impatient de voir son prochain long métrage.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

132 abonnés 460 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2026
Dans un paysage horrifique où les concepts peinent parfois à se renouveler, Leviticus s'impose comme une proposition particulièrement audacieuse. Réalisé par Adrian Chiarella, ce premier long métrage conjugue avec intelligence le cinéma de genre et le drame psychologique, en faisant du désir le véritable moteur de l'horreur.

Le récit suit deux adolescents traqués par une entité capable de prendre l'apparence de la personne qu'ils désirent le plus. Ce postulat, aussi minimaliste qu'efficace, permet au film de dépasser les conventions du survival fantastique pour interroger la naissance des sentiments, la construction de l'identité et la peur de l'autre. Ici, le monstre n'est jamais une simple menace physique : il devient le reflet des émotions que les protagonistes refusent d'affronter.

Le scénario impressionne par la finesse de son écriture. Adrian Chiarella privilégie une progression lente où le malaise s'installe progressivement, laissant la psychologie des personnages prendre le pas sur les artifices du genre. Chaque apparition de l'entité nourrit autant la tension dramatique que la réflexion sur le désir, la culpabilité et l'acceptation de soi. Le fantastique fonctionne ainsi comme une métaphore particulièrement pertinente des bouleversements de l'adolescence.

Joe Bird et Stacy Clausen portent le film avec une remarquable justesse. Leur interprétation évite toute démonstration excessive et repose sur un jeu d'une grande sobriété, rendant crédible l'évolution de leurs personnages. Mia Wasikowska apporte quant à elle une présence magnétique qui renforce le caractère mystérieux de l'ensemble.

La mise en scène se distingue par sa maîtrise de l'espace et du hors-champ. Adrian Chiarella privilégie les silences, les regards et une photographie aux tonalités froides pour construire une atmosphère oppressante sans jamais céder à la surenchère. Les effets horrifiques demeurent mesurés, laissant l'imaginaire du spectateur compléter ce que la caméra choisit volontairement de ne pas montrer. Cette retenue confère au film une élégance rare dans le cinéma de genre contemporain.

Au-delà de son efficacité formelle, Leviticus s'inscrit dans cette nouvelle génération de films d'horreur où le fantastique devient le prolongement d'un conflit intime. À l'image de certaines œuvres récentes qui utilisent le genre comme vecteur d'une réflexion sur les émotions humaines, le film trouve un équilibre convaincant entre tension, symbolisme et émotion.

À la fois exigeant et accessible, Leviticus confirme le talent d'Adrian Chiarella pour un cinéma d'horreur qui privilégie l'atmosphère à l'esbroufe. Un premier film ambitieux, porté par une écriture maîtrisée et une véritable identité de mise en scène, qui s'impose comme l'une des propositions les plus singulières du genre.
Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 676 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2026
Tout ça pour ça: une romance gay, une société assez rigoriste et fermée. Le scénario tourne en rond et la fin est attendue
Kat's eyes
Kat's eyes

76 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2026
Si vous vous attendez au film flippant d'Halloween de l'année, vous risquez d'être déçu. Certes, le film est violent et quelques scènes sont vraiment éprouvantes. N'étant pas particulièrement fan des films de genre, cela ne m'a pas déçu en ce qui me concerne. Ce qui est dur, c'est la toile de fond du film : l'ignorance, la haine et l'homophobie, surtout dans le contexte familial. Au final, le film s'avère plus triste qu'effrayant.
Naïm et Ryan sont très attachants et tout au long du film, on tremble pour eux, espérant qu'ils pourront échapper à ce cauchemar. Étonnamment, c'est une belle romance.
The CritizMan
The CritizMan

69 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 octobre 2026
Profondément bancal, le film peine à convaincre malgré quelques séquences fortes entre ses deux personnages. Des moments de grâce qui ne suffisent malheureusement pas à compenser les faiblesses de l’ensemble.

Le long-métrage semble pourtant posséder des éléments intéressants, notamment dans la relation entre ses protagonistes. Certaines scènes parviennent à faire émerger une véritable intensité émotionnelle et laissent entrevoir ce que le film aurait pu devenir avec une approche plus maîtrisée.

Malheureusement, ces réussites restent trop isolées pour donner à l’ensemble une réelle cohérence. Le récit peine à trouver son équilibre et l’émotion ne parvient pas toujours à s’installer durablement. On ressort donc avec un sentiment de frustration : celui d’avoir aperçu, par intermittence, un film plus fort que celui qui nous est finalement proposé.
Matt
Matt

36 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2026
Concept assez intéressant et innovant. Les acteurs sont bons, c’est bien orchestré et inattendu par moment.
Stefan R
Stefan R

30 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2026
Combiner film d'horreur et romance gay, il fallait le faire. Les Australiens sont très forts en série, originales, plus osées et plus honnêtes que la plupart des séries américaines. Forts aussi dans ce film, qui est une très bonne surprise !
Tellement mieux que le surévalué et inepte Obsession...
Hormis la fin un peu abrupte, une vraie réussite, plus vraisemblable et malin (l'idée de base est excellente!) que le déversement médiocre de films d'horreur ces dernières années, avec une touche romantique originale et bienvenue.
Lokao O
Lokao O

12 abonnés 441 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2026
Vu en avant première le thème est original c’est pas spécialement horrifique mais c’est désagréable à voir
Mister S
Mister S

9 abonnés 98 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2026
En recherchant des films d'horreur à regarder, je suis tombé sur "Leviticus", titre qui je le crois ne restera pas dans les annales des meilleurs films horrifiques de tous les temps. Si je peux admettre l'originalité du film, d'une part par la romance "gay" entre deux ados, qui doivent se cacher d'une communauté religieuse un peu trop fanatique, d'autre part du fait du "mal" qu'ils doivent ensemble combattre, je reste assez déçu de la fin qui aurait pu développée davantage sur le thème de l'angoisse et de l'amour. Leviticus ressemble de loin à un mélange entre les films La Nuit des clowns (2025) qui avait vu pour la première fois à l'écran la relation amoureuse entre deux ados gays combattre des clowns psychopathes mais sans peine, et Obsession (2026) qui a réussi le pari de renouveler les codes du cinéma d'horreur par le mal qui rongeait la relation entre un mec et sa copine un peu trop amoureuse.
fabienleouf
fabienleouf

8 abonnés 158 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2026
je l'ai vue en vod sur prime vidéo USA. et franchement j'ai adoré l'histoire qui reste sombre avec une trousse d'originalité et quelques petits sursaut . ce qui en fait pour moi un bon petit film d'horreur.
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