Sébastien Lifshitz (Petite fille - 2020) dresse ici le portrait à la fois intime et touchant de Claude Loir. Si son nom ne vous dit rien, il fut l’un des pionniers du cinéma X homosexuel en France, avec plus d’une quarantaine de films à son actif (et aux titres toujours très évocateurs), tels que Tonnerre de fesses (1977), Les grandes jouisseuses (1978), Fesses en feu (1978), Viol, la grande peur (1984) ou encore Un Membre de fer (1981).
À 80 ans, Claude Loir a connu la libération sexuelle, le Paris gay et interlope des années 60 & 70, ainsi que l’âge d’or du cinéma X en France. Il se livre sans fausse pudeur sur son enfance (un père absent et une mère peu aimante), son départ de l’Ariège pour monter sur Paris, ses premiers émois homosexuels, jusqu’à ses débuts dans le cinéma X (hétéro puis homo) avant que le Sida ne vienne tout gâcher et sonner la fin de la récréation.
« L’envie de s’envoyer en l’air était plus forte que la peur. »
Un jeune homme de bonne famille (2026) nous donne à voir un magnifique portrait, celui d’un hédoniste mélancolique que l’on pourrait écouter des heures sans jamais se lasser, celui d’un homme libre, courageux et témoin d’une époque révolue. Un récit passionnant et profondément émouvant.
Quel plaisir de voir ce film documentaire. Témoignage d'une époque que l'on connaitra plus. Avec les bons et mauvais moments. Mais, nous n'avons jamais été aussi libre, avec ou sans les interdits. Aucune censure dans ce long court métrage. Filmé et interpreté dans la simplicité d'une vie d'une personne normale. Souvenirs, souvenirs et non je ne regrette rien !!!
Magnifique film intime, à la fois frontal et pudique. Un réalisateur qui creuse son sillon, patiemment, sans esbroufe, en peaufinant son art. L'émotion qui étreint à 80 ans l'enfant mail aimé, qui tente de masquer la profondeur de son chagrin original est bouleversante. On ne guérit jamais de ces douleurs là. "Car parmi tous les souvenirs, ceux de l'enfance sont les pires, ceux de l'enfance nous déchirent".