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jmjbest2
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3,5
Publiée le 1 septembre 2026
Dommage pour certaines maladresses dans ce récit où au final la situation politique du Chili de l’époque n’est pas sous-tendue de façon bien évidente…Et surtout une musique absolument sinistre, insupportable !
La neige recouvre les montagnes chiliennes comme le secret et le mensonge recouvrent la disparition d'une jeune skieuse allemande. Un poids tellement lourd à porter pour Inès, la petite fille fascinée par la disparue. Ça a beau être joliment mis en lumière, j'ai eu du mal avec la posture des personnages qui préfèrent dissimuler et préserver leur réputation ou ambition, plutôt que de dire la vérité sur le (plus que) probableam acte de violence perpétré contre une jeune femme.
Pas vraiment mauvais, pas vraiment bon. C’est un petit peu lent, l’enquête piétine mais les paysages chiliens sont plutôt bien filmés. Vaut le coup pour la prestation de la jeune actrice qui a déjà tout une grande !
Ai vu « Dégel » deuxième film de la réalisatrice chilienne Manuella Martelli. Le film était en compétition au Festival de Cannes 2026 dans la Sélection « Un certain regard ". 1992, au Chili, sur les pentes de la Cordillère des Andes, un hôtel tenu par la grand-mère d’Inès, 9 ans (Maya O’Rourke) reçoit une équipe de ski allemande qui s’entraîne sur les pistes, en vue des futurs jeux olympiques. Cela fait deux ans que la dictature de Pinochet est terminée et 4 ans que l’Allemagne de l’Est a été réunifiée. Mais tous les protagonistes sont encore sous le joug du silence, du secret, de la peur, … Inès se lie d’amitié avec Hannah, 14 ans, (Saskia Rosendahl envoutante) l’espoir de l’équipe de ski allemande. Hannah est aussi la convoitise de son manager, des cousins d’Inès et le bouc émissaire de ses co-équipiers masculins. Le jour où Hannah disparait, Inès entre dans le monde des adultes. Inès les regarde taire ce qu’ils savent, mentir, s’arranger avec la réalité, être paralysés par la crainte. Le film est très bien mis en scène et utilise le décor de l’hôtel un peu inquiétant au milieu des pentes enneigées au maximum de ces possibilités. On peut penser à « Shining » de Kubrick. Manuella Martelli est une excellente directrice d’actrices et exploite le talent des deux adolescentes d’une façon puissante. Par contre le scénario n’est pas assez tenu et veut exploiter trop de pistes dont certaines trop allégoriques, pour pouvoir maintenir une tension de bout en bout. Le film est construit autour du regard d’Inès et l’on ne verra rien de ce qu’elle n’a pas vu, mais finalement il manque certaines pièces au puzzle pour nous tenir en haleine. Au fur et à mesure où le dégel gagne du terrain le film perd de son intensité. Réunir dans le même lieux des personnages qui ont connu l’oppression, l’omerta est une excellente idée mais pas toujours utilisée de façon compréhensible et c’est la force du portrait d’Inès qui prévaut. La jeune Maya O’Rourke est magistrale et « Dégel » est donc aussi un film sur la naissance d’une comédienne en herbe qui nous fait aussi penser à la petite Ana de « Cria cuervo » de Saura.
Film intéressant sans être exceptionnel. La mise en scène manque parfois de musique , ainsi hélas, que de recherche esthétique. Une adolescente disparaît dans un village de vacances. La recherche commence, avec l’aide de la police locale…. Intéressant certes, mais manque quand même de passion dans la réalisation et le jeu d’acteurs. Le film n’apporte aucun regard politique ni moral, mais la fin est subtile. Je conseille sans insister.
Si on en avait un à disposition, on aurait envie d’appuyer sur le bouton FFW tant le film peine à avancer, mais surtout on aurait envie de taper sur la tête de cette petite fille pour qu’elle révèle l’odieux secret que son odieuse famille d’arrivistes opportunistes l’oblige à cacher
Belle et intéressante réalisation de Manuela Martelli qui se situe pas loin du Thriller Paranoïaque et qui va réveiller les traumatismes des disparus sous la dictature de Pinochet , l'action se situant en 1992 quatre ans après le référendum qui a permis la fin du mandat militaire . En fait le Dégel tout le monde l’attend pour que se dévoilent des secrets cachés sous le tapis – ou la neige – depuis trop longtemps !
Le meilleur film de Martelli avec des personnages écrits avec plus de profondeur que dans Chili 1976. La petite Inés en personnification de la démocratie est géniale. Martelli gagne en maturité de film en film. Elle va gagner des prix pour ds prochains films j’en suis sûr. Un cinéma chilien à surveiller de près !
Il faut 30 minutes et un peu de patience pour se laisser happer par le film. Ensuite c’est affaire de goût : on aime et on transpose ou on reste un peu sur sa fin / faim. Ce fut mon cas.
C'est finalement sur l'effet profondément délétère, du mensonge, du non-dit, de la volonté de cacher la vérité, en ce qu'ils jouent un rôle essentiel dans la transmission du trauma inter générationnel ( phénomène largement documenté en psychologie ) que revient le scénario de " Dégel ".
A l'écran, après une première heure réussie, " dégel" perd malheureusement peu à peu son élan, dans sa tentative de balayer un autre contexte que celui de la dictature Chilienne ( au passage largement soutenue par les usa ), celui de l'ancien bloc de l'Est.
Non pas que le regard soit moins pertinent, mais la cinéaste chilienne ne parvient alors curieusement, plus du tout, à maintenir l'intensité qu'elle était parvenue à faire naître.
spoiler: Film soporifique malgré la présence de la jeune actrice dans le rôle d' Inès. Il faut s' armer de patience pour découvrir la fin de l'énigme plutôt ambiguë.
rès bon film. Glaçant et poignant et en plus drôle par moment. Un film à hauteur d’enfant qui exploite le post dictature et le « ne le dis à personne », regarder ailleurs est devenu la norme dans un pays encore marqué par ça. Gros coup de cœur pour la jeune actrice principale qui porte le film