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Alu-Ciné
26 abonnés
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4,0
Publiée le 8 septembre 2026
Le film précédent de Manuella Martelli, "Chili 76" était fort et très soigné. La première demi-heure de ce "Dégel" est encore au-dessus, la réalisatrice posant tout une série de signes visuels invitant le spectateur à se montrer très actif. L'enfant est absolument remarquable. La deuxième partie du film aurait peut-être gagné à être un peu resserrée justement parce que le spectateur a cette fois bien compris les enjeux de l'œuvre. Cela n'empêche nullement d'attendre avec impatience le prochain film de Manuella Martelli.
Le film peine " à partir", il lui faut bien 30 minutes pour réellement démarrer. Par contre, le film est suffisamment bien construit pour nous entrainer en 1992. L'intrigue est bien construite, les roles bien maitrisés et aucun dénouement n'est proposé ce qui est, à mon avis , une grande qualité. A voir
Chili en 1992, Inés vit temporaire- ment dans l'hôtel de ses grands-parents, au cœur d'une station de ski, lorsqu'Hanna, une jeune Allemande de 14 ans avec laquelle elle vient de se lier d'amitié, disparaît. Tout le film est d'une lenteur exaspérante. Cette enfant en manque de repères dors avec le personnel de l'hôtel, avec la skieuse, et même avec la mère de la skieuse venue sur place, dévastée et convaincue que les Chiliens ne font pas tous les efforts nécessaires pour la retrouver. Un soir, Ines se glisse dans la chambre d'Hanna et la voit flirter avec son cousin Sebastián avant de s'endormir. Le lendemain, Hanna a disparu. Que sait réellement lnes ? Que doit-elle dire ou taire ? D'invisible, la fillette passe au statut de témoin clé. Il n'y a rien de politique ou de l'histoire chilienne dans le film, ou alors ces moments là ne sont pas assez marqués dans le scénario. SI le mot dégel évoque quelque chose qui va être révélé, dévoilé, on s'ennuie vite à côté de cette gamine.
Au Chili en 1992, Ines est une jeune fille timide et attachante. Elle se lie d’amitié avec Hannah, cliente de l’hôtel de sa grand mère venue à la montagne préparer une compétition sportive de ski. Lorsque cette dernière disparait, Ines tente de la retrouver, alors que l’espoir disparait progressivement. Le décor est sublime. Le scénario est réussi, haletant, on est tenu en haleine grâce à des personnages hyper crédible. Du beau cinéma.
Alors que ses parents représentent le Chili à l’exposition universelle de Séville Inès est gardée par ses grands parents dans leur hôtel de montagne. Elle se lie d’amitié avec une jeune skieuse allemande, quand celle-ci disparaît c’est la chape de plomb des années Pinochet qui semble remonter à la surface. Un thriller enneigé où une gamine découvre que les dictatures laissent des stigmates et que la réussite de sa famille y est peut-être liée. Un film sur la perte de l’innocence et les secrets enfouis. Sous la neige.
Un film qui nous enveloppe par les non-dits, son rythme, une certaine pudeur, conduisant même à un sentiment de torpeur. Tout participe à créer cette ambiance : l’image, les dialogues courts, les silences, la musique. Un mélange étonnant, qui met aussi en lumière qq aspects de la culture chilienne.
Le personnage de la petite fille est intéressant. Le film parle de comment un traumatisme de l'enfance est démultiplié par les non dits et le fait de ne pas le mettre en mot, des petits arrangements avec la vérité, de l'intuition et de l'instrumentalisation. Trés profond sous une apparente simplicité.
Une adolescente allemande, sportive de haut niveau disparait brusquement. La petite Inès, qui loge à l'hôtel de ses grands parents pendant l'absence de ses parents s'est liée d'amitié avec elle et se retrouve dans une position inconfortable, car elle est la dernière à l'avoir vue en compagnie de son cousin. Sa famille qui évidemment en sait plus qu'elle ne le dit lui impose silence à ce sujet et Inès part pratiquement seule à la recherche de la disparue, pendant que la police fait son travail et quadrille les lieux. Bon ce film est présenté comme un policier ou un thriller pour moi c'est plutôt un film psychologique. Il se veut également politique puisque qu'on est au Chili après la dictature de Pinochet, d'où le "dégel" mais ce thème est plutôt survolé. Bref tout cela m'a laissée sur ma faim.
Formellement bien, mais je m'attendais à plus, venant de cette réalisatrice dont j'attendais le film avec impatience. L'actrice principale n'arrive pas à nous entraîner dans cet histoire de disparition, où tout nous tient à distance.
Rien de sensationnel dans ce film à intrigue policière si ce n’est la prestation craquante de la très jeune actrice Maya O’Rourke. Autre curiosité : un aspect méconnu - neige et haute montagne - du Chili. En revanche les messages subliminaux censés contenus dans ce film en rapprochant ce pays et l’Allemagne de l’Est m’ont complètement échappé.
Beau film qui réussit à créer un climat angoissant dans cette station de ski au Chili quelques années après la chute du dictateur. Le point de vue adopté, à travers les yeux d'une petite fille de 10 ans à qui tout le monde confie des secrets trop lourds pour son âge, y contribue fortement. Les rapports entre les personnages sont tous étranges : soit violents, soit trop fusionnels. Cette petite fille loin de ses parents, en Espagne pour l'exposition universelle, cherche des gens avec qui dormir et se prend d'amitié avec cette jeune allemande de 14 ans, skiieuse de haut niveau, qui ne se sent pas à l'aise dans le groupe masculin auquel elle fait partie et qui finit par disparaître soudainement. De beaux plans, un gros travail sur la musique très réussi.
Le titre est déjà un spoiler à lui seul et c'est déjà le premier grand défaut du film. La musique ensuite, avec cette voix d'outre-tombe qui hante l'histoire de bout en bout confirme l'évidence. Ainsi l'intrigue repose sur la disparition d'une jeune ado de 14 ans, vu ce qui nous est montré et entendu dès le départ on sait donc deux choses, la petite ado a disparu parce qu'elle est morte et qu'on sera retrouvé grâce au dégel de la montagne... On pense beaucoup au récent film français "L'Engloutie" (2025), à la différence près que ce film chilien assure le genre du thriller et qu'en filigrane pèse l'héritage de la dictature Pinochet, surtout et avant tout subrepticement avec une allusion de la maman à la police chilienne. En parallèle l'enquête où se dessine trois hypothèses assez logiques (coupable le cousin Sebastian, ou l'entraîneur allemand ou est-ce peut-être qu'un accident ?!), puis cette relation entre la maman et la petite Inès où on décèle que la réalisatrice a voulu esquisser une relation ambigue mais sans jamais réellement l'exploiter. Si ce parallèle entre les deux parties est plutôt bien orchestré à l'écriture on constate vite que la cinéaste se repose trop sur le concept sans traité aucune des deux. Le film se termine sans une vraie conclusion, sans réponses aux questions naturelles que posent le film et finalement on se dit tout ça pour ça... Dommage... Site : Selenie
Dommage pour certaines maladresses dans ce récit où au final la situation politique du Chili de l’époque n’est pas sous-tendue de façon bien évidente…Et surtout une musique absolument sinistre, insupportable !
La neige recouvre les montagnes chiliennes comme le secret et le mensonge recouvrent la disparition d'une jeune skieuse allemande. Un poids tellement lourd à porter pour Inès, la petite fille fascinée par la disparue. Ça a beau être joliment mis en lumière, j'ai eu du mal avec la posture des personnages qui préfèrent dissimuler et préserver leur réputation ou ambition, plutôt que de dire la vérité sur le (plus que) probableam acte de violence perpétré contre une jeune femme.