Louis Theroux : Plongée dans la manosphère
Note moyenne
3,5
41 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

2 critiques spectateurs

5
1 critique
4
0 critique
3
0 critique
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
françoise Devaux
françoise Devaux

40 abonnés 347 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mars 2026
Documentaire sur les masculinistes qui me laisse sur ma faim.
On n’apprend pas grand-chose de plus finalement, qu'ils ne soient pas des lumières et fanas de musculation est connu.
Les propos tenus dans de ce documentaire sont bien sur dérangeants, mais dans la réalité ils sont souvent bien plus violents, la détestation des femmes et le mépris des homosexuels sont en général plus prégnants. Aller chercher une explication sur leur enfance, pourquoi pas, mais c'est un peu court.
Pas mal d'entre eux relèvent de la psychiatrie mais d'autres ont trouvé là une façon de faire de l'argent en diffusant leurs conseils « éclairés » pour être un « mâle alpha », les gogos mal dans leur peau ne manquent pas, les plus dangereux étant probablement les incels.
Le changement sociétal est seulement effleuré, l'autonomisation des femmes ne plaisant pas chez certains, le sujet méritait d’être plus développé, surtout avec l'arrivée de Trump qui donne de ailes à des personnages aux propos ultra-violents comme Nick Fuentes.
Pas inintéressant donc mais très incomplet, une étude sous forme de mini-série aurait permis de mieux creuser le sujet.
Mary B
Mary B

2 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2026
Né en 1970 à Singapour, Louis Theroux est un journaliste et réalisateur américano-britannique, principalement connu pour le style de ses documentaires, parfois défini comme du journalisme-gonzo.
À l'origine, le terme "gonzo" -qui signifie "burlesque"- désigne des reportages où le journaliste participe aux évènements qu'il filme. C'est la journaliste et aventurière américaine Nellie Blye qui a été la 1ère à pratiquer cette forme de journalisme, lors de son immersion, en 1887, dans un asile psychiatrique, dénonçant les conditions épouvantables d'internement des patientes ainsi que les méthodes criminelles du personnel.
En immersion dans son sujet donc, le parti pris du journaliste-gonzoïde est de s'exprimer à la 1ère personne, et non de façon neutre. Ici, Louis Theroux -fort de son expérience de correspondant et de documentariste depuis plus de 30 ans- a réussi à infiltrer l'univers masculiniste de certains réseaux sociaux, où des influenceurs à l'égo aussi démesuré que leur taux de testostérone règnent, manipulant sans aucune honte les cerveaux de jeunes adolescents et jeunes hommes en manque de repères.
Profondément misogynes (et fuyant toute responsabilité), ces individus -à la notoriété plus que discutable- font la promotion de leur vision rétrograde à travers des contenus aussi vides de sens que la zone géographique qui leur sert de boîte crânienne (où, de toute évidence, les neurones ont catégoriquement refusé de s'aventurer).
Louis Theroux est un habitué des sous-cultures toxiques. Sa "Plongée dans la manosphère" se veut révélatrice d'un réseau plus violent qu'il n'y paraît, où des hommes arrogants véhiculent des messages extrêmement homophobes et sexistes (qu'ils admirent la gouvernance américaine actuelle n'a donc rien de surprenant).
Bravo à Louis Theroux qui réussit à faire appel à notre sens critique face à toutes ces apparences!
Décrire les ondulations d'un miroir à toujours aider à retrouver la forme réelle du reflet illusoire qu'il projette.
Les meilleurs films de tous les temps