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DaeHanMinGuk
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3,0
Publiée le 24 juillet 2026
Cette première œuvre et comédie romantique d’Alexandre Steiger est fraiche et poétique, dans l’air du temps du Vegan et des démonstrations de force écologistes. C’est souvent touchant mais il manque de la profondeur dans l’histoire et l’étude des personnages pour marquer durablement les esprits. Néanmoins, j’aime bien ce côté différent du tout-venant, ces défilés amoureux enroulés dans des rideaux de douche ou cette vache gonflable qui prend beaucoup trop de place. Les acteurs sont investis dans leur rôle. Nous n’étions pas beaucoup en salle lors de la projection et il faut encourager et soutenir ces films qui sortent des sentiers battus.
Il est grand temps, si vous ne le connaissez pas, d’aller découvrir au cinéma l’univers singulier d’Alexandre STEIGER. Déjà connu au théâtre, notamment pour ses participations aux spectacles décapants des Chiens de Navarre, mais aussi comme auteur ( notamment d’un petit bijou nommé Sans Bill ni Murray). Il passe aujourd’hui à la réalisation d’un long métrage, où l’on retrouve sa poésie, son humour, sa plume ( des dialogues ciselés qui font mouche) , une forme de poésie faussement surannée, une véritable affection pour ses personnages un peu cassés, un peu décalés, tellement touchants. On rit beaucoup, on s’attache, on attend la suite avec impatience. N’attendez pas trop les belles surprises n’attendent pas !
Un film sous couvert de Nouvelle Vague pour l'esthétique, et au final bourgeois réac sympa. Un film de centre droit pour les nostalgiques truffaldiens. Ça casse pas une patte à un canard, n'est pas cinéaste qui veut. Mention à Andranic Manet, un corps et un acteur qui détonnent.
Ce premier long métrage de ce réalisateur est bien sympathique avec un humour décalé et parfois des touches de poésie et d’émotion. Le scénario un peu léger est tout de même bien construit et nous fait passer un agréable moment en compagnie de cette militante végan au caractère bien trempé et de ce jeune fils d’hôtelier un peu lunaire.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 21/04/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
L'Écologie des sentiments propose une réflexion sensible sur la rencontre entre deux individus qui semblent évoluer sur des trajectoires parallèles sans jamais devoir se croiser. D'un côté, Félix vit dans une forme de retrait du monde, enfermé dans ses habitudes, ses rêveries et ses hésitations. De l'autre, Lola apparaît davantage tournée vers l'action, vers les convictions et vers une volonté de transformer la réalité qui l'entoure. Pourtant, derrière ces différences évidentes, le film révèle progressivement une proximité plus profonde, née d'une même difficulté à trouver un équilibre entre aspirations personnelles et exigences du réel.
Salomé Rose Stein endosse le rôle de Lola face à Andranic Manet dans un rôle étrange, celui de Félix. Le film montre comment certains chamboulements peuvent parfois remettre de l'ordre dans le bordel de notre esprit. La réalisation est soignée et arrive à faire vivre les regards, les silences entre ces deux protagonistes en quête de sens, de cause et aussi d'une personne capable de stabiliser leur quiétude existentielle. C'est doux, apaisant et donne envie de voir les choses comme le fait si bien Poussin dans ses oeuvres.
L'intérêt du film réside dans cette capacité à observer les personnages sans jamais les réduire à une fonction romantique. Félix et Lola ne sont pas présentés comme deux moitiés destinées à se compléter mécaniquement. Ils apparaissent plutôt comme deux individus porteurs de leurs propres contradictions. Chacun cherche une manière de composer avec ses doutes, ses idéaux et ses blessures invisibles. Cette approche donne au récit une dimension psychologique qui dépasse largement le cadre de la simple histoire d'amour.
Le film s'intéresse également à la façon dont les relations humaines peuvent devenir des espaces de transformation. La rencontre agit ici comme un révélateur. Félix découvre une autre manière d'habiter le monde tandis que Lola se confronte à une sensibilité différente de la sienne. Aucun des deux ne renonce à son identité. Ce qui évolue réside davantage dans leur regard sur eux-mêmes et sur les autres. Cette dynamique produit une impression de sincérité qui accompagne le spectateur tout au long du récit.
L'hôtel dans lequel se déroule l'essentiel de l'action participe pleinement à cette sensation. Lieu de passage, d'attente et de circulation, il devient presque le reflet des états intérieurs des personnages. Les portes s'ouvrent, les trajectoires se croisent et les existences se frôlent. Dans cet espace intermédiaire, chacun semble pouvoir devenir momentanément une autre version de lui-même.
À travers cette romance délicate, le film interroge finalement la possibilité de créer du lien dans une époque marquée par les clivages et les replis individuels. Sans discours démonstratif ni grand effet dramatique, il rappelle que certaines rencontres ont parfois le pouvoir de réorganiser discrètement notre paysage intérieur. C'est cette douceur, cette confiance dans la capacité des êtres à se comprendre malgré leurs différences, qui constitue sans doute la plus belle réussite de L'Écologie des sentiments.
Félix est un jeune homme timide, qui travaille dans l’hotel de son père. Sa rencontre avec Lola, militante anti-spéciste qui prépare une action au salon de l’agriculture. Sur le papier : tout les oppose. Et pourtant, ils vont réussir à s’apprivoiser et à s’attacher l’un à l’autre malgré leurs différences. Le film est un peu faible, maladroit aussi et les quelques répliques réussies ne parviennent pas à sauver un scénario trop léger.
La rencontre de Félix un jeune homme fantasque et de Lola une activiste vegan. J’aime beaucoup le côté dégingandé d’Andranic Manet, sa douceur de géant de papier et ce rôle lui va comme un gant. Les deux personnages principaux sont attachants et les dialogues parfois drôles mais ce film un peu en marge, comme ses personnages, cultive son côté poétique. Une poésie parfois réussie et parfois malaisante.
J'aurais aimé mettre une bonne note à ce film. On sent le réalisateur/scénariste plein de bonnes idées, voire de belles idées poétiques, avec la volonté de faire un film tendre et décalé. Malheureusement, à part les sympathiques scènes en aparté, fantasmées, cocasses et/ou surréalistes, et une ou deux scènes burlesques, le tout manque cruellement de rythme. L'écriture du personnage de Félix, grande asperge lunaire à la limite de la neurasthénie, et le non-jeu monolithique de l'acteur, embourbent les situations et rendent le film tout à fait barbant.
À vouloir mêler romance, militantisme, philosophie et santé mentale, le film finit par ne convaincre sur aucun de ces terrains. Son approche m’a semblé amphigourique, les personnages souvent artificiels et l’émotion étonnamment absente. Je suis sorti sans véritable réflexion ni attachement, avec le sentiment que la salle de projection constituait finalement le plus beau souvenir de cette séance.
Un film burlesque et d'une grande fraicheur, ce qui est rare au cinéma. Les comédiens sont bons. Le registre doux-amer fonctionne bien. Bref le film propose un regard et un univers atypique dans lequel on se sent bien pendant 1h30.
Film surprenant, et un peu déroutant, pour certains, mais plein de poésie, et de second degré, que certain ne voient pas, aux vues de certaines critiques, parfois un peu lent, on aime ou pas... mais c'est une jolie tranche de vie, parfois un peu moqueuse.