Tellement vrai, tellement réaliste ! Bravo à Géraldine Nakache pour ce premier film en tant que réalisatrice. Bouleversant surtout si vous êtes passés par là ..
Tout commence par une belle histoire d'amour et évolue vers une relation toxique. Le mari détruit psychologiquement sa femme. Très bonne interprétation
Merci beaucoup, un film nécessaire. Une démonstration claire de comment votre conjoint devient votre tortionnaire, la difficulté de le quitter et comment la justice reste le rempart final.
Film vu au cinéma un samedi après-midi, dans l’un de mes cinémas préférés : l’UGC Porte Maillot.
J’y suis allé un peu les yeux fermés, puisque c’est ma femme qui avait envie de le voir. Mais la thématique m’intéressait particulièrement. J’ai toujours eu un réel intérêt pour les films ou documentaires qui abordent les relations toxiques, et notamment l’emprise que peuvent exercer certaines personnalités perverses et les dégâts qu’elles peuvent provoquer.
Le film est bien joué et le sujet est plutôt bien traité. Mais il m’a été difficile de ne pas le comparer à Mon roi de Maïwenn. Et donc, forcément, de ne pas mettre en parallèle la performance de Niels Schneider avec celle de Vincent Cassel, qui m’avait véritablement époustouflé.
Bref, c’est un bon film, même si j’ai trouvé qu’il souffrait de quelques longueurs. Certains retours en arrière, ou certains passages dans le présent, ne m’ont pas semblé apporter grand-chose au récit et auraient, à mon sens, pu être davantage resserrés.
Une bonne découverte malgré tout, avec une thématique intéressante et une interprétation convaincante.
Quel magnifique film Les acteurs sont vraiment excellents ( tous , de la petite fille à Clémentine Celarié en passant par les figurants ) L’histoire est tellement prenante , rien n’est surjoué ou sur écrit . Je suis sorti bouleversé et j’avoue un peu amoureux de Monia Chokri ! Ce film est à voir absolument On a tous été confronté à ce genre de situation ( à titre personnel , ou amical ou familial ) Merci
Les gros plans sur les personnages sont insupportables. L’histoire n’en finit pas de s’étirer sur les relations femme-mari. Les flashbacks n’ont aucun intérêt. Le thème du film est intéressant. L’assimilation d’un couple juif à un couple de gens riches m’a beaucoup gêné. Franchement, je n’ai pas vraiment aimé.
Si le film manque d'originalité sur le fond, sa forme et son ancrage culturel lui permettent de sortir du lot. Une proposition sans prétention, mais portée par des comédiens convaincants et une atmosphère qui fait mouche.
Beaucoup de films ont traité ce sujet de l'emprise, et, tellement mieux que celui-ci! Jacques crie et Jacques retourne systématiquement la faute sur son épouse! Bref, le fonctionnement de Jacques manque cruellement de cette subtilité qui permet aux pervers narcissiques de brouiller les idées de leur victime qui ne comprend pas la nature de la relation qu'elles ont avec leur compagnon. Là, tout est très clair et ce, très rapidement, ce que la mère de Gil a vite compris. Donc, le film traîne sur les crises de Jacques et l'anéantissement de Gil sans vraiment, s'attacher à la psychologie des personnages! J'ai, de plus trouvé très ennuyeuse, la répétition des rituels religieux qui n'ont pas grand chose à voir avec l'histoire, si ce n' est qu'à combler la pauvreté du scénario ! Bref, un film dont on peut se passer.
J'avais déjà été déçu du style Géraldine Nakache en tant que réalisatrice, notamment dans son oeuvre "J'irai où tu iras" sortie en 2019. Et bien en toute logique, je n'ai pas accroché ici ! Le coeur du film est centré sur la relation toxique que vit une épouse avec son mari pénible et étouffant, le tout sur fond de religion juive. Le scénario tourne souvent en rond, tout en multipliant maladroitement des allers-retours passé-présent. J'ai eu du mal à être convaincu par l'enfermement dans lequel se retrouve cette femme, mis à part le fait que l'amour rend aveugle. Niels Schneider est plutôt bon dans le costume du type imbuvable, à la limite de la psychopathie, mais cela ne sauve pas ce long-métrage de l'agacement et de l'ennui qu'il suscite. Enervant et finalement frustrant. Site CINEMADOURG . free . fr
Dans Si tu penses bien, Géraldine Nakache aborde frontalement la question de l’emprise conjugale, en choisissant de s’éloigner de toute violence physique pour mieux se concentrer sur une violence autrement plus insidieuse : la violence psychologique. Une domination invisible, mais tout aussi dévastatrice, qui s’installe progressivement jusqu’à étouffer totalement la victime.
Le film montre avec précision la manière dont le bourreau se positionne constamment en victime. Il inverse les rôles, déplace la culpabilité, rend l’autre responsable de ses propres excès, jusqu’à faire douter la victime elle-même de ce qu’elle vit. Un mécanisme glaçant, rendu avec une justesse qui fait froid dans le dos.
Géraldine Nakache aborde également la question de la religion, non pas comme un sujet en soi, mais comme un outil supplémentaire au service de l’emprise. Le mari s’en sert pour justifier ses comportements, imposer des règles et asseoir son autorité. Derrière un discours de foi, il construit un cadre de domination qui enferme encore davantage sa compagne, sans jamais forcer le trait.
Pour traduire cette mécanique, le film enchaîne les allers-retours temporels afin de reconstituer progressivement le puzzle de la relation. Chaque scène éclaire la précédente, et l’on comprend peu à peu comment cette violence, diffuse au départ, resserre lentement son étau. Une tension continue s’installe alors, presque oppressante, mettant volontairement le spectateur mal à l’aise.
Le tout est porté par un ton sobre et réaliste, sans jamais chercher la surdramatisation. C’est précisément ce refus d’en faire trop qui rend le film aussi crédible et percutant, avec cette mécanique froide d’une relation toxique qui se met en place.
Ce malaise est renforcé par un choix de mise en scène très fort : des plans rapprochés au plus près du visage de Monia Chokri. On lit tout sur son visage, ses doutes, ses fissures, son enfermement progressif. Une proximité qui rend l’expérience encore plus étouffante.
Et évidemment, le film tient en grande partie sur son duo d’acteurs. Monia Chokri, qui m’avait déjà marqué l’année dernière dans Des preuves d’amour et Les enfants vont bien, est ici bouleversante. D’une grande justesse, tout en retenue, elle impressionne aussi par l’expressivité de son regard, capable de traduire à lui seul toute la complexité de son personnage. Face à elle, Niels Schneider impose une présence à la fois charismatique et profondément inquiétante. Il évite soigneusement la caricature, ce qui rend son personnage d’autant plus dérangeant.
Mais le film peut aussi laisser une sensation d’oppression un peu trop appuyée. À force d’enchaîner les scènes d’emprise, il laisse peu de respiration au spectateur. Une intensité constante qui, si elle est cohérente avec le sujet, donne parfois le sentiment d’insister un peu trop sur son message.
À l’image de la formidable série Querer, Si tu penses bien s’impose comme un véritable thriller psychologique qui prend aux tripes. Un film aussi immersif que glaçant, dont le dernier plan risque de rester longtemps gravé en mémoire.
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C’est la révolte qui nous gagne après avoir visionner ce film. Sous couvert d’emprise religieuse, c’est le pouvoir toxique du pervers narcissique qui est parfaitement décrit. Ce thriller psychologique est redoutable