654 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
145 critiques spectateurs
5
55 critiques
4
43 critiques
3
25 critiques
2
21 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nuria530
2 abonnés
13 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 21 septembre 2026
Le film met en scène un couple marié au premier abord sous le charme l’un de l’autre, mais dans lequel la femme devient progressivement totalement soumise à un mari narcissique et manipulateur. Pendant tout le film, on assiste à cette emprise qui tourne presque en boucle : les comportements toxiques, les propos narcissiques et les situations de plus en plus étouffantes donnent au spectateur une véritable envie de la voir enfin se réveiller et ouvrir les yeux. La tension est constante, parfois même éprouvante.
Une relation toxique dans laquelle une personne perd progressivement sa liberté et sa capacité à prendre du recul.
Le film distille sa petite musique lancinante qui finit peu à peu par prendre, encore qu’on se demande depuis le début - et ce jusqu’à la fin - pourquoi cette fille pleine de vie, professionnelle, à priori futée et intelligente (oelle est assistante camera, excusez du peu !) , vaguement croyante vaguement pratiquante , s’est laissée séduire par cet intégriste majeur . Assez bonne interprétation dans l’ensemble, mais pas renversante. Encore une fois pourquoi dans la sélection de Cannes ? Mystère !
Excellent film de Géraldine Nakache, qui est décidément vraiment douée autant en actrice que réalisatrice. Elle décortique une relation sous emprise, qui éloigne petit à petit la femme de tous ses proches, de son travail,... A voir
Vu au Festival de Cannes, « Si tu penses bien » est un film fort sur le sujet de l’emprise dans un couple. Les acteurs jouent admirablement bien, le film est à la fois sensible et poignant et ne laisse aucune seconde de répit au spectateur, qui lui voit bien plus manifestement que notre héroïne est depuis toujours manipulé par son compagnon. Bravo à Clementine Célarié dans un second rôle très juste.
Voilà ce que devrait être un bon téléfilm, un dimanche d'automne pluvieux sur France 3 Dordogne. Sinon... c'est court mais dieu que c'est long! En tout cas, le genre de film dont on se passerait volontiers.
Ça fait plaisir d’aller au cinéma et d’apprendre des principes et des rites qui semblent fondamentaux dans une religion aussi essentielle que le judaïsme dont pour ma part j’ignore à peu près tout. C’est ce que réussit à faire ici assez magistralement Géraldine Nakache réalisatrice du film autour d’une relation complexe entre un homme et une femme tous deux juifs convaincus et pratiquants, qui s’aiment, en tous cas au moins au début de la relation, mais qui n’ont absolument pas la même approche de la vie de couple. J’ai beaucoup aimé et j’irai certainement voir une deuxième fois ce film pour mieux en apprécier toutes les composantes.
Si tu penses bien s’intéresse à une violence difficile à montrer parce qu’elle ne commence ni par un coup ni par une menace. Géraldine Nakache observe la naissance progressive de l’emprise au sein d’un couple, depuis l’évidence amoureuse des premiers instants jusqu’au moment où l’un des deux partenaires ne sait plus très bien distinguer ses propres pensées de celles qu’on lui a imposées.
Lorsque Gil rencontre Jacques, tout semble simple. L’attirance est immédiate, la relation intense et l’avenir évident. Pourtant, quelque chose se déplace progressivement. Des remarques apparemment anodines deviennent des conseils, les conseils se transforment en règles et ce qui pouvait initialement passer pour de l’attention commence à ressembler à du contrôle.
Jacques possède surtout une phrase : « Si tu penses bien, il ne t’arrivera que du bien. » Derrière cette formule faussement rassurante se trouve l’un des mécanismes les plus inquiétants du récit. Si quelque chose de mauvais arrive à Gil, ce serait donc parce qu’elle n’aurait pas pensé correctement. La responsabilité se déplace insidieusement vers elle.
Le scénario signé Géraldine Nakache et David Lambert évite de faire de l’emprise un basculement soudain. Elle s’installe par petites touches. Un comportement corrigé, une décision remise en question, une relation extérieure fragilisée. Pris séparément, chacun de ces éléments pourrait sembler insignifiant. Leur accumulation dessine pourtant progressivement une prison dont Gil ne perçoit pas immédiatement les murs.
Monia Chokri trouve un rôle particulièrement fort. Gil ne devient jamais une figure passive réduite à sa condition de victime. Le film montre au contraire une femme intelligente et autonome dont les certitudes sont lentement fragilisées. L’interprétation repose beaucoup sur ces changements presque imperceptibles : une hésitation avant de répondre, un regard cherchant l’approbation de l’autre, une décision que l’on n’ose plus prendre seule.
Niels Schneider joue efficacement sur une ambiguïté essentielle. Jacques ne doit pas apparaître immédiatement comme une menace, sans quoi le mécanisme du film perdrait une grande partie de sa force. Son contrôle se dissimule derrière l’amour, la protection et une prétendue volonté d’aider Gil à devenir une meilleure version d’elle-même. C’est précisément cette confusion entre bienveillance et domination qui rend la relation inquiétante.
Clémentine Célarié apporte un regard extérieur indispensable. Car l’emprise fonctionne aussi par isolement : lorsque les repères personnels disparaissent progressivement, les proches peuvent devenir les derniers témoins capables de constater une transformation que la personne concernée ne parvient plus à identifier.
Géraldine Nakache privilégie une mise en scène intime et évite autant que possible les effets spectaculaires. Le malaise naît des conversations, des silences et de la répétition. Une phrase affectueuse peut soudainement prendre un autre sens. Un geste présenté comme protecteur devient intrusif. Le quotidien constitue ainsi le principal espace de tension.
Le film pose surtout une question essentielle : comment reconnaître une relation destructrice lorsque celle-ci continue de se présenter comme une histoire d’amour ? Si tu penses bien montre combien l’emprise repose sur cette contradiction. Jacques ne cherche pas seulement à contrôler les actions de Gil ; il modifie progressivement sa perception de ce qui est normal, acceptable ou même réel.
La démonstration se montre parfois plus explicite lorsqu’il s’agit de nommer certains mécanismes psychologiques. Mais cette volonté de rendre lisible l’installation du contrôle permet également au récit de ne jamais romantiser ce qu’il décrit.
Le chemin de Gil devient alors celui d’une reconquête. Sortir de l’emprise ne signifie pas uniquement quitter quelqu’un : il faut retrouver la capacité de faire confiance à son propre jugement, à ses émotions et à ses décisions.
Précis, inconfortable et porté par une remarquable Monia Chokri, Si tu penses bien décrit avec finesse la mécanique de l’emprise psychologique. Géraldine Nakache montre comment le contrôle peut se dissimuler derrière l’attention et comment une relation amoureuse peut progressivement devenir un espace où l’on ne s’appartient plus complètement. Niels Schneider entretient parfaitement l’ambiguïté nécessaire à ce récit où la violence réside d’abord dans les mots. Un film intime et nécessaire sur la difficulté de reconnaître l’emprise, mais surtout sur celle de retrouver sa propre voix.
Quel magnifique film ! Les acteurs sont juste parfait. Géraldine Nakache nous offre un film puissant et terriblement nécéssaire. Foncez au cinéma voir ce film et vous sortirez différent. "Si Tu Penses Bien il ne t'arrivera que du bien".
Un film délicat qui avance sur le fil entre l’intime et l’universel. Si tu penses bien séduit par sa sincérité et la justesse de ses émotions, malgré quelques maladresses qui l’empêchent de pleinement convaincre.
A Dubaï, Gil rencontre Jacques. Leur coup de foudre débouche sur un mariage précipité qui révèle vite une fracture profonde : Gil ne partage pas la foi dévorante de son mari. Jacques tente de la soumettre à sa vision du monde avec un mantra aux allures de menace.
Beaucoup de films ont traité ce sujet de l'emprise, et, tellement mieux que celui-ci! Jacques crie et Jacques retourne systématiquement la faute sur son épouse! Bref, le fonctionnement de Jacques manque cruellement de cette subtilité qui permet aux pervers narcissiques de brouiller les idées de leur victime qui ne comprend pas la nature de la relation qu'elles ont avec leur compagnon. Là, tout est très clair et ce, très rapidement, ce que la mère de Gil a vite compris. Donc, le film traîne sur les crises de Jacques et l'anéantissement de Gil sans vraiment, s'attacher à la psychologie des personnages! J'ai, de plus trouvé très ennuyeuse, la répétition des rituels religieux qui n'ont pas grand chose à voir avec l'histoire, si ce n' est qu'à combler la pauvreté du scénario ! Bref, un film dont on peut se passer.
Un film brillant à la fois puissant et délicat. Géraldine Nakache dirige ses acteurs, tous absolument formidables, avec beaucoup de délicatesse et une grande pudeur, malgré la dureté du sujet et des scènes. Le résultat, un film dur sur le fond mais sensible et intelligente sur la forme, et surtout profondément émouvant.
C’est la révolte qui nous gagne après avoir visionner ce film. Sous couvert d’emprise religieuse, c’est le pouvoir toxique du pervers narcissique qui est parfaitement décrit. Ce thriller psychologique est redoutable