Les acteurs principaux sont justes dans un film qui tourne en rond. La même scène de harcèlement est répétée à l’envie et rend le film à la limite du supportable. Déjà que le sujet, nécessaire à traiter, contient tant de poisons affreux. Le film est maladroit quant au traitement de la religion. À part la scène du rabbin, elle n’est incorporée ni comme exutoire ni comme levier d’oppression, juste un décor qui n’apporte rien au récit. Le sujet est effleuré sans être creusé et c’est dommage d’ailleurs, mais c’est un autre film. La mezuza protège la maison sans protéger les âmes… ok…
Pas terrible je trouve, beaucoup de "déjà vu", rien de bien convaincant puisque rien n'est approfondi... Où est la réelle vie de ce couple, on n'en voit que les aspects plutôt négatifs
Un nouvel opus sur la violence des pervers narcissiques dans le couple abritée cette fois derrière la pratique rigoureuse de la religion juive en l’occurrence. Monia Chokri est parfaite dans ce rôle de femme qui jusqu’à la limite du supportable se soumet aux diktats de son mari -Niels Schneider angoissant - par amour puis par appréhension puis par peur. Devenue prisonnière dans sa maison éloignée de tout, sans travail, surveillée par des caméras « au cas où un problème arriverait », coupée de ses amis, comment peut elle « penser bien pour faire venir le bien ? » comme le lui dit le rabbin dès le début du film ?
- [ ] Si tu penses bien … Géraldine nous plonge dans un sytème bien trop populaire à mon goût dans notre impuissance quand on croise des Jacques (de près ou de loin ) mais surtout de notre impuissance pour nos GIL , c’est un système si bien ficelé … les personnages secondaires nous renvoie à notre impuissance , on peut dire que le film est brillant , brillant de réussite tant le réel est si proche du film je ne sais pas si c’est possible de ne pas être touchée , mais j’ai reconnu des sensations et des émotions vécues , des câlins dans la salle après la projo et des yeux humides … puis une joie perso qu’ un public plus large va connaître monia qui comme geraldine devant ou derrière la caméra font parties des gens que j’adore ♥️ Géraldine s’attaque à un sujet sensible et difficile et ce n’est pas une tâche facile vraiment bravo et surtout MERCI !!!
Un vrai film coup de poing. Les deux acteurs principaux sont epatants de vérité. C'est un film qui fait ressortir les souvenirs corporels de l'emprise un jour subie. Pour cela, allez y en conscience de ce que vous allez voir. Merci pour ce premier film bouleversant Madame Nakache.
Quelle claque … On est totalement sur le pouls de Gill, on suffoque à mesure qu’elle se noie dans cette relation toxique, pour finir le souffle coupé. Les deux acteurs principaux sont d’une justesse glaçante. Mention spéciale pour la maman (Clémentine Célarié) qui, dans une émotion d’une infinie pudeur, finit par nous transpercer le cœur. A voir absolument. Bravo et MERCI Géraldine Nakache !
Subtil, puissant, sensible et profondément bouleversant. Un film dont on ressort . Beaucoup de choses continuent de résonner après la séance. À voir absolument !
Vu en avant premiere , beaucoup de tension et d’emotion , ce film traite avec beaucoup de realisme et de finesse le sujet difficile de la maltraitance psychologique et du controle exercé par une personne qu’on aime. Bravo pour avoir réussi à travers des scènes malheureusement très réalistes ,à transmettre toute la difficulté voir la detresse, et les émotions de la victime et de son entourage, alors que cette forme de violence est quasi invisible ..c’est criant de vérité ! Bravo à tous les acteurs , et mention speciale à Clementine Célarié pour la scène de lecture avec sa petite fille, extrêmement touchante quand elle bascule dans la triste réalité...
Une perte de repères. On ne sait plus si l’on est spectateur d’un film ou si l’on fait partie des proches de Gil, eux-mêmes spectateurs de sa descente aux enfers.
Un film qui ne laisse pas indemne. Un cinéma nécessaire.
Film poignant on a envie d'hurler en sortant du film. On voudrait l'aider lui crier de partir de se sauver. Ce qu il faudrait finalement faire dans la réalité lorsqu'une personne que l'on connaît vit sous emprise. Ce film a pour but d'éveiller les consciences.
Sur le fond, le film est en filiation directe avec "L'Amour et les Forêts" (2023), avec un sujet direct et principal commun celui d'un époux pervers narcissique, terme et sujet de société particulièrement la mode depuis quelques années. Le scénario égrène toutes caractéristiques et le processus d'un tel individu, tout ce qu'on connaît tant on en parle, et montrer et décrypter ici tel une fiche wikipedia. C'est à la fois nécessaire et trop didactique, comme si la réalisatrice-scénariste avait chercher à cocher toutes les cases du parfait pervers narcissique. Le choix de la construction narrative est un premier bon choix, surtout parce qu'il déconstruit le côté linéaire du processus. L'autre point essentiel (comparé au film de Donzelli) est la question de la religion, et si ici le couple est juif il est évident que ça renvoie à (presque) toutes les religions, et comment le père profite d'une foi qui reste très patriarcale pour imposer ses règles. Un drame conjugal qui se déroule sur six ans, six années de calvaires pour un film très bien construit, très bien pensé, mais qui manque un peu de chair et d'âme souffrant de la comparaison mais un film qui reste à conseiller. Site : Selenie