L'idée de donner une suite au premier film Golo et Ritchie, fort de son succès à près de 450 000 spectateurs, était planifiée de longue date. Dès les premières discussions, Ahmed Hamidi et Martin Fougerol avaient promis au duo de tourner non pas un, mais trois opus. Cette projection sur le long terme visait à instaurer une confiance solide pour leur permettre de se raconter pleinement à l'écran.
Avant d'être un documentaire, Golo et Ritchie est un duo comique de trentenaires suivis par 1,5 millions de personnes sur Snapchat, 650.000 sur Instagram ou encore 850.000 sur Tiktok, séduites par leurs vidéos filmées dans leur quartier de la Grande Borne à Grigny (Essonne).
Bénéficiant d'un budget plus conséquent que le premier volet, l'équipe a pu s'armer d'une deuxième caméra pour ce nouveau film. Cet apport technique a permis au co-réalisateur et directeur de la photographie Martin Fougerol de travailler beaucoup plus librement. En parvenant à anticiper les réactions du duo, la mise en scène s'éloigne de la course perpétuelle du premier opus pour offrir un rendu plus purement cinématographique.
Pour le décor de ces vacances, les réalisateurs ont délaissé les destinations huppées comme Saint-Tropez au profit de la Camargue, et plus précisément des Saintes-Maries-de-la-Mer. Lors des repérages, l'équipe a immédiatement vu un effet miroir entre ce "bout du monde sauvage et intrépide" et la cité de la Grande Borne dans l'Essonne dont sont issus les jeunes, favorisant ainsi des rapports humains bruts et sincères.
Déjà apparu brièvement dans une séquence du premier volet, John Café prend une place centrale dans cette suite au point de former un véritable trio avec Golo et Ritchie. Ami de Ritchie avec qui il partage le même handicap, sa présence a apporté une douceur et une poésie telles qu'il s'est imposé comme une évidence sur l'affiche officielle aux côtés du duo.
Le long-métrage accueille Marie Sara (créditée sous son nom civil Marie Bourseiller), grande figure de la tauromachie française. Élevée dans le XVIe arrondissement de Paris et issue d'un milieu théâtral, elle s'est immédiatement connectée avec le duo en jouant un véritable rôle de maman, allant jusqu'à leur ouvrir les portes de sa propre maison camarguaise dotée d'une piscine et d'une dizaine de chambres.
Les réalisateurs Ahmed Hamidi et Martin Fougerol ambitionnent déjà de clore leur projet de trilogie par un véritable voyage sur le continent africain. Ce troisième film permettrait de ramener Golo et Ritchie vers les pays d'origine de leurs parents, à savoir le Mali et l'Angola, d'autant que Ritchie passe une grande partie de ce deuxième opus à répéter la phrase : "ma femme est en Afrique".