Les Deniers du culte
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

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3,0
Publiée le 13 juin 2026
Le documentaire de Dominique Cazenave & Doug Headline nous replonge dans l’âge d’or du cinéma d’exploitation américain, du début des années 30 au milieu des 70’s. Ces films réalisés en marge des grands studios hollywoodiens, bien souvent sans talent et très souvent sans argent, destinés aux "double features" de la 42e Rue de New York et aux drive-in.

Le cinéma d’exploitation aura permis de mettre sous le feu des projecteurs un cinéma indépendant et parfois contestataire, soit tout l’inverse du cinéma bien-pensant d’Hollywood. Ici, les réalisateurs, scénaristes et producteurs pouvaient laisser libre-court à leur imagination (parfois débridée) pour accoucher de films bizarres et sensationnels.

Au sujet des "nudies" :
« Rien n'était plus ennuyeux : un camp de nudiste était aussi erorique qu'une chambre froide d’un abattoir de Chicago. »

Sexe, drogue, alcool, violence et nudité étaient les principaux ingrédients de ces films low-budget, réalisés en une poignée de jours, parfois sans l’ombre de professionnels. Pendant près de 40 ans, le cinéma d’exploitation n’a cessé de s’adapter à son public et aux différentes modes (la sexploitation (films érotiques ou sur les nudistes), films psychédéliques, d’action, de Sci-Fi, d’horreur, sur les bikers, les hippies ou encore sur le surf, …).

Pour accompagner les innombrables extraits de films, on y retrouve en tant que narrateur, John Landis (Les Blues Brothers - 1980) et divers professionnels tels que des producteurs dont David F. Friedman (She Freak - 1967), des acteurs dont Forrest J. Ackerman (Dracula contre Frankenstein - 1971), Charles Napier (SuperVixens - 1975) & Barbara Steele (Cinq femmes à abattre - 1974), ainsi que plusieurs réalisateurs tels que Larry Cohen (Le Monstre est vivant - 1974), Joe Dante (Gremlins - 1984), Jack Hill (The Big Bird Cage - 1972), Russ Meyer (Vixen - 1968) & William Lustig (Maniac - 1980).

Les commentaires sur cette époque révolue sont à la fois didactiques et amusants, on se régalera notamment des anecdotes de Charles Napier au sujet de Russ Meyer, grand amateur d’actrices à fortes corpulences (mammaires).

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