Petite Casbah
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Lilibrbt
Lilibrbt

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2026
C'est un chouette film. Je l'ai vu au cinéma Alice Guy à Bobigny, j'étais curieuse de voir comment le sujet allait être amené pour des enfants, et en fait c'est plutôt bien réussi : c'est doux sans être trop enfantin, c'est ensoleillé sans déformer le contexte historique et c'est bien rythmé sans que ça parte dans tous les sens...
L'animation est simple mais efficace, et liée à la musique, on se laisse volontiers emporter dans l'aventure.
Il y a eu un débat après la séance et c'était chouette de voir la curiosité des plus petits comme des grands.
Marie M.
Marie M.

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2026
J'ai découvert ce film en avant-première au cinéma Les Carmes à Orléans, je le conseille à toutes les familles qui aiment le cinéma ! Il traite d'un sujet rarement abordé avec une belle justesse et sans alourdir le propos, pour autant il relate bien les prémices de ce conflit peu montré au cinéma, surtout en animation. Je pense qu'il est à voir et à évoquer ensuite en famille pour ouvrir les échanges sur cette période méconnue.
Cinememories

607 abonnés 1 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2026
Adapté et remonté à partir de la série animée d’Alice Zeniter et Alice Carré, "Petite Casbah", en salles le 14 octobre, reste entre les mains d’Antoine Colomb, qui signe là son premier long-métrage. Entre jeu de piste et fable fraternelle, quatre enfants y sillonnent les rues et les toits d’Alger, où la guerre d’indépendance, déjà déclenchée, distille ses symptômes.

"Alger, juin 1955. La guerre gronde déjà dans les Aurès, mais la ville blanche fait encore la sieste au soleil. Khadidja, neuf ans et un caractère de « petit hérisson », quitte sa Kabylie pour rejoindre son grand frère Malek, vendeur de fruits au marché. Et dès le premier jour, une première injustice. Un policier bouscule une vieille dame, Malek s’interpose, une gifle part malgré lui, et la prison de Barberousse l’avale. Livrée à la rue, la fillette est recueillie par Lyes, gamin débrouillard qui cire les souliers au marché, puis par Philippe et Ahmed, qui viennent boxer et dessiner dans sa cabane perchée sur les toits de la Casbah. Une famille se recompose, faite d’enfants kabyle, chaoui et juif, entre Casbah et la communauté de Bab-el-Oued."

"Passées les premières minutes, le quotidien d’Alger, ses intérieurs, ses saveurs, ses voix et sa culture, glisse un peu trop en arrière-plan là où l’on aurait aimé s’y attarder, à l’image d’un match de boxe que tout un quartier écoute d’une même oreille à la radio. Le montage garde en revanche l’essentiel de l’enquête pour faire libérer Malek, menée comme un jeu de piste. Une lettre codée laissée par ce dernier, une mystérieuse « Oranaise » à retrouver, des indices semés dans le dédale des ruelles. L’investigation tient lieu de leçon, et le jeune spectateur reconstitue l’Histoire comme Khadidja déchiffre le message, pièce par pièce, sans jamais subir de cours magistral. Les enseignants y trouveront un support idéal, tant la documentation est minutieuse."

"Le parti pris historique et politique est net, sans verser dans l’orientalisme ni dans la carte postale nostalgique. Les autrices sèment également des clins d’œil pour les parents, une gifle qui rappelle les déboires d’Ali La Pointe, une Djamila qui évoque Bouhired, une militante du FLN, la voix de Reinette l’Oranaise et les poings d’Alphonse Halimi, icônes communes d’un monde partagé que la fin de la guerre dispersera. La police se résume presque à un uniforme et à une prison, mais aucun camp n’est diabolisé."

"Cette douleur est aussi la limite du film. Il y a trop peu de conflits radicaux et surtout des péripéties qui se dénouent à coups de franc-parler. Tenu en marge de la guerre, le récit manque d’un peu de tension pour s’inscrire durablement dans les mémoires. C’est le prix d’une fable accessible à partir de six ans, écrite comme un conte. Si ses faits sont inventés, son esprit reste cependant fidèle à ce qu’a traversé l’Algérie. Petite Casbah ne réécrit donc pas les vieux manuels, mais comble plutôt leurs silences. Une aventure d’enfants, pour les enfants, où l’on apprend qu’à plusieurs, venus de tous les horizons, on peut dépasser ses peurs pour accomplir ce qu’on estime juste. De toit en toit, c’est déjà une belle enjambée."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Nina Ros
Nina Ros

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2026
J'ai eu la chance de découvrir ce film en avant-première et je dois dire que ce fut un vrai plaisir.
Pourtant, le sujet n'est pas facile : nous sommes au début de la guerre d'Algérie, les événements comme on disait à l'époque, et cette année 1955 nous est raconté à hauteur d'enfants, ce qui ne veut pas dire que l'ensemble est niais, loin de là. Khadidja découvre Alger, elle a été envoyée là par sa famille, pour aller à l'école. Son frère Malek l'hébergera. Mais dès le premier jour, un incident survient sur le marché, et Malek est arrêté. Khadidja devra alors survivre et tenter d'aider son frère.
A hauteur d'enfant, parce que les violences ne sont pas montrées. Nous voyons des enfants, des bagarres à hauteur d'enfants, enfants qui, l'instituteur le dit, citant Jaurès, sont tous des humains. Nous ne voyons pas la guerre qui a déjà commencé, ailleurs, et qui se rapproche de plus en plus d'Alger la belle, sublimée par les dessins et les couleur. La guerre, nous pouvons la voir dans l'attitude des adultes, dans des regards, si parlants (je pense à René, le père de Guy), dans la manière dont la lutte clandestine est en marche.
Un très beau film à partager.
cine cine 72
cine cine 72

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2026
Découvert au festival de La Rochelle cet été, le film est très réussi. Il aborde à hauteur d’enfant une période de notre histoire. C’est vraiment un film qui va permettre d’ouvrir le dialogue avec les enfants et entre les générations. A découvrir absolument.
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